27.09.2006

Les Elfes Lumineuses et le Mage Noir (part III)

chaudron

 

Part III

 

A l’heure que l’éclipse devait commencer selon les calculs du mage, il sorti son grimoire aux feuilles jaunies et craquelées et commença a réciter de fausses formules, tentant de faire croire qu’il ferait tomber la nuit définitivement. A peine eut il terminé ses fausses incantations que la planète sombre déviée de sa route, commençait a grignoter le soleil.

Les Elfes lumineuses qui doutaient autant de l’honnêteté du Mage Noir qu’elles ne craignaient le soleil, étaient restées à l’abri dans les anfractuosités de leur chêne, mais la pénombre envahissant la clairière, les plus hardies commençaient à s’aventurer à l’extérieur suivies bientôt des plus craintives, alors que le silence s’abattait sur la clairière.

Les animaux diurnes avaient regagnés leur tanière, leur nid ou leur couche tandis que les diurnes jugeaient ne pas avoir suffisamment dormi et ne sortaient pas des leurs.

Bientôt, le disque de la planète sombre recouvrait totalement le soleil et  la pénombre fut totale.

Les elfes commencèrent à tournoyer à l’aide de leurs petites ailes translucides et leurs cris de joie déchirèrent le silence impressionnant qui avait régné durant quelques minutes sur cette portion de forêt.

C’était un réel enchantement de voir tournoyer ces centaines d’elfes qui laissaient de longs traits lumineux derrière elles, elles riaient et chantaient comme de petites folles, ravies qu’elles étaient de désormais ne plus devoir craindre le soleil et de pouvoir sortir quand bon leur semblerait. Parfois, deux d’entres elles se percutaient en vol, provoquant une gerbe d’étincelles en même temps qu’un fou rire.

Tonneau, en gros bêta qu’il était, applaudissait ce spectacle des deux mains en riant bêtement, sous l’œil désapprobateur du Mage, tandis que Remulda, insensible à ce qu’il se passait autour d’elle réfléchissait au repas du lendemain.

Elle optât, une fois de plus pour de la poule au pot, quand Mové lui signifiât, d’un grand coup de coude dans les côtes, qu’il était temps de déboucher la carafe d’hydromel, qu’elle servit généreusement dans de grands gobelets fait avec les cupules des glands de chêne.

La fête battait son plein quand le disque de la planète sombre commençait a glisser de l’autre côté du soleil et que la clarté renaissait.  Le peuple des Elfes commençait a pousser des petits cris d’étonnement et de frayeur mais le Mage les calma temporairement en leur expliquant qu’il ne s’agissait qu’une petite erreur de calcul et replongeat le nez dans son grimoire faisant mine de chercher la solution.

Tout cela pour gagner quelques précieuse minutes.

Quand les elfes se rendirent compte de la supercherie, la panique et les effets de l’hydromel leur firent perdre tous leur moyens.  Elles voletèrent dans tous les sens, certaines se télescopaient en plein vol et peu purent retrouver leur abri.

Quant aux autres, le soleil, reconquérant son bien, vint leur caresser les ailes de ces rayons vifs et chauds.

Ces petites ailes si fines et si fragiles qui ne tardèrent pas à sécher et se recroqueviller comme de vieilles feuilles tombées d’un arbre en automne.

Les unes après les autres les petites Elfes perdirent de l’altitude et churent sur le sol recouvert de feuilles.

Il ne restait plus, à Mové le Mage et son vilain homme à tout faire, d’attraper les pauvres Demoiselles du Soir avec de grands filets à papillons et de les entasser, pêle-mêle,  dans de crasseux sacs de jute.

Remulda, la sorcière qui avait une araignée dans le plafond, courrait aussi dans tous les sens, mais elle tentait d’attraper de vrais papillons. Ce qui lui attira des mots peu gentils de la part du Mage qui, étant habitué à se faire servir, était tout rouge et en sueur à force de courir après les Elfes.

 

Enfin, toutes ces pauvres Elfes finirent dans un des sacs et furent transportés dans la masure du Mage où elles furent renversées, sans ménagement, sur le sol.

 

..... à suivre....

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