26.09.2006
Les Elfes Lumineuses et le Mage Noir (part IV)

Part 4
Aussitôt le Mage noir, bavant de satisfaction, attribua des tâches à toute ses nouvelles esclaves et pour ne pas qu’aucune ne trichent ou tout simplement pour s’y retrouver lui même, le mage ne trouva rien de mieux que de tracer une croix à la peinture sur le derrière lumineux des malheureuses..
Rouge pour celles qui devaient piler les condiments destinés aux filtres magiques, noir pour celles qui devaient entretenir le fourneau, jaune pour celles destinées au service domestique, blanche pour celles qui faisaient de la lumière, vert pour celles qui étaient chargée de tenir ouvert le grimoire du mage, hé oui, il ne se refusait plus rien… oranges pour celles qui étaient chargées d' …. éplucher les carottes pour Remulda, et ainsi de suite pour toutes les tâches imaginables.
Les Elfes étaient furieuses d’avoir leur derrière peint de la sorte mais surtout de s’être laissé berner par ce mage dont elles connaissaient pourtant que trop bien le vilains défauts. Mais comment faire pour s’échapper sans ailes ??
La porte était toujours solidement fermée, les vitres aux fenêtres bien épaisses et lors des rares sorties pour aller cueillir les plantes médicinales, les Elfes étaient gardés par Tonneau, armé d’un énorme filet à papillon.
De plus, ce vilain nabot, malgré ces jambes affreusement arquées, était capable de se déplacer à vive allure et chaque tentative d’évasion c’était soldée par un échec et ponctuée d’une punition. Pour unique repas, les épluchures des carottes de Remulda ou les restes de la poule au pot, mais pour ce, elles passaient après ce goinfre de Tonneau qui parfois, ne laissait même pas les os !
Mové le Mage était le plus heureux des mages. Il était puissant puisque à la tête d’une armée d’esclaves et ce sentais si fort et intelligent qu’il était sur que plus rien de fâcheux ne pourrait lui arriver.
En cette fin de journée, il se promenait dans la clairière des Elfes lumineuses. Il leva les yeux au ciel et jubilait car il n’aperçu qu’une dizaine de Elfes, qui d’ailleurs s’empressèrent d’aller se mettre à l’abri. C’était celles qui avaient échappé à son traquenard. A part ça, rien d’autre dans le ciel.
Rien d’autre… à part quelques corneilles !!! Et même pas mal de corneilles qui volaient autour du chêne millénaire et se posaient sur ses branches ou encore sur les branches des arbres en bordure de la clairière. Et toutes regardaient le Mage d’un œil mauvais.
Le lendemain, Mové se rémora l’attroupement de corneilles et après avoir distribué leurs tâches à toutes ses esclaves, reparti se promener vers la clairière des Elfes.
Le rassemblement de corneilles avait considérablement augmenté, doublé, voir triplé et le mage ne se sentait pas du tout à son aises avec ces centaines d’yeux noirs fixés sur lui.
Mové était intrigué et même inquiet et se promit d’aller compulser ses grimoires dés son retour, question de voir s’il y avait déjà eu des rassemblements de corneilles tel qu’aujourd’hui.
Il arriva de très mauvaise humeur à sa masure car une partie des corneilles l’avait suivi jusque chez lui et sa mauvaise humeur se répercuta sur ses petites souffre-douleur.
12:16 Écrit par Patrick dans conte pour enfants | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : litterature, conte pour enfants, syrius






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