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Comme je vous disais il y a quelques mois, je projette de m'essayer au modelage à l'argile. Je repousse l'échéance mais je vas m'y mettre un de ces jours, promis !! En attendant j'ai fait un projet dont je ne sais même pas s'il est réalisable... va falloir que je demande au prof !! Voici le projet, qui est loin d'être définitif... 
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28-01-2010, 10:46:10 Patrick
crayon croquis dessin modelage projet croquis
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En rangeant (enfin) mon atelier, j'ai retrouvé quelques sculptures faites par ma fille, il y a bien 10 ans, c'est à dire qu'elle avait +/- 8 ans quand elle a fait ceci. Ce n'estpas parce que c'est ma fille mais, sincèrement, j'ai déjà vu bien plus laid dans certaines expos, alors que c'était créé par des artistes dits "confirmés". 
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15-01-2010, 07:45:09 Patrick
art modelage sculpture Sculpture - Modelage
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L'éternité, c'est très long, surtout vers la fin...
Woody Allen
Il y a des étoiles qui imitent le bruit des avions pour pouvoir se déplacer le plus discretement possible dans le ciel, la nuit... *****Vincent Collin **********
Toi qui pleurais des larmes de couleur,
Dont les mains étaient des œuvres
Dont les doigts se prolongeaient en pinceaux
Et dont la couche était une toile
Toi qui ne faisais qu’un avec ton rêve,
Dont la vie n’était que passion
Dont les yeux ne voyaient pas mais admiraient
Et pour qui vivre était créer.
Tu ne connaissais pas la misère
Car tu te peignais tout ce dont tu as avais besoin
Tu ne connaissais pas la folie
C’est simplement ton monde qui tournait plus vite.
Mais tu connaissais la beauté
C’est même toi qui l’as inventé
Tu connaissais l’amour
Car quand tu aimais, tu t’offrais.
Vincent, si de la haut, dans ce paradis de couleurs
Tu jettes un regard amusé sur notre monde
Et ses collectionneurs qui s’arrachent tes œuvres
A grands coups de milliards de dollars
Si ton regard se pose sur moi
En train de gribouiller quelque toile.
Fait tomber quelques poussières de ton talent
Et rend moi heureux en me l’insufflant.
A Arles où roule le Rhône
Dans l'atroce lumière de midi
Un homme de phosphore et de sang
Pousse une obsédante plainte
Comme une femme qui fait son enfant
Et le linge devient rouge
Et l'homme s'enfuit en hurlant
Pourchassé par le soleil
Un soleil d'un jaune strident
Au bordel tout près du Rhône
L'homme arrive comme un roi mage
Avec son absurde présent
Il a le regard bleu et doux
Le vrai regard lucide et fou
De ceux qui donnent tout à la vie
De ceux qui ne sont pas jaloux
Et montre à la pauvre enfant
Son oreille couchée dans le linge
Et elle pleure sans rien comprendre
Songeant à de tristes présages
L'affreux et tendre coquillage
Où les plaintes de l'amour mort
Et les voix inhumaines de l'art
Se mêlent aux murmures de la mer
Et vont mourir sur le carrelage
Dans la chambre où l'édredon rouge
D'un rouge soudain éclatant
Mélange ce rouge si rouge
Au sang bien plus rouge encore
De Vincent à demi mort
Et sage comme l'image même
De la misère et de l'amour
L'enfant nue toute seule sans âge
Regarde le pauvre Vincent
Foudroyé par son propre orage
Qui s'écroule sur le carreau
Couché dans son plus beau tableau
Et l'orage s'en va calmé indifférent
En roulant devant lui ses grands tonneaux de sang
L'éblouissant orage du génie de Vincent
Et Vincent reste là dormant rêvant râlant
Et le soleil au-dessus du bordel
Comme une orange folle dans un désert sans nom
Le soleil sur Arles
En hurlant tourne en rond.
Paroles, 1946
Jacques PREVERT
(1900-1977)
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