18.04.2006

 La femme et l'enfant.

illustration prélevée sur http://llr-creation-graphique.skynetblogs.be

 

La femme et l'enfant..... dédié à Fanidole et dolette..

 

Femme, petite, belle, fragile et  meurtrie.

Bafouée, blessée, assommée, anéantie.

Attaquée dans ce que tu as de plus cher

Torturée dans la chaire de ta chaire

Les tristes sires, désinvoltes, ont fait volte-face

Te laissant malheureuse, l’âme vide et lasse         

Tous ces chevaliers noirs ont lâchement foulé aux pieds

Ce grand mot qu’ils se faisaient fort de clamer, l’amitié

Te laissant dans le brouillard de la solitude

Errer les yeux triste en proie a toutes les turpitudes

Mille et mille fois, épuisée, tu as pensé en finir

Te retirer dans un endroit sombre pour t’éteindre, mourir,

Car plus que la solitude et la trahison        

Tu redoutais l’intolérance, l’incompréhension

Les sourires de biais ou les regards détournés

Les haussements d’épaules, les mots chuchotés.

Tu as cru être la cause des maux de ton enfant

Te jugeant,  pensant ne pas mériter d’être maman

Ce sont la médiocrité et l’égoïsme qui t’ont jugés

Te condamnant à une peine nullement méritée

Mais tu t’es relevée, faisant face vaille que vaille

Te faisant bouclier pour protéger le fruit de tes entrailles

La préserver du mépris ces noirs apôtres

Cette enfant pas tout a fait « comme les autres »

Chaque journée est maintenant chère en efforts

Mais si peu de choses dans les yeux d’un enfant qui t’adore

Et plus aucun mot, geste ou regard ne réduira à néant. 

Ton amour pour ton enfant, le trésor d’être maman.

12:26 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius

15.04.2006

 Dame La Mort

Il me plait d’imaginer que, quand seront venus mes derniers instants sur terre, sur cette terre, ce soir, demain ou dans cinquante ans si le temps me prêtes vie et que Dame La Mort décidera que le moment est là, je la reconnaîtrais au premier regard.

 

Il me plait de croire qu’à l’instant où mon âme prendra son envol pour ne plus revenir dans cette enveloppe désormais inutile, que j’abandonne tel une coquille vide, que ce moment grandiose ne sera pas terni par la terreur de t’apercevoir, Dame La Mort tel qu’on te dépeints si déplorablement.

 

Il me plait d’espérer que tu tronqueras ta faux mal effilée contre un sourire rassurant, ta capuche hideuse contre une jolie chevelure ondulante, tes orbites vides et terrifiants contre des jolis yeux noisettes et tes hayons contre une jolie robe aux milles couleurs.

 

J’ose rêver, Dame La Mort, que tu me tendras la main en me disant simplement  « viens, je te montres le chemin » et qu’ensemble nous gravirons la dernière colline, puis nous emprunterons le chemin qui conduit à la lumière, cette lumière si chaleureuse qui mène à l’autre côté, l’autre monde… l’au delà.

 

J’ose me réjouir que, arrivés à la limite de tout ce que j’ai connu jusqu’à cet instant, toi, Dame La Mort, plongera ton regard dans le mien, m’ôtant instantanément mes toutes dernières craintes,  que tu déposera un baiser sur ma joue à la peau flétrie et me dira en pointant le passage du doigt «  tu as été, va maintenant, ton nouveau je serais t’attend »

 

J’ose croire que, en me retournant une dernière fois avant de pénétrer dans la lumière sucrée et douce et en voyant Dame La Mort me faire un dernier léger signe de la main en souriant, que j’aurais la certitude que ce passage sur Terre, n’était qu’une étape dans l’existence de l’humain.

J’aime même m’interroger sur ce passage sur terre, ne serait il pas une punition pour une faute commise avant…ailleurs… Faute bien légère certainement car la punition est, somme toute, plutôt plaisante finalement…

Je demanderais à Dame La Mort … à ce moment là.

14:01 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius

10.04.2006

Mort.

 

 
Mort, oh Mort

Toi la mort, la vicieuse, la salope

Toi la pute, la garce, l’immorale.

Toi la libératrice, la grande puissante

Toi la seule dominatrice

Toi qui ne parle  jamais et qui a toujours le dernier mot

Viendras tu bientôt me délivrer

Viendras tu me bercer dans tes bras putréfiés

Feras tu bientôt siffler ta faux par dessus ma tête  pour couper ce fil mince qui me relie à la vie, au monde, à la joie, à la beauté, à l’amour, au plaisir de peindre ou à celui de lire un poème ?

Comment penses-tu me voler mon bien, celui qui m’a été offert, le seul que je n’ai jamais du rembourser ? Enfin, pas encore..

Me prendras tu la vie, doucement, imperceptiblement dans mon sommeil rien qu’en soufflant un peu de ton haleine fétide ?  M’étoufferas tu dans un fou-rire au milieu d’un fête mémorable ?

M’éteindras tu dans les bras d’une belle, me faisant passer de la petite mort à l’autre, l’éternelle ?

Ou seras-tu plus sournoise ? Me feras tu passer de vie à trépas en te moquant de moi ? 

Me tuant d’une façon ridicule de telle manière que les gens poufferont de rire en passant sur ma tombe au lieu de la fleurire ?

Peut être seras tu plus sadique encore, et tu me donneras ton baiser de putain afin de me faire crever lentement, me faire bouffer longuement par un de tes sales crabes.

Mais je te préviens, La Mort, tu n‘es pas prêtes a me regarder de tes yeux vides ni de me prendre dans tes bras osseux, je te combattrais, je te repousserais, je te vaincrais.

Mais pourquoi ai-je aussi froid ? Pourquoi le ciel est-il si sombre tout à coup ?  

La Mort, je plaisantais, je faisais le fier à bras… laisse moi du temps encore, je n’ai pas tout vu, je n’ai pas tout entendu… je n’ai pas vu toutes les fleurs, pas senti toutes les fragrances.

Je n’ai pas navigué sur toutes les mers, pas entendu toutes les prières..

Laisse moi du temps, La Mort, et ce jour là, le dernier, je te rendrais ton baiser.

 

16:47 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius

08.04.2006

 Cette chanson.

 

Chanson d’époque qui passe à la radio, de cette époque, l’autre, la nôtre et qui d’un coup me projette des années, tant d’années en arrière, dans mes souvenirs.. les bons car les mauvais sont oubliés, effacés…  enfin, pas tout à fait, mais on fait comme tout comme.. comme s’il n’y en avait jamais eu, ou alors des pas si mauvais que ça..  

Des visages me passent devant les yeux, sourire, rire, des jeux, des escapades, des flirts, des baisers volés, des baisers donnés. Des frôlements de hanches, des sourires gênés, des soupirs, des bouts de doigts qui se touchent, comme si ce n’était pas exprès…

Des regards furtifs vers ses chemisiers gonflés sur les petits seins naissants des petites amies qui rougissent mais qui, néanmoins, sont ravies et fières de l’intérêt suscité. Des regards ravis vers des jupes légèrement soulevées par le vent.

Les blagues épaisses entre jeunes copains et les vantardises sur les performances, pourtant ignorées car jamais essayées.

Les premiers émois, une mèche de cheveux qui vous caresse la joue, des rencontres « par hasard » après avoir attendu des heures qu’elle sorte de chez elle ou avoir fait un sprint autour du bloc de maisons pour la rencontrer, le premier « vrai » baiser, celui comme au ciné..

 

Et puis toutes ces bêtises, la première cigarette qui nous a valu ce gros mal de cœur, la première bouteille d’apéritif achetée par un « grand » et qui n’a pas tardé à refaire le voyage de l’estomac mais dans l’autre sens…  Et toutes ces belles grosses prunes maraudées chez la grosse Marthe et qui nous a occasionné des passages prolongés au petit coin !!

Et toutes les autres bêtises, les chutes à vélo, les bagarres a coup de pétard à mèche, les capots de vieilles voitures transformés en traîneaux, les grenouilles dans les boites à lettres…

 

Allons, la chanson est terminée, je prétexte une poussière pour écraser cette bête larme au coin de l’œil…

Les chansons qui sortent maintenant me donneront elles autant de sensations et de frissons quand je les réentendrais dans vingt ou trente ans ??  Certaines, oui, peut être, sans doute, pourquoi pas ? Nous verrons…

13:59 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius

06.04.2006

 

Là où le ciel rejoint la mer

Là où le soleil brûle le désert

Là où la pluie fertilise le pré

Là où le sable laisse place à l’oasis

La ou l’arbre découpe les cieux

Là où le fleuve s’accouple à l’océan

Là où l’abeille visite la fleur

Là où la pensée titille l’esprit

Là où le vent balaye les blés

Là où le feu épouse l’eau

Là où la terre fait germer la semence

Là où le sucré s’impose au salé

Là où le baiser caresse les lèvres

Là où la vague flirte avec l’écume

Là où les mains rejoignent les mains

Là où les yeux se plongent dans les yeux

C’est là que tu as vu le jour

10:56 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius

03.04.2006

J'ai connu l'amour

 

J’ai connu l’amour, l‘amour pur, l’amour dur.

L’amour, le grand amour, celui qui rend aveugle et sourd

J’ai connu l’amour, celui qui rend heureux, celui qui rend mielleux

L’amour qui fait sourire, celui qui fait frémir

J’ai connu l’amour, celui qui rend le ciel bleu, qui empêche de devenir vieux

L’amour qui faire voir la vie en rose, qui fait clamer sa prose

J’ai connu l’amour, celui qui les yeux fait briller, qui la vie fait aimer

L’amour qui a tout effacé, celui qui fait tout oublier.

J’ai connu l’amour, celui qui rend mou, celui qui rend fou.

L’amour qui fait chanter la vie, celui qui réduit le cœur en charpie

J’ai connu l’amour, celui qui rend mou, celui qui rend fou.

L’amour qui a tout effacé, celui qui fait tout oublier.

J’ai connu l’amour, celui qui rend jaloux, celui qui remplace tout.

L’amour qui fait aimer, celui qui fait pleurer.

J’ai connu l’amour, celui qui tuer, celui qui en votre cœur rue

L’amour qui fait détester, celui pour qui on tuerait.

J’ai connu l’amour, celui qui rend aigris, à cause duquel tout est fini

L’amour qui rend méfiant, celui qui rend méchant.

J’ai connu l’amour, celui qui emprisonne, celui qui ne connaît personne

L’amour qui à une odeur pestilentiel, celui qui laisse un goût de fiel

J’ai connu l’amour qui vous délaisse, celui qui vous abaisse

L’amour qui fait souffrir, celui qui fait mourir

J’ai connu l’amour.. mais l’amour ne m’a pas reconnu… 

12:04 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : poesie, art, syrius

01.04.2006

Ecrire

 

 

 

Narrer une émouvante aventure de passage

Pour le plaisir de remplir quelques pages  

Ecrire une belle et triste histoire

Sur l’amour, la mort ou l’espoir

Conter un baiser sous un clair de lune

Ou un horrible meurtre dans la brume

Faire trembler, rêver ou faire frémir

Ce qui m’importe est le plaisir d’écrire

Sur la feuille, sentir glisser ma plume

Et sentir s’évanouir l’amertume

La faire virevolter sur le papier 

La joie et  le bonheur de calligraphier

Tracer de majestueuses majuscules

Des accents, trémas ou des virgules

Puis cette délicieuse idée de partage

Avec des milliers d’inconnus de tout âge.

Ses mots qui me fleurissent à l’esprit

Les façonner puis raconter à tout prix

Partager cette multitude d’émotions          

Espérer qu’elles seront lues avec passion.

Croire qu’elles parcourront le monde 

Qu’elles seront contées à la ronde

Puis étourdies par cette tâche ardue.

De par tellement d’yeux avoir été lues.

Me reviendrons chargés des pensées

Un peu par chaque lecteur habité

Alors, épanoui, m’imaginant parmi eux

Je crois que je suis heureux.

14:12 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius

30.03.2006

Sous les nuages... les regards

Ecrit par Bluewind...

L' on se cherche , l' on se découvre dans la vie...
Ohhh pas trop vite , au pas le pas d' échanges ...
Tel un regard, un écrit comme ici, un sourire au pas de l' heure.

Parfois, ceux-ci mènent vers les ondes d' une voix inconnue jusqu' ici.
Les lignes sont réécrites différemment ...dans le timbre de la voix .
Les mots sont moisson.
Les sourires se parlent dans le silence...densité, présence !

La deuxième rencontre de la première se fait .
Mélange des rires... "tiens un petit quelque chose se vit !"
Étonnement.
Une entente ...
nous ne sommes ni l' un et l' autre dans la connaissance de l' autre
Et pourtant.. "côte à côté" nous parcourons le même livre !

Les combinés se posent, les appels se font,
non pas dans l' attente mais dans le plaisir de " l' allo"
auquel vers un être nouveau dans votre parcours
vous répondez : B o n j o u r .

Le quotidien se goûte ,
se savoure au plaisir de se découvrir au fur et à mesure.
Et un jour de pointillisme , une place de "bric et de broc " de votre ville ou village
est le tableau de votre troisième pas vers l'autre.

La rencontre ...............................

12:16 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature

27.03.2006

*****joli mot******

Joli mot de la part d'une connaissance...

 

11:19 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius

25.03.2006

Le funambule

 

Trouver un gué pour traverser ce torrent de la vie.

Poser les pieds prudemment

Ne pas buter sur les pierres au fond,

Ne pas glisser sur celles couvertes de mousse

Eviter les branches mortes, les troncs.

Résister au courant fort, si fort

Qui voudrait m’emporter là-bas, loin.

Ne pas se laisser étourdir par l’eau qui passe

Lève les yeux, fixe droit devant, fixe l’avenir

Regarde ses arbres qui croissent à vue d’oeil

Simplement mettre un pas devant l’autre

Laisser tremper le bout des doigts dans l’eau

Pensant que ce fleuve n’est qu’un immense balancier

dans les mains d’un funambule égaré

 

Ne pas perdre pieds !

Ne pas perdre pieds !

 

Regarder là, devant, l’autre rive

Qui s’éloigne au fur et à mesure que mes pas avancent

Ne pas se retourner vers celle d’où je viens

Où est la rive d’où je viens ?

Lutter contre la lassitude, le découragement

Résister à la tentation de se laisser emporter

Aller au delà de ses forces

Puiser dans ses réserves, aiguiser son courage.

Trop fort, le courant est trop fort.

 

Je perds pieds !

Je perds pieds !

 

Non ! Ne pas fléchir les jambes.

Ne pas abandonner, rendre les armes.

Mais déjà me voilà emporté,

Petite brindille ridicule qui tentait de lutter

Que c’est bon de se laisser faire            par les flots

Fermer les yeux, perdre toute notion

Je ne suis plus qu’une goutte d’eau dans le fleuve

Emporté vers ailleurs, vers nulle part

Ne plus être maître de son destin

Le laisser se jouer de moi

Me déposer sur une jolie plage

Ou emporter vers l’océan

Et m’engloutir à tout jamais… 

12:04 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius

24.03.2006

 Joie de vivre.

La joie de vivre  selon Matisse..
 

Couleur d’odeur, poussière de fleur.

Sortir de la douce torpeur         

Arpenter les champs    

Fredonner les chants

Grain de candeur         

Dans les rouages du cœur

Un geste de sourire

Un sourire pour ravir.

Fait sortir le désir de son cours

Faire déborder les yeux d’amour

Prononcer des paroles frivoles

Esquisser quelques pas d’une farandole

Puis partir dans un fou rire

Jouer, se frôler et en frémir

Tous les sentiments s’entre mêlent

La vie n’est elle pas belle ?

14:13 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius

21.03.2006

Orage

.

Ta pluie trouble la lisière de cette chaude journée d’été.

Je t’observe, à l’abri, sous le porche

Me balançant, langoureusement, sur ma chaise à bascule.

Joyeusement mélancoliques,

tes averses balayent la terre, par vagues

Parfois sous l’effet d’une bourrasque

quelques gouttes viennent m’effleurer le visage

Telle une caresse envoyée par un dieu.

Mon cœur se gonfle de bonheur car

tu gorges d’eau la terre aride et craquelée.

Et demain, déjà demain le miracle se reproduira.

Cette terre maigre, croûtée et si avare de beauté

Se crevassera et laissera crépiter la couleur

Comme si des milliers d’enfants jouent à souffler des bulles de savon

Et chaque bulle en explosant donne naissance à une fleur

Les éclairs zèbres le ciel de toutes parts.

Formant les branches d’un arbre imaginaire, fabuleux.

Si lumineux dans ce ciel assombris de jaune et de gris.

Si clairs qu’ils forcent, même à contrecœur, a fermer les yeux.

et déjà disparus lorsqu’on les rouvre, une instant plus tard.

Le tonnerre roule comme une charge de cavalerie.

Inconsciemment je rentre la tête dans les épaules

Et serre fort mes accoudoirs, pour mieux sentir vibrer ma terre.

La foudre s’acharne une fois de plus sur ce vieux saule.

Maintes et maintes fois enflammé et pourfendu.

Mais qui jamais ne s’est avoué vaincu

Il reste debout, tordu mais fier malgré cette nouvelle torture

Tandis que l’orage s’éloigne déjà à l’horizon.

Laissant se coucher un soleil rouge

Drapé dans les brumes d’un ciel pourpre

Tel un empereur romain qui reconquière son empire.

Je baisse mon chapeau sur mon visage.

Je ferme les yeux.

Je suis bien.

14:38 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius

15.03.2006

Fleur de sang......

Fleur de sang, fleur blessée
Piétinée de pas avoir été aimée
Tu attendais jusqu'à en être fanée
Cet homme aveugle de vanité
Fleur de sang, fleur épuisée
De tant d'année avoir attendu
Et tellement ravagée
Que de ton amour ne fut perçu
Fleur de sang, fleur apaisée
De cette épreuve avoir surmonté
De ne pas avoir fait pitié
De ta détresse ne l'avoir abreuvé
Fleur de sang, fleur ressuscitée
Qui la tête haute a su garder
Qui jamais ne fera pitié
Qui jamais ne sera humiliée
Fleur de sang, fleur de courage
Malgré avoir été trahie
Malgré avoir été aigrie
Tu as su gommer les moments
Fleur de sang, fleur de coeur
Te revoilà plus elle que jamais
Tu ne seras plus j’ai été
Tu seras fleur de sang, fleur d’amour

13:42 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius

03.03.2006

Triste rose

 

Rose, rose, toi qui es d’une beauté majestueuse, cesse de te lamenter si amèrement sur ton sort.

Tu es cueillie au cœur de ta beauté et nous toutes, autres fleurs de ce bouquet, faisons mine de figurants auprès de toi.

Rose, rose,  toi qui es une reine de senteur, cesse de pleurer à chaudes larmes sur ton sort.

Tu es cueillie  au plus fort de ta fragrance et nous toutes, autres fleurs de ce bouquet, avons bien pauvre mine auprès de toi.

Rose, rose, toi qui peux choisir ta couleur sur la palette de la création, cesse de t’apitoyer  sur ton sort.

Tu es cueillie au plus flamboyant de ton rouge et nous toutes, autres fleurs de ce bouquet, semblons être de gris coloré auprès de toi.

Rose, rose, toi qui est plus fraîche que la rosée du matin, cesse de te plaindre sur ton teint.

Tu es cueillie à la fleur de ta jeunesse et nous toutes, autres fleurs de ce bouquet, semblons avoir déjà vécu toute une vie, auprès de toi.

Rose, rose, toi qui est si belle, qui exulte un tel parfum, qui a cette couleur si éclatante et qui est si fraîche, pourquoi ne pleures tu donc pas sur tes vilaines épines ?

Tu es blessante comme une épée et cinglante comme la parole et nous toutes, autres fleurs de ce bouquet, semblons êtres des agneaux auprès de toi.

Rose, rose… tu ne réponds plus ? Tu ne supportes donc pas la critique ? Ta beauté te permet tout, crois tu ?

Et toutes ses jérémiades ? Seulement pour te faire plaindre et récolter des compliments et des louanges ?

Mais dans la vie, à quoi bon être la plus fraîche, la plus belle, la plus haute en couleur, la plus odorante … si tu es intouchable ?

Ne t’étonne donc pas si tu es laissée dans ton vase, admirée mais évitée, si on te regarde de loin comme une chose tellement belle mais inaccessible.

Mais rose, rose, tu pleures ?? Tu verses des larmes réelles ?

Tes larmes vont masquer ta beauté, elles vont estomper ta couleur, brouiller ton teint, fatiguer ta fraîcheur, altérer ton parfum !

Mais, rose, veux-tu que je te dise ? Tu en es d’autant plus belle dans ce bouquet, car tu montres ta vraie beauté.. la beauté de ton cœur… 

 

13:31 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius

25.02.2006

L'âme grise.

 

 

Ame triste et grise            

Comme les eaux de la Tamise

Erre sans but dans ce brouillard     

Qui cache avec peine ton teint blafard

Par quelle misère as tu perdu l’esprit

Quel châtiment t’interdit l’espoir, même petit

  

D’où dérive cette âme en  peine

Triste et sale comme les eaux de la Seine

Quel crime a-t-elle donc commis

Pour être si amèrement puni 

Quelle frère ou père a t elle tué 

Quelle atroce faute doit elle expier 

 

Quel chemin doit prendre une âme sans regard

Aveugle et glauque comme les eaux de la Loire

Que faire pour échapper à ces démons         

Qui la poursuivent sans cesse de leurs sermons.      

Combien devrat elle parcourir de chemin    

User et rompre de bâtons de pèlerins

 

Que pensais tu en montant ce matin à l’échafaud

Avec ton regard fuyant comme les eaux de l’Escaut

Que ce ne seraient que quelques secondes pénibles 

Que déjà, tu t’étais racheté, en récitant la bible 

Et que sans autre forme de punition

De tes tristes péchés tu auras le pardon

 

Mais de ta vie de semeur de misère et de guerre      

Courte et vicieuse comme les eaux de l’Yser

Tu ne seras jamais pardonné et guéri

Tu ne soupçonneras jamais le goût du paradis

Ta seule fuite au plus fort du désespoir

Sera de te fondre dans le gris des trottoirs.

13:43 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : litterature, syrius, poesie

21.02.2006

L'hiver, la vie...

 

 
 

L'hiver touche à sa fin...je marche...

Les grosses gelées sont terminées mais il ne fait guère meilleur....je marche...

La neige a laissé la place à la pluie, tantôt fine, tantôt averse...je marche...

L'humidité et le brouillard ont remplacés le froid sec....je marche...

Les semaines se succèdent mais le froid et la pluie persiste...je marche...

je marche....je marche...

Je traverse les plaines, les vallées, les prés, les bois, les champs, les forets...je marche...

J'escalade des murs, je passe des barrières, contourne des clôtures...je marche...

Je m'écorche aux barbelés, je me griffe aux ronces, je me coupe aux tessons de bouteilles qui surplombent les murs...je marche...

Je traverse des ruisseaux, mes pieds sont lestés de boues, mes vêtements sont trempés et souillés...je marche...

Je me nourris de chapardages, de cueillette, de maraudages, de vols de poules, de pillages de troncs...je marche...

On me jette des pierres, me coure après avec des fourches, me tire à la chevrotine...je marche...

L'été succède au printemps, toujours la pluie, toujours le froid...je marche...

Les orages succèdent aux giboulées, les pluies ne cessent pas, le froid persiste...je marche...

Et puis un jour, au beau milieu d'une foret ...une clairière...et au milieu de cette clairière...un grand rayon de soleil qui perce le feuillage épais des chênes...je m'arrête...

Je me sèche au soleil, ses rayons nourrissent ma peau, je n'ai plus froid...

Je bâtis une cabane, je me lave au ruisseau, je ne suis plus sale...

Je fais pousser des légumes, j'élève moi même mes poules, je chasse et je pêche, je fais la cueillette... je n'ai plus faim.

Des fleurs poussent, tout autour les oiseaux chantent...je n'ai plus envie de marcher...

Puis un jour, des nuages plus gros sont arrivés, des nuages noirs comme la misère, triste comme la vie,

Ils ont bouchés le ciel, ils ont caché le rayon de soleil, fais faner les fleurs.

Des trombes d’eaux ce sont abattues sur moi, des jours et des jours.

Elles ont fait pourrir les fruits, crever les légumes, fait taire les oiseaux, noyer les poules

Le vent a arraché ma cabane...

il me faut reprendre la route...

Ma compagne est partie...

 

10:21 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius

18.02.2006

L'amitié

 
 

Clin d’œil d’un ami, les jours gris

De mon âme chasse l’ennui

L’amitié

Rempart à la morosité              

Chasse le mesquin       

Un sourire, sourire en coin       

Tu t’es levé du pied gauche      

Mettre un pied de travers

Picasso serait-il ton père ?

Copain moqueur          

Me met l’esprit ailleurs.

 

Juste se tenir par la main         

Faire ensemble un bout de chemin        

Un bout de route sous la pluie   

Confidences à une amie

Promenade, bras dessus, bras dessous

Se prendre par le cou  

Se donner l’accolade    

Une pinte de bon temps entre camarade

Une épaule solide pour soutenir            

Le petit farceur pour faire rire   

L’amie curieuse pour les cancans         

Savoir qui courtise qui à présent.

           

Un ami, sans faire de promesses          

En un geste effraie la tristesse

Une amie, qui d’une larme        

De toute agressivité te désarme

Ami en détresse qui crie au secours

Qui se croit abandonné de l’amour

Cet être cher qui me sonne

Appel au secours en moi résonne

Me fait voler à la rescousse      

De cet autre moi dans le blues

Plaie de coeur ou plaie d’argent

Là n’est le plus important

Ce qui compte dans l’amitié      

Est de savoir sur qui compter

Et puis savoir se laisser, se quitter

Sans geindre, sans grimacer

Car, en amitié, point d’abandon

Jamais d’adieux pour de bon    

On se quitte en souriant

Car être amis, c’est pour tout le temps.

 

15:51 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius

11.02.2006

Dis lui.

 
 

 

Murmure combien sans elle tu es fragile

Laisse le vent emporter ta plainte.

Il l’a soufflera au-delà des montagnes, la fera siffler entre les arbres dans la forêt, fera se coucher les blés murs, jouera entre les herbes folles des steppes, poussera les voiliers sur les mers, soufflera sur les déserts, rendra folles les ailes des moulins, tournera encore et encore autour de la planète bleue.

Puis, un jour,  trouvera ta belle, fera voleter ses cheveux et lui soufflera ton secret.

 

Crie combien sans elle tu es perdu.

Laisse la pluie emporter ton cri.

Elle l’emportera par les ruisseaux, par les rivières et par les fleuves, l’emmènera entre deux eaux dans les océans et les mers, au travers des lacs, des  torrents et des glaciers. Inondera les rizières, émerveillera par ses cascades, arrosera les terres arides, jouera avec les rayons du soleil et nous fascinera avec les couleurs des ses arcs en ciel.

Elle lui fera transpercer notre planète bleue, sublimée, elle remontera aux cieux, jouera à cache-cache avec les nuages  puis reviendras sur terre en fines gouttes et, un jour,  trouvera ta belle, une goutte roulera sur sa joue telle une larme de joie et elle lui confiera ton secret.

 

Chante combien sans elle tu as froid.

Laisse le soleil emporter ta complainte..

Il l’emportera tout autour du globe, illuminera les Pôles, éblouiras les déserts, fera scintiller  les océans.

Il fera dorer les blés et fleurir les roses. Réchauffera les os de nos vieillards et fera courir cul nu nos bambins.

Il n’aura de cesse de darder ses rayons tout au tour de la planète bleue, et, un jour,  trouvera ta belle

Lui colorera la peau, la fera cligner des yeux et lui chuchotera ton secret.

 

Pleure combien sans elle tu seul.

Laisse les étoiles emporter tes larmes.   

Elles l’emporteront sur la voie lactée, au delà des planètes, des galaxies et de l’infini.

Elles scintilleront de milles feux, guideront les pèlerins, feront rêver les poètes et émettre des vœux au naïfs.

Elles veilleront sur la planète bleue, s’uniront autour d’elle telle une armée de chevaliers en armure d’argent et, un jour,  trouverons ta belle, lui feront écarquiller les yeux devant tant de beauté et lui feront lire  ton secret dans le ciel.

 

Alors elle comprendra, elle saura que tu n’es qu’un homme, un homme amoureux, un homme malheureux, seul sur la belle planète bleue.

Elle leur sourira, au vent, à la pluie, au soleil et aux étoiles, ses yeux leur dirons qu'elle a compris que tu n'es qu'un homme, un homme amoureux, mais que tu ne seras plus jamais seul, plus jamais malheureux, sur la planète bleue.  

11:33 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius

08.02.2006

Ma passion

 

Une jolie toile, blanche, lisse, vierge..    

Je l’observe, pas besoin que je gamberge

Aussitôt les idées affluent, m’envahissent

Devant mes yeux, les grands maîtres se glissent

Un paysage champêtre chasse une image

Un beau nu ou guerrier d’un autre age  

Une nature morte ou un portait 

Que va donc apparaître sous les traits   

Je regarde ma main… y trouve un crayon

Qui se met a danser comme sur un air, une chanson

Quelques traits, une courbe, une esquisse

En une danse sauvage sur la toile lisse

Il croque, saute, part, hésite puis reviens…

Prenant un plaisir presque enfantin

Puis disparaît, ironique, sans prévenir   

Comme pour taquiner, nous faire languir           

Mais ce n’était qu’un préambule

Les pinceaux entrent en scène sur la tulle

Ils frôlent la toile comme une caresse

Docile, elle se laisse faire, douce maîtresse      

M’abandonne son destin comme une amante

S’offre à moi, se donne tel une offrande

Avec délicatesse la peinture s’étale       

Semblant fragile comme un tapis de pétales       

Les éclats de couleur explosent le néant

Crevant cette morne étendue de blanc              

Le rouge carmin enlace le vert émeraude          

Se mélangent dans une étreinte chaude            

Du magenta, terre de sienne, de l’ocre  

Pas de place pour le terne, le médiocre 

C'est de ce langoureux ballet érotique    

Que naîtra l'image allégorique

Cet accouchement sans douleur           

D’un nouveau monde de couleurs

La création sans cesse renouvelée

La vie sans cesse ôtée et redistribuée

Certains qualifieront ses mots d’hérésie

Que j’ai perdu la raison, sombré dans la folie

Ces pauvres ne sauront donc jamais

Que quand je peins, je revis,  je renais

Personne ne m’enlèvera, a tort ou avec raison

Mon amour pour la peinture, ma passion.

  

06.02.2006

La solitude (qui m'a été inspiré par Barbare de Gaia)

 

La solitude est ce désert immense où l’on se retrouve.         

Son soi, son moi, son petit rien du tout de soi même        

Ce désert où l’on ne voit que du sable, des grains de sable

Des millions de grains de sable et chacun d’entre eux nous connaît    

Car chacun d’entre eux est une petit rien de soi, de moi.     

Chaque grain est une bêtise, une pensée, une action  

Chaque grain est une personne, un frère, une sœur, une fille, un fils 

un ennemi, un ami, un passant, celui qu’on ne vois pas et qui est la, chaque jour.

Chaque grain de sable est une pensée, une émotion, une larme,

un amour, un chagrin, un plaisir, une colère. 

Chaque grain est une malédiction, un juron, un porte bonheur,

un crachat, une envie, une jalousie, un fou-rire.

Ce désert est notre vie, chaque grain en est une seconde.

Le vent les emmènes ou les emportes, à sa guise, parfois très loin,

si loin que plus jamais nous y repenserons .  

La solitude est ce moment béni, durant lequel, du pied,

nous pouvons fouler le désert, faire remonter certains grains et en enfouir d’autres plus profondément, ceux dont nous ne sommes pas fier.

Nous les voyons là, à la surface, nous nous souvenons de ses bêtises, de ses mauvaises actions, de ses pensées perfides, des regards envieux, des coups bas.

La solitude nous permet de nous rendre compte que finalement nous ne sommes qu’un grain dans l’univers, un petit grain de sable, insignifiant, qui se démène dans son petit bout de désert pour être le chef de quelque grains, être plus beau, plus riche, plus gros

ou plus important qu’un autre grain de sable.

Mais qu’un grain de sable malgré tout.

Ah mais voilà quelqu’un, plus de solitude, le désert s’efface avec tout ses petit grains ridicules.

Et puis j’ai autre chose a faire que de regarder des grains de sable, mes papiers, un rapport à terminer, grâce à lui j’aurais la promotion promise à mon collègue, je pourrais finir de payer les traites de ma villa plus vite et m’offrir une plus grosse voiture, peut être même un bateau..

Un grand voyage aux Seychelle…

C'est quoi la solitude, déjà ??

 

 

16:54 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius

02.02.2006

Méli-mélo de sentiments

 

Trouble, émotion, rougir,

Rougir de plaisir.

Faire plaisir pour le plaisir

Briller les yeux, étincelles          

Lèvres couleur vermeille

Doux baiser, baiser d’amour      

Vient à ton secours

Sentiments volent, s’envolent      

Tel des enfants dans une farandole

Petits papillons bariolés 

Se posent ça et là, étonnés       

 

Gentillesse,

Trop souvent on t’agresse          

Tu ne connais pourtant point l’envie

Pas plus la colère ou la jalousie

Fait donc un grand détour         

Pour ne pas laisser se lever le jour

Sur des sentiments gris et famélique      

Comme la pitié ou la critique

Détester le mot détester 

Plaindre les autres, tristesse et cupidité

Eparpiller son  émotion

En saupoudrer la répulsion        

N’est ce pas une fredaine

Que de connaître la haine

 

Compassion, emporte dans un tourbillon             

Des mots tristes tel qu’abandon  

Emporte loin de nos cœurs       

La désillusion et la rancœur       

Et risque ton va-tout      

Emporte loin de nous.. le dégoût

Débarrassé de ces mots rances

Laissant au bonheur une petite chance  

On voit fleurir la tendresse         

Donner des fruits de liesse

Mettre tous les sens en émoi      

Faire vibrer les veines de joies   

Et faire penser à un verbe jamais usé

Je t’aime, tu m’aimes, nous nous sommes aimés

 

08:59 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius

27.01.2006

La pluie

 

Pluie gouttelettes qui la peau me picote  

Qui s’invitant à dîner, aux vitres tapote

Pluie chaude, sensuelle me caresse le visage     

Puis heureuse s’enfuit dans le sable, traçant un sillage

Pluie hardie et fière de tempête

Chez certains, moqueuse, chasse la fête

Mais qu’aux amis de la pluie vient secouer la vie 

Et inspire les amoureux de poésie

Pluie froide, pénétrante et âpre  

Qui fait apprécier les flammes de son âtre

Pluie froide et triste qui tourbillonne

Tel de la neige qui s’abandonne

Ne sachant entre hiver ou printemps      

Qui est passé, à qui c’est l’instant

Pluie fine, bruine sournoise       

Faisant briller les toits d’ardoises

Ou pluie agressive en averse

Me barre le chemin telle une herse

Et transforme et déguise le paysage

Effaçant les traces de mon passage

Mais tôt ou tard reviendra le soleil                      

Emergeant de son lourd sommeil

Chassera les nuages avec tourment       

Les poursuivant avec acharnement

Mais son règne sera de courte durée

Les nuages reviendront à la curée

D’autres pluies reviendront à la charge

Refoulant ses rayons blafards en marge

Elle ruissellera, rendant brillante ma peau

Me fera danser, les pieds dans l’eau      

Me ressourcera par je ne sais quelle diablerie     

Me rendras le sourire sans aucune duperie                    

Car je ne sais par quelle magie

La pluie est devenue ma vie.

12:35 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius

24.01.2006

Poêtesse en l'armes.

 

Poétesse en pleure Cédant à son malheur          

Libérant ses larmes Déposants les armes

Devant cet homme Qui dés le premier tome

Et  sans aucun remords N’a regardé que son corps

Petit être odieux Ne lis-tu pas ses yeux   

Bonhomme infâme Ne lis-tu pas son âme

Eclairé de sa lumière Tu considères comme des pierres

Tel un pauvre sot Ses perles de mots.

Poétesse en pleure Cesse, à toute heure

De jeter aux cochons Tes poèmes profonds

Je ramasserais tes perles Les enfilerais sur une ficelle    

Et tel des beaux atours   Tel un gage d’amour                 

Je te l’offrirais   Et te prouverais            

Que tous tes amis T’aiment pour ton esprit

Qu’ils ne sont pas fourbe Ne se délectent pas de tes courbes

Mais se nourrissent la vie De ta jolie poésie        

Se régalent de ta prose et c’est à peine si j’ose

Te dire ma poétesse, Que j’imite sans finesse

Bien que ne t’ayant jamais vue. Ni en habits ni dévêtue   

Ne pas croire cet être infâme Tu es la plus belle des femmes

14:30 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : syrius, poesie, litterature

Lettre à Vincent

 

Toi qui pleurais des larmes de couleur,

Dont les mains étaient des œuvres

Dont les doigts se prolongeaient en pinceaux

Et dont la couche était une toile

 

Toi qui ne faisais qu’un avec ton rêve,

Dont la vie n’était que passion

Dont les yeux ne voyaient pas mais admiraient

Et pour qui vivre était créer.

 

Tu ne connaissais pas la misère

Car tu te peignais tout ce dont tu as avais besoin

Tu ne connaissais pas la folie

C’est simplement ton monde qui tournait plus vite.

 

Mais tu connaissais la beauté

C’est même toi qui l’as inventé

Tu connaissais l’amour

Car quand tu aimais, tu t’offrais.

 

Vincent, si de la haut, dans ce paradis de couleurs

Tu jettes un regard amusé sur notre monde

Et ses collectionneurs qui s’arrachent tes œuvres

A grands coups de milliards de dollars

 

Si ton regard se pose sur moi

En train de gribouiller quelque toile.

Fait tomber quelques poussières de ton talent                              

Et rend moi heureux en me l’insufflant.

 

 

21.01.2006

Piste aux étoiles

Après autant d’année s’être usé

Les mains à divers durs labeurs

Enfin poser son vieux sac fatigué

N’est certes pas une gageure

 

Jeter par-dessus son épaule, un regard sur le passé,

Ne veut pas dire qu’il soit amer.

Regarder d’un œil apaisé ces petits biens préservés

N’est pas du tout être terre à terre

Mais en regardant d’un air satisfait      

Sa vie de petit bourgeois confortable

Il faut, croyez le, être un peu niais.

D’en chasser le démunis de manière peu affable

 

Aide toi et le ciel t’aidera     

Ce dicton vient bien à point

Pour celui que ne s’encombrera 

D’un coup de main a son prochain

 

Mais pauvres fous que nous sommes          

Ne sommes nous pas tous un bout de ciel

Pas seulement un petit homme

Aussi quelque chose d’éternel

 

Pauvre peuple d’équilibristes

Dans ce cirque sans feu ni étincelles         

Où la faucheuse telle une illusionniste     

Viendra vous couper votre ficelle

 

Vous croyez que c’est le destin  

Qu’on ne peut rien y faire      

Que gentil, méchant, bête ou malin                      

Sommes tous fait pour finir sous terre

 

Certes nous retournerons tous poussière

Mais  ne nous masquons pas d’un voile

Certaines petites gens-lumière

Deviendrons.. ..poussière d’étoile.

13:27 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius

17.01.2006

Musique

 

 

Petits bruits .. sympathiques

Sons mimiques, enjôleurs et charmeurs

En ré mineur

Symphonique   

Suite de notes magiques

Rythmique

Jolie sonate, sonne, résonne     

Comme une voix qui claironne   

Et carillonne     

Violon, la plainte du son

Appel du clairon

Diapason

Symphonie, nous fait rêver,

voyager

Sur les portées 

Piano   

Allegro ma non tropo

Bravissimo       

Sonner trompettes        

Jouer flûte et clarinettes

Rouler timbale, tinter clochettes

Musique emporte-moi    

Au son du hautbois       

Loin au-dessus de mon émoi     

Laisse moi fermer les yeux

Et te faire l’aveu

Que le jour de mon adieu          

Je le ferais sur un adagio

Ou sur l’Ave Maria de Gounod    

 

12:31 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius

12.01.2006

Un peu de temps

 

Pourquoi ne pas laisser au temps          

Un peu de temps

De temps en temps..

Le plaisir de s’écouter vieillir

Pas toujours être sur le point de partir

Juste passer du temps en rires

Des vivement ce soir qu’on se couche

A peine sorti de sa douche

Est une perte qui me touche      

Vivement le prochain samedi     

Mais nous ne sommes que lundi

Il reste plein de jours, étourdi

Vivement les vacances

Mais les attendre c’est déjà la chance

D’avoir de la vie en abondance

Vivement la pension

Mais y arrivera t on ?    

Ne laisse pas ces années à l’abandon

Vivement que le temps passe, vivement

Mais, est ce vrai que j’ai déjà 99 ans ?

Ai-je vécu tout ce temps ?

Je n’ai rien vu passer

Tout ce temps j’ai gaspillé

Puis-je un peu en rattraper        

Je ne suis pourtant pas amnésique

Chaque seconde était magique  

Chaque instant était unique 

C’est décidé pour mon temps restant

Je lui donnerais,  au temps

Du temps.. de temps en temps 

 

12:57 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius

10.01.2006

Femmes

Toi, jolie petite femme douce amère

Qui porte sur les épaules, tant de misère

Cette dame au petit ventre mignon

Qui va donner vie à son nourisson

Toi, celle aux seins pâles et lourds

Et même toi, qui joue la belle de jour

Ou toi, que les années ont flétris

Oui toi, là, qui cache  ses cheveux gris.

Cette demoiselle aux yeux en amandes

Ou celle qui de baisers est si friande

Ou encore vous, à la peau fine et blanche              

Aussi toi, qui est si large des hanches

La brune, la rousse ou cette blonde

Les vertueuses et  les pudibondes

Celle là qui semble dure et méchante   

Ou encore elle, à la voix chantante

Toutes celles à la peau de couleur     

Et celles dont les yeux crient la fureur

Jeunettes, femmes mûres ou de la veille

Visage banal, buriné ou beauté sans pareille

Toi la femme, belle tendre et unique   

Vous sans qui la vie serait dramatique 

Je vous le dirais qu’une fois pour toujours    

Pour vous, je ne ressens que de l’amour.

16:57 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius

05.01.2006

L'ivresse

Au diable les idées vengeresses.

Le vent emporte les bassesses.

Je veux vivre certaines largesses.

Dans une vie grisée d’allégresses

 

Sans plus aucune tristesse.

Mais non plus de tendresse.

Qu’aucune  idées traîtresse

Mes pensées ne caressent.

 

Pardonner  la petitesse

N’est certes pas faiblesse.

Ne reste que la richesse

Je le fais sans prouesses

 

Pour excuser ma tristesse.

Oublier ma délicatesse.

Effacer ma gentillesse

Je me réfugie dans l’ivresse


08:16 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : litterature, poesie, syrius

04.01.2006

Cette ville

C’est une jolie petite ville

Où les gens ne sont pas mieux, ni plus vils,

Une ville peuplée en majorité d’ouvrier

Mais aussi avec quelques beaux quartiers

C’est pourtant bien chez un notable

Dans une famille dite stable

Que vivait ce petit enfant

Espiègle mais pas bien méchant

Comme tous il aimait jouer

Courir, sauter et s’amuser

Il a dorait ces parents

Son papa, un fier col blanc

Sa maman, jolie femme fatale

Qui à tous les hommes déclarait sa flamme.

Un petit couple charmant

Qui n’aimait pas cet enfant.

Il leur était insupportable

De soigner cet enfant adorable.

Voilà pourquoi il était battu

Pourquoi il était chenu

Jusqu'à ce coup fatal

Jusqu'à ce plongeon dans le canal.

C’est sans doute un étranger

Seul un tel aurait pu le frapper

Ces parents ne sauraient avoir tort

Ce sont des gens bien sous tout rapport

Jamais ils n’ont été inquiétés

Jamais ils n’ont été montrés du doigt.

Pourtant ce petit enfant

Ne demandais qu’a vivre tranquillement

Dans cette petite ville

Ou les gens ne sont pas plus vils….


08:39 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius