18.04.2006
La femme et l'enfant.
illustration prélevée sur http://llr-creation-graphique.skynetblogs.be
La femme et l'enfant..... dédié à Fanidole et dolette..
Femme, petite, belle, fragile et meurtrie.Bafouée, blessée, assommée, anéantie.
Attaquée dans ce que tu as de plus cher
Torturée dans la chaire de ta chaire
Les tristes sires, désinvoltes, ont fait volte-face
Te laissant malheureuse, l’âme vide et lasse
Tous ces chevaliers noirs ont lâchement foulé aux pieds
Ce grand mot qu’ils se faisaient fort de clamer, l’amitié
Te laissant dans le brouillard de la solitude
Errer les yeux triste en proie a toutes les turpitudes
Mille et mille fois, épuisée, tu as pensé en finir
Te retirer dans un endroit sombre pour t’éteindre, mourir,
Car plus que la solitude et la trahison
Tu redoutais l’intolérance, l’incompréhension
Les sourires de biais ou les regards détournés
Les haussements d’épaules, les mots chuchotés.
Tu as cru être la cause des maux de ton enfant
Te jugeant, pensant ne pas mériter d’être maman
Ce sont la médiocrité et l’égoïsme qui t’ont jugés
Te condamnant à une peine nullement méritée
Mais tu t’es relevée, faisant face vaille que vaille
Te faisant bouclier pour protéger le fruit de tes entrailles
La préserver du mépris ces noirs apôtres
Cette enfant pas tout a fait « comme les autres »
Chaque journée est maintenant chère en efforts
Mais si peu de choses dans les yeux d’un enfant qui t’adore
Et plus aucun mot, geste ou regard ne réduira à néant.
Ton amour pour ton enfant, le trésor d’être maman.
12:26 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius
15.04.2006
Dame La Mort

Il me plait de croire qu’à l’instant où mon âme prendra son envol pour ne plus revenir dans cette enveloppe désormais inutile, que j’abandonne tel une coquille vide, que ce moment grandiose ne sera pas terni par la terreur de t’apercevoir, Dame La Mort tel qu’on te dépeints si déplorablement.
Il me plait d’espérer que tu tronqueras ta faux mal effilée contre un sourire rassurant, ta capuche hideuse contre une jolie chevelure ondulante, tes orbites vides et terrifiants contre des jolis yeux noisettes et tes hayons contre une jolie robe aux milles couleurs.
J’ose rêver, Dame La Mort, que tu me tendras la main en me disant simplement « viens, je te montres le chemin » et qu’ensemble nous gravirons la dernière colline, puis nous emprunterons le chemin qui conduit à la lumière, cette lumière si chaleureuse qui mène à l’autre côté, l’autre monde… l’au delà.
J’ose me réjouir que, arrivés à la limite de tout ce que j’ai connu jusqu’à cet instant, toi, Dame La Mort, plongera ton regard dans le mien, m’ôtant instantanément mes toutes dernières craintes, que tu déposera un baiser sur ma joue à la peau flétrie et me dira en pointant le passage du doigt « tu as été, va maintenant, ton nouveau je serais t’attend »
J’ose croire que, en me retournant une dernière fois avant de pénétrer dans la lumière sucrée et douce et en voyant Dame La Mort me faire un dernier léger signe de la main en souriant, que j’aurais la certitude que ce passage sur Terre, n’était qu’une étape dans l’existence de l’humain.
J’aime même m’interroger sur ce passage sur terre, ne serait il pas une punition pour une faute commise avant…ailleurs… Faute bien légère certainement car la punition est, somme toute, plutôt plaisante finalement…
Je demanderais à Dame La Mort … à ce moment là.
14:01 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius
10.04.2006
Mort.

Toi la pute, la garce, l’immorale.
Toi la libératrice, la grande puissante
Toi la seule dominatrice
Toi qui ne parle jamais et qui a toujours le dernier mot
Viendras tu bientôt me délivrer
Viendras tu me bercer dans tes bras putréfiés
Feras tu bientôt siffler ta faux par dessus ma tête pour couper ce fil mince qui me relie à la vie, au monde, à la joie, à la beauté, à l’amour, au plaisir de peindre ou à celui de lire un poème ?
Comment penses-tu me voler mon bien, celui qui m’a été offert, le seul que je n’ai jamais du rembourser ? Enfin, pas encore..
Me prendras tu la vie, doucement, imperceptiblement dans mon sommeil rien qu’en soufflant un peu de ton haleine fétide ? M’étoufferas tu dans un fou-rire au milieu d’un fête mémorable ?
M’éteindras tu dans les bras d’une belle, me faisant passer de la petite mort à l’autre, l’éternelle ?
Ou seras-tu plus sournoise ? Me feras tu passer de vie à trépas en te moquant de moi ?
Me tuant d’une façon ridicule de telle manière que les gens poufferont de rire en passant sur ma tombe au lieu de la fleurire ?
Peut être seras tu plus sadique encore, et tu me donneras ton baiser de putain afin de me faire crever lentement, me faire bouffer longuement par un de tes sales crabes.
Mais je te préviens, La Mort, tu n‘es pas prêtes a me regarder de tes yeux vides ni de me prendre dans tes bras osseux, je te combattrais, je te repousserais, je te vaincrais.
Mais pourquoi ai-je aussi froid ? Pourquoi le ciel est-il si sombre tout à coup ?
La Mort, je plaisantais, je faisais le fier à bras… laisse moi du temps encore, je n’ai pas tout vu, je n’ai pas tout entendu… je n’ai pas vu toutes les fleurs, pas senti toutes les fragrances.
Je n’ai pas navigué sur toutes les mers, pas entendu toutes les prières..
Laisse moi du temps, La Mort, et ce jour là, le dernier, je te rendrais ton baiser.
16:47 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius
08.04.2006
Cette chanson.

Des visages me passent devant les yeux, sourire, rire, des jeux, des escapades, des flirts, des baisers volés, des baisers donnés. Des frôlements de hanches, des sourires gênés, des soupirs, des bouts de doigts qui se touchent, comme si ce n’était pas exprès…
Des regards furtifs vers ses chemisiers gonflés sur les petits seins naissants des petites amies qui rougissent mais qui, néanmoins, sont ravies et fières de l’intérêt suscité. Des regards ravis vers des jupes légèrement soulevées par le vent.
Les blagues épaisses entre jeunes copains et les vantardises sur les performances, pourtant ignorées car jamais essayées.
Les premiers émois, une mèche de cheveux qui vous caresse la joue, des rencontres « par hasard » après avoir attendu des heures qu’elle sorte de chez elle ou avoir fait un sprint autour du bloc de maisons pour la rencontrer, le premier « vrai » baiser, celui comme au ciné..
Et puis toutes ces bêtises, la première cigarette qui nous a valu ce gros mal de cœur, la première bouteille d’apéritif achetée par un « grand » et qui n’a pas tardé à refaire le voyage de l’estomac mais dans l’autre sens… Et toutes ces belles grosses prunes maraudées chez la grosse Marthe et qui nous a occasionné des passages prolongés au petit coin !!
Et toutes les autres bêtises, les chutes à vélo, les bagarres a coup de pétard à mèche, les capots de vieilles voitures transformés en traîneaux, les grenouilles dans les boites à lettres…
Allons, la chanson est terminée, je prétexte une poussière pour écraser cette bête larme au coin de l’œil…
Les chansons qui sortent maintenant me donneront elles autant de sensations et de frissons quand je les réentendrais dans vingt ou trente ans ?? Certaines, oui, peut être, sans doute, pourquoi pas ? Nous verrons…
13:59 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius
06.04.2006
Là

Là où le soleil brûle le désert
Là où la pluie fertilise le pré
Là où le sable laisse place à l’oasis
La ou l’arbre découpe les cieux
Là où le fleuve s’accouple à l’océan
Là où l’abeille visite la fleur
Là où la pensée titille l’esprit
Là où le vent balaye les blés
Là où le feu épouse l’eau
Là où la terre fait germer la semence
Là où le sucré s’impose au salé
Là où le baiser caresse les lèvres
Là où la vague flirte avec l’écume
Là où les mains rejoignent les mains
Là où les yeux se plongent dans les yeux
C’est là que tu as vu le jour
10:56 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius
03.04.2006
J'ai connu l'amour

J’ai connu l’amour, l‘amour pur, l’amour dur.
L’amour, le grand amour, celui qui rend aveugle et sourd
J’ai connu l’amour, celui qui rend heureux, celui qui rend mielleux
L’amour qui fait sourire, celui qui fait frémir
J’ai connu l’amour, celui qui rend le ciel bleu, qui empêche de devenir vieux
L’amour qui faire voir la vie en rose, qui fait clamer sa prose
J’ai connu l’amour, celui qui les yeux fait briller, qui la vie fait aimer
L’amour qui a tout effacé, celui qui fait tout oublier.
J’ai connu l’amour, celui qui rend mou, celui qui rend fou.
L’amour qui fait chanter la vie, celui qui réduit le cœur en charpie
J’ai connu l’amour, celui qui rend mou, celui qui rend fou.
L’amour qui a tout effacé, celui qui fait tout oublier.
J’ai connu l’amour, celui qui rend jaloux, celui qui remplace tout.
L’amour qui fait aimer, celui qui fait pleurer.
J’ai connu l’amour, celui qui tuer, celui qui en votre cœur rue
L’amour qui fait détester, celui pour qui on tuerait.
J’ai connu l’amour, celui qui rend aigris, à cause duquel tout est fini
L’amour qui rend méfiant, celui qui rend méchant.
J’ai connu l’amour, celui qui emprisonne, celui qui ne connaît personne
L’amour qui à une odeur pestilentiel, celui qui laisse un goût de fiel
J’ai connu l’amour qui vous délaisse, celui qui vous abaisse
L’amour qui fait souffrir, celui qui fait mourir
J’ai connu l’amour.. mais l’amour ne m’a pas reconnu…
12:04 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : poesie, art, syrius
01.04.2006
Ecrire

Narrer une émouvante aventure de passage
Pour le plaisir de remplir quelques pages
Ecrire une belle et triste histoire
Sur l’amour, la mort ou l’espoir
Conter un baiser sous un clair de lune
Ou un horrible meurtre dans la brume
Faire trembler, rêver ou faire frémir
Ce qui m’importe est le plaisir d’écrire
Sur la feuille, sentir glisser ma plume
Et sentir s’évanouir l’amertume
La faire virevolter sur le papier
La joie et le bonheur de calligraphier
Tracer de majestueuses majuscules
Des accents, trémas ou des virgules
Puis cette délicieuse idée de partage
Avec des milliers d’inconnus de tout âge.
Ses mots qui me fleurissent à l’esprit
Les façonner puis raconter à tout prix
Partager cette multitude d’émotions
Espérer qu’elles seront lues avec passion.
Croire qu’elles parcourront le monde
Qu’elles seront contées à la ronde
Puis étourdies par cette tâche ardue.
De par tellement d’yeux avoir été lues.
Me reviendrons chargés des pensées
Un peu par chaque lecteur habité
Alors, épanoui, m’imaginant parmi eux
Je crois que je suis heureux.
14:12 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius
30.03.2006
Sous les nuages... les regards
Ecrit par Bluewind...
12:16 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature
27.03.2006
*****joli mot******
Joli mot de la part d'une connaissance...

11:19 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius
25.03.2006
Le funambule

Trouver un gué pour traverser ce torrent de la vie.
Poser les pieds prudemment
Ne pas buter sur les pierres au fond,
Ne pas glisser sur celles couvertes de mousse
Eviter les branches mortes, les troncs.
Résister au courant fort, si fort
Qui voudrait m’emporter là-bas, loin.
Ne pas se laisser étourdir par l’eau qui passe
Lève les yeux, fixe droit devant, fixe l’avenir
Regarde ses arbres qui croissent à vue d’oeil
Simplement mettre un pas devant l’autre
Laisser tremper le bout des doigts dans l’eau
Pensant que ce fleuve n’est qu’un immense balancier
dans les mains d’un funambule égaré
Ne pas perdre pieds !
Ne pas perdre pieds !
Regarder là, devant, l’autre rive
Qui s’éloigne au fur et à mesure que mes pas avancent
Ne pas se retourner vers celle d’où je viens
Où est la rive d’où je viens ?
Lutter contre la lassitude, le découragement
Résister à la tentation de se laisser emporter
Aller au delà de ses forces
Puiser dans ses réserves, aiguiser son courage.
Trop fort, le courant est trop fort.
Je perds pieds !
Je perds pieds !
Non ! Ne pas fléchir les jambes.
Ne pas abandonner, rendre les armes.
Mais déjà me voilà emporté,
Petite brindille ridicule qui tentait de lutter
Que c’est bon de se laisser faire par les flots
Fermer les yeux, perdre toute notion
Je ne suis plus qu’une goutte d’eau dans le fleuve
Emporté vers ailleurs, vers nulle part
Ne plus être maître de son destin
Le laisser se jouer de moi
Me déposer sur une jolie plage
Ou emporter vers l’océan
Et m’engloutir à tout jamais…
12:04 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius
24.03.2006
Joie de vivre.

Couleur d’odeur, poussière de fleur.
Sortir de la douce torpeur
Arpenter les champs
Fredonner les chants
Grain de candeur
Dans les rouages du cœur
Un geste de sourire
Un sourire pour ravir.
Fait sortir le désir de son cours
Faire déborder les yeux d’amour
Prononcer des paroles frivoles
Esquisser quelques pas d’une farandole
Puis partir dans un fou rire
Jouer, se frôler et en frémir
Tous les sentiments s’entre mêlent
La vie n’est elle pas belle ?
14:13 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius
21.03.2006
Orage
.
Ta pluie trouble la lisière de cette chaude journée d’été.
Je t’observe, à l’abri, sous le porche
Me balançant, langoureusement, sur ma chaise à bascule.
Joyeusement mélancoliques,
tes averses balayent la terre, par vagues
Parfois sous l’effet d’une bourrasque
quelques gouttes viennent m’effleurer le visage
Telle une caresse envoyée par un dieu.
Mon cœur se gonfle de bonheur car
tu gorges d’eau la terre aride et craquelée.
Et demain, déjà demain le miracle se reproduira.
Cette terre maigre, croûtée et si avare de beauté
Se crevassera et laissera crépiter la couleur
Comme si des milliers d’enfants jouent à souffler des bulles de savon
Et chaque bulle en explosant donne naissance à une fleur
Les éclairs zèbres le ciel de toutes parts.
Formant les branches d’un arbre imaginaire, fabuleux.
Si lumineux dans ce ciel assombris de jaune et de gris.
Si clairs qu’ils forcent, même à contrecœur, a fermer les yeux.
et déjà disparus lorsqu’on les rouvre, une instant plus tard.
Le tonnerre roule comme une charge de cavalerie.
Inconsciemment je rentre la tête dans les épaules
Et serre fort mes accoudoirs, pour mieux sentir vibrer ma terre.
La foudre s’acharne une fois de plus sur ce vieux saule.
Maintes et maintes fois enflammé et pourfendu.
Mais qui jamais ne s’est avoué vaincu
Il reste debout, tordu mais fier malgré cette nouvelle torture
Tandis que l’orage s’éloigne déjà à l’horizon.
Laissant se coucher un soleil rouge
Drapé dans les brumes d’un ciel pourpre
Tel un empereur romain qui reconquière son empire.
Je baisse mon chapeau sur mon visage.
Je ferme les yeux.
Je suis bien.
14:38 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius
15.03.2006
Fleur de sang......

13:42 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius
03.03.2006
Triste rose

Rose, rose, toi qui es d’une beauté majestueuse, cesse de te lamenter si amèrement sur ton sort.
Tu es cueillie au cœur de ta beauté et nous toutes, autres fleurs de ce bouquet, faisons mine de figurants auprès de toi.
Rose, rose, toi qui es une reine de senteur, cesse de pleurer à chaudes larmes sur ton sort.
Tu es cueillie au plus fort de ta fragrance et nous toutes, autres fleurs de ce bouquet, avons bien pauvre mine auprès de toi.
Rose, rose, toi qui peux choisir ta couleur sur la palette de la création, cesse de t’apitoyer sur ton sort.
Tu es cueillie au plus flamboyant de ton rouge et nous toutes, autres fleurs de ce bouquet, semblons être de gris coloré auprès de toi.
Rose, rose, toi qui est plus fraîche que la rosée du matin, cesse de te plaindre sur ton teint.
Tu es cueillie à la fleur de ta jeunesse et nous toutes, autres fleurs de ce bouquet, semblons avoir déjà vécu toute une vie, auprès de toi.
Rose, rose, toi qui est si belle, qui exulte un tel parfum, qui a cette couleur si éclatante et qui est si fraîche, pourquoi ne pleures tu donc pas sur tes vilaines épines ?
Tu es blessante comme une épée et cinglante comme la parole et nous toutes, autres fleurs de ce bouquet, semblons êtres des agneaux auprès de toi.
Rose, rose… tu ne réponds plus ? Tu ne supportes donc pas la critique ? Ta beauté te permet tout, crois tu ?
Et toutes ses jérémiades ? Seulement pour te faire plaindre et récolter des compliments et des louanges ?
Mais dans la vie, à quoi bon être la plus fraîche, la plus belle, la plus haute en couleur, la plus odorante … si tu es intouchable ?
Ne t’étonne donc pas si tu es laissée dans ton vase, admirée mais évitée, si on te regarde de loin comme une chose tellement belle mais inaccessible.
Mais rose, rose, tu pleures ?? Tu verses des larmes réelles ?
Tes larmes vont masquer ta beauté, elles vont estomper ta couleur, brouiller ton teint, fatiguer ta fraîcheur, altérer ton parfum !
Mais, rose, veux-tu que je te dise ? Tu en es d’autant plus belle dans ce bouquet, car tu montres ta vraie beauté.. la beauté de ton cœur…
13:31 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius
25.02.2006
L'âme grise.

Ame triste et grise
Comme les eaux de la Tamise
Erre sans but dans ce brouillard
Qui cache avec peine ton teint blafard
Par quelle misère as tu perdu l’esprit
Quel châtiment t’interdit l’espoir, même petit
D’où dérive cette âme en peine
Triste et sale comme les eaux de la Seine
Quel crime a-t-elle donc commis
Pour être si amèrement puni
Quelle frère ou père a t elle tué
Quelle atroce faute doit elle expier
Quel chemin doit prendre une âme sans regard
Aveugle et glauque comme les eaux de la Loire
Que faire pour échapper à ces démons
Qui la poursuivent sans cesse de leurs sermons.
Combien devrat elle parcourir de chemin
User et rompre de bâtons de pèlerins
Que pensais tu en montant ce matin à l’échafaud
Avec ton regard fuyant comme les eaux de l’Escaut
Que ce ne seraient que quelques secondes pénibles
Que déjà, tu t’étais racheté, en récitant la bible
Et que sans autre forme de punition
De tes tristes péchés tu auras le pardon
Mais de ta vie de semeur de misère et de guerre
Courte et vicieuse comme les eaux de l’Yser
Tu ne seras jamais pardonné et guéri
Tu ne soupçonneras jamais le goût du paradis
Ta seule fuite au plus fort du désespoir
Sera de te fondre dans le gris des trottoirs.
13:43 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : litterature, syrius, poesie
21.02.2006
L'hiver, la vie...

Les grosses gelées sont terminées mais il ne fait guère meilleur....je marche...
La neige a laissé la place à la pluie, tantôt fine, tantôt averse...je marche...
L'humidité et le brouillard ont remplacés le froid sec....je marche...
Les semaines se succèdent mais le froid et la pluie persiste...je marche...
je marche....je marche...
Je traverse les plaines, les vallées, les prés, les bois, les champs, les forets...je marche...
J'escalade des murs, je passe des barrières, contourne des clôtures...je marche...
Je m'écorche aux barbelés, je me griffe aux ronces, je me coupe aux tessons de bouteilles qui surplombent les murs...je marche...
Je traverse des ruisseaux, mes pieds sont lestés de boues, mes vêtements sont trempés et souillés...je marche...
Je me nourris de chapardages, de cueillette, de maraudages, de vols de poules, de pillages de troncs...je marche...
On me jette des pierres, me coure après avec des fourches, me tire à la chevrotine...je marche...
L'été succède au printemps, toujours la pluie, toujours le froid...je marche...
Les orages succèdent aux giboulées, les pluies ne cessent pas, le froid persiste...je marche...
Et puis un jour, au beau milieu d'une foret ...une clairière...et au milieu de cette clairière...un grand rayon de soleil qui perce le feuillage épais des chênes...je m'arrête...
Je me sèche au soleil, ses rayons nourrissent ma peau, je n'ai plus froid...
Je bâtis une cabane, je me lave au ruisseau, je ne suis plus sale...
Je fais pousser des légumes, j'élève moi même mes poules, je chasse et je pêche, je fais la cueillette... je n'ai plus faim.
Des fleurs poussent, tout autour les oiseaux chantent...je n'ai plus envie de marcher...
Puis un jour, des nuages plus gros sont arrivés, des nuages noirs comme la misère, triste comme la vie,
Ils ont bouchés le ciel, ils ont caché le rayon de soleil, fais faner les fleurs.
Des trombes d’eaux ce sont abattues sur moi, des jours et des jours.
Elles ont fait pourrir les fruits, crever les légumes, fait taire les oiseaux, noyer les poules
Le vent a arraché ma cabane...
il me faut reprendre la route...
Ma compagne est partie...
10:21 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius
18.02.2006
L'amitié
Clin d’œil d’un ami, les jours gris
De mon âme chasse l’ennui
L’amitié
Rempart à la morosité
Chasse le mesquin
Un sourire, sourire en coin
Tu t’es levé du pied gauche
Mettre un pied de travers
Picasso serait-il ton père ?
Copain moqueur
Me met l’esprit ailleurs.
Juste se tenir par la main
Faire ensemble un bout de chemin
Un bout de route sous la pluie
Confidences à une amie
Promenade, bras dessus, bras dessous
Se prendre par le cou
Se donner l’accolade
Une pinte de bon temps entre camarade
Une épaule solide pour soutenir
Le petit farceur pour faire rire
L’amie curieuse pour les cancans
Savoir qui courtise qui à présent.
Un ami, sans faire de promesses
En un geste effraie la tristesse
Une amie, qui d’une larme
De toute agressivité te désarme
Ami en détresse qui crie au secours
Qui se croit abandonné de l’amour
Cet être cher qui me sonne
Appel au secours en moi résonne
Me fait voler à la rescousse
De cet autre moi dans le blues
Plaie de coeur ou plaie d’argent
Là n’est le plus important
Ce qui compte dans l’amitié
Est de savoir sur qui compter
Et puis savoir se laisser, se quitter
Sans geindre, sans grimacer
Car, en amitié, point d’abandon
Jamais d’adieux pour de bon
On se quitte en souriant
Car être amis, c’est pour tout le temps.
15:51 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius
11.02.2006
Dis lui.

Murmure combien sans elle tu es fragile
Laisse le vent emporter ta plainte.
Il l’a soufflera au-delà des montagnes, la fera siffler entre les arbres dans la forêt, fera se coucher les blés murs, jouera entre les herbes folles des steppes, poussera les voiliers sur les mers, soufflera sur les déserts, rendra folles les ailes des moulins, tournera encore et encore autour de la planète bleue.
Puis, un jour, trouvera ta belle, fera voleter ses cheveux et lui soufflera ton secret.
Crie combien sans elle tu es perdu.
Laisse la pluie emporter ton cri.
Elle l’emportera par les ruisseaux, par les rivières et par les fleuves, l’emmènera entre deux eaux dans les océans et les mers, au travers des lacs, des torrents et des glaciers. Inondera les rizières, émerveillera par ses cascades, arrosera les terres arides, jouera avec les rayons du soleil et nous fascinera avec les couleurs des ses arcs en ciel.
Elle lui fera transpercer notre planète bleue, sublimée, elle remontera aux cieux, jouera à cache-cache avec les nuages puis reviendras sur terre en fines gouttes et, un jour, trouvera ta belle, une goutte roulera sur sa joue telle une larme de joie et elle lui confiera ton secret.
Chante combien sans elle tu as froid.
Laisse le soleil emporter ta complainte..
Il l’emportera tout autour du globe, illuminera les Pôles, éblouiras les déserts, fera scintiller les océans.
Il fera dorer les blés et fleurir les roses. Réchauffera les os de nos vieillards et fera courir cul nu nos bambins.
Il n’aura de cesse de darder ses rayons tout au tour de la planète bleue, et, un jour, trouvera ta belle
Lui colorera la peau, la fera cligner des yeux et lui chuchotera ton secret.
Pleure combien sans elle tu seul.
Laisse les étoiles emporter tes larmes.
Elles l’emporteront sur la voie lactée, au delà des planètes, des galaxies et de l’infini.
Elles scintilleront de milles feux, guideront les pèlerins, feront rêver les poètes et émettre des vœux au naïfs.
Elles veilleront sur la planète bleue, s’uniront autour d’elle telle une armée de chevaliers en armure d’argent et, un jour, trouverons ta belle, lui feront écarquiller les yeux devant tant de beauté et lui feront lire ton secret dans le ciel.
Alors elle comprendra, elle saura que tu n’es qu’un homme, un homme amoureux, un homme malheureux, seul sur la belle planète bleue.
Elle leur sourira, au vent, à la pluie, au soleil et aux étoiles, ses yeux leur dirons qu'elle a compris que tu n'es qu'un homme, un homme amoureux, mais que tu ne seras plus jamais seul, plus jamais malheureux, sur la planète bleue.
11:33 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius
08.02.2006
Ma passion
Une jolie toile, blanche, lisse, vierge..
Je l’observe, pas besoin que je gamberge
Aussitôt les idées affluent, m’envahissent
Devant mes yeux, les grands maîtres se glissent
Un paysage champêtre chasse une image
Un beau nu ou guerrier d’un autre age
Une nature morte ou un portait
Que va donc apparaître sous les traits
Je regarde ma main… y trouve un crayon
Qui se met a danser comme sur un air, une chanson
Quelques traits, une courbe, une esquisse
En une danse sauvage sur la toile lisse
Il croque, saute, part, hésite puis reviens…
Prenant un plaisir presque enfantin
Puis disparaît, ironique, sans prévenir
Comme pour taquiner, nous faire languir
Mais ce n’était qu’un préambule
Les pinceaux entrent en scène sur la tulle
Ils frôlent la toile comme une caresse
Docile, elle se laisse faire, douce maîtresse
M’abandonne son destin comme une amante
S’offre à moi, se donne tel une offrande
Avec délicatesse la peinture s’étale
Semblant fragile comme un tapis de pétales
Les éclats de couleur explosent le néant
Crevant cette morne étendue de blanc
Le rouge carmin enlace le vert émeraude
Se mélangent dans une étreinte chaude
Du magenta, terre de sienne, de l’ocre
Pas de place pour le terne, le médiocre
C'est de ce langoureux ballet érotique
Que naîtra l'image allégorique
Cet accouchement sans douleur
D’un nouveau monde de couleurs
La création sans cesse renouvelée
La vie sans cesse ôtée et redistribuée
Certains qualifieront ses mots d’hérésie
Que j’ai perdu la raison, sombré dans la folie
Ces pauvres ne sauront donc jamais
Que quand je peins, je revis, je renais
Personne ne m’enlèvera, a tort ou avec raison
Mon amour pour la peinture, ma passion.
12:20 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : syrius, poesie, peinture, litterature
06.02.2006
La solitude (qui m'a été inspiré par Barbare de Gaia)
La solitude est ce désert immense où l’on se retrouve.
Son soi, son moi, son petit rien du tout de soi même
Ce désert où l’on ne voit que du sable, des grains de sable
Des millions de grains de sable et chacun d’entre eux nous connaît
Car chacun d’entre eux est une petit rien de soi, de moi.
Chaque grain est une bêtise, une pensée, une action
Chaque grain est une personne, un frère, une sœur, une fille, un fils
un ennemi, un ami, un passant, celui qu’on ne vois pas et qui est la, chaque jour.
Chaque grain de sable est une pensée, une émotion, une larme,
un amour, un chagrin, un plaisir, une colère.
Chaque grain est une malédiction, un juron, un porte bonheur,
un crachat, une envie, une jalousie, un fou-rire.
Ce désert est notre vie, chaque grain en est une seconde.
Le vent les emmènes ou les emportes, à sa guise, parfois très loin,
si loin que plus jamais nous y repenserons .
La solitude est ce moment béni, durant lequel, du pied,
nous pouvons fouler le désert, faire remonter certains grains et en enfouir d’autres plus profondément, ceux dont nous ne sommes pas fier.
Nous les voyons là, à la surface, nous nous souvenons de ses bêtises, de ses mauvaises actions, de ses pensées perfides, des regards envieux, des coups bas.
La solitude nous permet de nous rendre compte que finalement nous ne sommes qu’un grain dans l’univers, un petit grain de sable, insignifiant, qui se démène dans son petit bout de désert pour être le chef de quelque grains, être plus beau, plus riche, plus gros
ou plus important qu’un autre grain de sable.
Mais qu’un grain de sable malgré tout.
Ah mais voilà quelqu’un, plus de solitude, le désert s’efface avec tout ses petit grains ridicules.
Et puis j’ai autre chose a faire que de regarder des grains de sable, mes papiers, un rapport à terminer, grâce à lui j’aurais la promotion promise à mon collègue, je pourrais finir de payer les traites de ma villa plus vite et m’offrir une plus grosse voiture, peut être même un bateau..
Un grand voyage aux Seychelle…
C'est quoi la solitude, déjà ??
16:54 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius
02.02.2006
Méli-mélo de sentiments
Trouble, émotion, rougir,
Rougir de plaisir.
Faire plaisir pour le plaisir
Briller les yeux, étincelles
Lèvres couleur vermeille
Doux baiser, baiser d’amour
Vient à ton secours
Sentiments volent, s’envolent
Tel des enfants dans une farandole
Petits papillons bariolés
Se posent ça et là, étonnés
Gentillesse,
Trop souvent on t’agresse
Tu ne connais pourtant point l’envie
Pas plus la colère ou la jalousie
Fait donc un grand détour
Pour ne pas laisser se lever le jour
Sur des sentiments gris et famélique
Comme la pitié ou la critique
Détester le mot détester
Plaindre les autres, tristesse et cupidité
Eparpiller son émotion
En saupoudrer la répulsion
N’est ce pas une fredaine
Que de connaître la haine
Compassion, emporte dans un tourbillon
Des mots tristes tel qu’abandon
Emporte loin de nos cœurs
La désillusion et la rancœur
Et risque ton va-tout
Emporte loin de nous.. le dégoût
Débarrassé de ces mots rances
Laissant au bonheur une petite chance
On voit fleurir la tendresse
Donner des fruits de liesse
Mettre tous les sens en émoi
Faire vibrer les veines de joies
Et faire penser à un verbe jamais usé
Je t’aime, tu m’aimes, nous nous sommes aimés
08:59 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius
27.01.2006
La pluie
Pluie gouttelettes qui la peau me picote
Qui s’invitant à dîner, aux vitres tapote
Pluie chaude, sensuelle me caresse le visage
Puis heureuse s’enfuit dans le sable, traçant un sillage
Pluie hardie et fière de tempête
Chez certains, moqueuse, chasse la fête
Mais qu’aux amis de la pluie vient secouer la vie
Et inspire les amoureux de poésie
Pluie froide, pénétrante et âpre
Qui fait apprécier les flammes de son âtre
Pluie froide et triste qui tourbillonne
Tel de la neige qui s’abandonne
Ne sachant entre hiver ou printemps
Qui est passé, à qui c’est l’instant
Pluie fine, bruine sournoise
Faisant briller les toits d’ardoises
Ou pluie agressive en averse
Me barre le chemin telle une herse
Et transforme et déguise le paysage
Effaçant les traces de mon passage
Mais tôt ou tard reviendra le soleil
Emergeant de son lourd sommeil
Chassera les nuages avec tourment
Les poursuivant avec acharnement
Mais son règne sera de courte durée
Les nuages reviendront à la curée
D’autres pluies reviendront à la charge
Refoulant ses rayons blafards en marge
Elle ruissellera, rendant brillante ma peau
Me fera danser, les pieds dans l’eau
Me ressourcera par je ne sais quelle diablerie
Me rendras le sourire sans aucune duperie
Car je ne sais par quelle magie
La pluie est devenue ma vie.
12:35 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius
24.01.2006
Poêtesse en l'armes.
Poétesse en pleure Cédant à son malheur
Libérant ses larmes Déposants les armes
Devant cet homme Qui dés le premier tome
Et sans aucun remords N’a regardé que son corps
Petit être odieux Ne lis-tu pas ses yeux
Bonhomme infâme Ne lis-tu pas son âme
Eclairé de sa lumière Tu considères comme des pierres
Tel un pauvre sot Ses perles de mots.
Poétesse en pleure Cesse, à toute heure
De jeter aux cochons Tes poèmes profonds
Je ramasserais tes perles Les enfilerais sur une ficelle
Et tel des beaux atours Tel un gage d’amour
Je te l’offrirais Et te prouverais
Que tous tes amis T’aiment pour ton esprit
Qu’ils ne sont pas fourbe Ne se délectent pas de tes courbes
Mais se nourrissent la vie De ta jolie poésie
Se régalent de ta prose et c’est à peine si j’ose
Te dire ma poétesse, Que j’imite sans finesse
Bien que ne t’ayant jamais vue. Ni en habits ni dévêtue
Ne pas croire cet être infâme Tu es la plus belle des femmes
14:30 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : syrius, poesie, litterature
Lettre à Vincent
Toi qui pleurais des larmes de couleur,
Dont les mains étaient des œuvres
Dont les doigts se prolongeaient en pinceaux
Et dont la couche était une toile
Toi qui ne faisais qu’un avec ton rêve,
Dont la vie n’était que passion
Dont les yeux ne voyaient pas mais admiraient
Et pour qui vivre était créer.
Tu ne connaissais pas la misère
Car tu te peignais tout ce dont tu as avais besoin
Tu ne connaissais pas la folie
C’est simplement ton monde qui tournait plus vite.
Mais tu connaissais la beauté
C’est même toi qui l’as inventé
Tu connaissais l’amour
Car quand tu aimais, tu t’offrais.
Vincent, si de la haut, dans ce paradis de couleurs
Tu jettes un regard amusé sur notre monde
Et ses collectionneurs qui s’arrachent tes œuvres
A grands coups de milliards de dollars
Si ton regard se pose sur moi
En train de gribouiller quelque toile.
Fait tomber quelques poussières de ton talent
Et rend moi heureux en me l’insufflant.
11:25 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litteratuire, vincent van gogh, syrius
21.01.2006
Piste aux étoiles
Après autant d’année s’être usé
Les mains à divers durs labeurs
Enfin poser son vieux sac fatigué
N’est certes pas une gageure
Jeter par-dessus son épaule, un regard sur le passé,
Ne veut pas dire qu’il soit amer.
Regarder d’un œil apaisé ces petits biens préservés
N’est pas du tout être terre à terre
Mais en regardant d’un air satisfait
Sa vie de petit bourgeois confortable
Il faut, croyez le, être un peu niais.
D’en chasser le démunis de manière peu affable
Aide toi et le ciel t’aidera
Ce dicton vient bien à point
Pour celui que ne s’encombrera
D’un coup de main a son prochain
Mais pauvres fous que nous sommes
Ne sommes nous pas tous un bout de ciel
Pas seulement un petit homme
Aussi quelque chose d’éternel
Pauvre peuple d’équilibristes
Dans ce cirque sans feu ni étincelles
Où la faucheuse telle une illusionniste
Viendra vous couper votre ficelle
Vous croyez que c’est le destin
Qu’on ne peut rien y faire
Que gentil, méchant, bête ou malin
Sommes tous fait pour finir sous terre
Certes nous retournerons tous poussière
Mais ne nous masquons pas d’un voile
Certaines petites gens-lumière
13:27 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius
17.01.2006
Musique
Petits bruits .. sympathiques
Sons mimiques, enjôleurs et charmeurs
En ré mineur
Symphonique
Suite de notes magiques
Rythmique
Jolie sonate, sonne, résonne
Comme une voix qui claironne
Et carillonne
Violon, la plainte du son
Appel du clairon
Diapason
Symphonie, nous fait rêver,
voyager
Sur les portées
Piano
Allegro ma non tropo
Bravissimo
Sonner trompettes
Jouer flûte et clarinettes
Rouler timbale, tinter clochettes
Musique emporte-moi
Au son du hautbois
Loin au-dessus de mon émoi
Laisse moi fermer les yeux
Et te faire l’aveu
Que le jour de mon adieu
Je le ferais sur un adagio
Ou sur l’Ave Maria de Gounod
12:31 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius
12.01.2006
Un peu de temps
Pourquoi ne pas laisser au temps
Un peu de temps
De temps en temps..
Le plaisir de s’écouter vieillir
Pas toujours être sur le point de partir
Juste passer du temps en rires
Des vivement ce soir qu’on se couche
A peine sorti de sa douche
Est une perte qui me touche
Vivement le prochain samedi
Mais nous ne sommes que lundi
Il reste plein de jours, étourdi
Vivement les vacances
Mais les attendre c’est déjà la chance
D’avoir de la vie en abondance
Vivement la pension
Mais y arrivera t on ?
Ne laisse pas ces années à l’abandon
Vivement que le temps passe, vivement
Mais, est ce vrai que j’ai déjà 99 ans ?
Ai-je vécu tout ce temps ?
Je n’ai rien vu passer
Tout ce temps j’ai gaspillé
Puis-je un peu en rattraper
Je ne suis pourtant pas amnésique
Chaque seconde était magique
Chaque instant était unique
C’est décidé pour mon temps restant
Je lui donnerais, au temps
Du temps.. de temps en temps…
12:57 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius
10.01.2006
Femmes
Toi, jolie petite femme douce amère Qui porte sur les épaules, tant de misère Cette dame au petit ventre mignon Qui va donner vie à son nourisson Toi, celle aux seins pâles et lourds Et même toi, qui joue la belle de jour Ou toi, que les années ont flétris Oui toi, là, qui cache ses cheveux gris. Cette demoiselle aux yeux en amandes Ou celle qui de baisers est si friande Ou encore vous, à la peau fine et blanche Aussi toi, qui est si large des hanches La brune, la rousse ou cette blonde Les vertueuses et les pudibondes Celle là qui semble dure et méchante Ou encore elle, à la voix chantante Toutes celles à la peau de couleur Et celles dont les yeux crient la fureur Jeunettes, femmes mûres ou de la veille Visage banal, buriné ou beauté sans pareille Toi la femme, belle tendre et unique Vous sans qui la vie serait dramatique Je vous le dirais qu’une fois pour toujours Pour vous, je ne ressens que de l’amour. |
16:57 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius
05.01.2006
L'ivresse
Au diable les idées vengeresses.
Le vent emporte les bassesses.
Je veux vivre certaines largesses.
Dans une vie grisée d’allégresses
Sans plus aucune tristesse.
Mais non plus de tendresse.
Qu’aucune idées traîtresse
Mes pensées ne caressent.
Pardonner la petitesse
N’est certes pas faiblesse.
Ne reste que la richesse
Je le fais sans prouesses
Pour excuser ma tristesse.
Oublier ma délicatesse.
Effacer ma gentillesse
Je me réfugie dans l’ivresse
08:16 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : litterature, poesie, syrius
04.01.2006
Cette ville
C’est une jolie petite ville
Où les gens ne sont pas mieux, ni plus vils,
Une ville peuplée en majorité d’ouvrier
Mais aussi avec quelques beaux quartiers
C’est pourtant bien chez un notable
Dans une famille dite stable
Que vivait ce petit enfant
Espiègle mais pas bien méchant
Comme tous il aimait jouer
Courir, sauter et s’amuser
Il a dorait ces parents
Son papa, un fier col blanc
Sa maman, jolie femme fatale
Qui à tous les hommes déclarait sa flamme.
Un petit couple charmant
Qui n’aimait pas cet enfant.
Il leur était insupportable
De soigner cet enfant adorable.
Voilà pourquoi il était battu
Pourquoi il était chenu
Jusqu'à ce coup fatal
Jusqu'à ce plongeon dans le canal.
C’est sans doute un étranger
Seul un tel aurait pu le frapper
Ces parents ne sauraient avoir tort
Ce sont des gens bien sous tout rapport
Jamais ils n’ont été inquiétés
Jamais ils n’ont été montrés du doigt.
Pourtant ce petit enfant
Ne demandais qu’a vivre tranquillement
Dans cette petite ville
Ou les gens ne sont pas plus vils….
08:39 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius






