15.02.2007
Le bûcheron amateur - Part VI
Sixième partie.
Le mardi suivant, Isabelle, la petite amie d’Henri, toujours furieuse de s’être fait posé un lapin mais néanmoins inquiète de ne pas avoir reçu de mot d’excuse et ne pouvant contacter que la messagerie d’Henry, se décida à appeler un collègue de bureau de Henri, qu'elle avait rencontré en sa compagnie.
Quand celui ci lui répondit que lui, ainsi que son employeur, étaient sans nouvelles de Henri et qu’il n’avait ni appelé, ni envoyé de certificat médical, Isabelle était certaine qu’il était arrivé quelque chose de grave.
Morte d’inquiétude, elle se rendit aussitôt au bureau de police du village où habite Henri et expliqua la situation au seul policier présent.
Devant la mine grave d’Isabelle, l’agent ne prit pas l’affaire à la légère et se rendit aussitôt au domicile d’Henri.
Après avoir sonné à la porte, sans réponse, il procéda à une rapide enquête chez les voisins et appris rapidement que Henri était parti dimanche vers huit heures à bord de sa petit voiture 4x4, celle qu’il n’utilisait que pour aller au bois.
Dés qu’il apprit cela, l’inquiétude creusa le visage du policier. Bien qu’ils étaient rarement fatals, les accidents dans les bois étaient assez fréquents, surtout chez les bûcherons amateurs.
Aussitôt il prit contact par radio avec les gardes forestiers. Un d’eux se rendit à la maison communale où il alla consulter les registres où étaient consignés les lots de bois et les noms des acheteurs tandis que les autres se dispersèrent en foret.
Bientôt le premier garde forestier transmit aux autres où se trouvait la parcelle de Henri et à peine un quart d’heure plus tard, le petit 4 x 4 fut repéré au bord d’un chemin encaissé.
Le premier garde arrivé sur les lieux attendit les autres gardes forestiers avant d’entamer les recherches, sous prétextes qu’il était plus sur de chercher à plusieurs personnes, mais la vraie raison était qu’il avait peur de ce qu’il allait trouver.
Ils ne mirent que quelques minutes à trouver Henri, sa tronçonneuse rouge étant visible du chemin.
Il était agenouillé dans une position grotesque, la main toujours coincée dans l’arbre. Avec ses pieds chaussés de grosses bottines à bouts d’acier, sa main droite était d’ailleurs la seule partie de son corps qui était encore intacte.
Le visage avait été déchiqueté, de la main gauche ne subsistait qu’un moignon et le reste du corps était partiellement dévoré par le sanglier qui l’avait tué et ses congénères, par les renards et sans doute par une multitude de rongeurs de toutes races.
Des lambeaux de tissus ensanglantés jonchaient le sol et même le sac d’Henri avait été dévasté et poussé bien plus loin, sans doute par un sanglier venu renifler les restes de nourriture.
Quant a son téléphone portable, qui était tombé du sac, il avait été piétiné par on ne sait quelle bestiole et il traînait au milieu d’une boue mêlée à des excréments de ces sales bestioles.
11:00 Écrit par Patrick dans littérature | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : nouvelle, litterature






Commentaires
Écrit par : Muse | 15.02.2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : laeti | 15.02.2007
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