10.11.2006

Macadam

 

Ruban de granuleux et sombre macadam

Trace la colline, sans esprit et sans âme       

Sur les cœurs se dévide et se déroule            

Étend ses tentacules pour happer la foule    

Il transforme en glauque poussière

La campagne luxuriante de naguère

Et le bel habit de brume alchimique

A laissé la place aux nuages toxiques

       

La voûte céleste autrefois illuminée

Et de millions d’étoiles parsemée

Etait bien longtemps avant ce désastre

Décorées par de magnifiques astres

Une nuit d’été, étendu dans l’herbe fraîche

Après une journée chaude et sèche       

Il ne pleuvait que des étoiles filantes

Accompagnées de comètes flamboyantes

 

Champs fleuris et prés verts

Ne sont à présent plus que chimère

Tous ces regards lancés vers l’espoir

S’égarent dans le marasme et le brouillard

Tous les chimistes fantasques

N’ont plus qu’à tomber les masques

Et dans ce bas monde moribond

Se dépêtrer dans leur foutue pollution

 

13:59 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius

Commentaires

la magie des mots tres beau texte, qui denonce une realite...
les phrases sont superbement imagee...

Écrit par : pat | 11.11.2006

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Triste réalité décrite dans ce magnifique texte.

Bisous, Syrius

Écrit par : Eliane | 11.11.2006

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aujourd'hui... ça marche! je peux venir te voir...
tu trouves toujours les mots qu'il faut belle étoile.. et en te lisant, les images défilent en même temps...
bisous..

Écrit par : pierre de lune | 12.11.2006

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