31.03.2009
Lettre à Vincent
... et une petite lettre à Vincent, écrite par moi même...
Toi qui pleurais des larmes de couleur,
Dont les mains étaient des œuvres
Dont les doigts se prolongeaient en pinceaux
Et dont la couche était une toile
Toi qui ne faisais qu’un avec ton rêve,
Dont la vie n’était que passion
Dont les yeux ne voyaient pas mais admiraient
Et pour qui vivre était créer.
Tu ne connaissais pas la misère
Car tu te peignais tout ce dont tu as avais besoin
Tu ne connaissais pas la folie
C’est simplement ton monde qui tournait plus vite.
Mais tu connaissais la beauté
C’est même toi qui l’as inventé
Tu connaissais l’amour
Car quand tu aimais, tu t’offrais.
Vincent, si de la haut, dans ce paradis de couleurs
Tu jettes un regard amusé sur notre monde
Et ses collectionneurs qui s’arrachent tes œuvres
A grands coups de milliards de dollars
Si ton regard se pose sur moi
En train de gribouiller quelque toile.
Fais tomber quelques poussières de ton talent
Et rend moi heureux en me l’insufflant.
07:00 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : poesie, peinture, artiste, vincent, van gogh, vincent van gogh
30.03.2009
Complainte de Vincent
Un joli texte écrit en hommage à Vincent Van Gogh par Jacques Prévert.
A Arles où roule le Rhône
Dans l'atroce lumière de midi
Un homme de phosphore et de sang
Pousse une obsédante plainte
Comme une femme qui fait son enfant
Et le linge devient rouge
Et l'homme s'enfuit en hurlant
Pourchassé par le soleil
Un soleil d'un jaune strident
Au bordel tout près du Rhône
L'homme arrive comme un roi mage
Avec son absurde présent
Il a le regard bleu et doux
Le vrai regard lucide et fou
De ceux qui donnent tout à la vie
De ceux qui ne sont pas jaloux
Et montre à la pauvre enfant
Son oreille couchée dans le linge
Et elle pleure sans rien comprendre
Songeant à de tristes présages
L'affreux et tendre coquillage
Où les plaintes de l'amour mort
Et les voix inhumaines de l'art
Se mêlent aux murmures de la mer
Et vont mourir sur le carrelage
Dans la chambre où l'édredon rouge
D'un rouge soudain éclatant
Mélange ce rouge si rouge
Au sang bien plus rouge encore
De Vincent à demi mort
Et sage comme l'image même
De la misère et de l'amour
L'enfant nue toute seule sans âge
Regarde le pauvre Vincent
Foudroyé par son propre orage
Qui s'écroule sur le carreau
Couché dans son plus beau tableau
Et l'orage s'en va calmé indifférent
En roulant devant lui ses grands tonneaux de sang L'éblouissant orage du génie de Vincent
Et Vincent reste là dormant rêvant râlant
Et le soleil au-dessus du bordel
Comme une orange folle dans un désert sans nom
Le soleil sur Arles
En hurlant tourne en rond.
Paroles, 1946 Jacques PREVERT (1900-1977)
07:45 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : poesie, peinture, vincent, van gogh
05.04.2007
Mon dernier soupir
J’ai capturé mon dernier soupir
Pour l’empêcher de s’évanouir
S’en aller pour tout les temps
Dans le nulle part, le néant
L’empêcher de rejoindre la lumière
Celle qu conduit aux temps futur et naguère
Jamais il ne rejoindra l’éternité
D’où il me fera des pieds de nez
Ou de la haut me faire des francs sourires
En regardant ma carcasse en terre pourrir
Il est enfermé dans le grand tiroir
Celui de la commode dans le couloir
Il peut autant qu’il le veut, taper du pied
Pleurer, maugréer, me maudire ou pester
Le tiroir est cadenassé, fermé, cloué
Jamais il ne pourra s’en échapper
Rien que d’y penser me fait frémir
De joie, de bonheur et de plaisir
Car mon dernier soupir escamoté
Comment la mort viendra t elle me chercher ?
Est ce que dans sa fourberie
Madame la mort, cette chipie
Un autre bon moyen trouvera
Pour me faire passer de vie à trépas
Je ne peux enfermer tous mes soupirs
Bien que cela est mon plus cher désir
Ils sont bien trop petits mes tiroirs
Les attraper tous est sans espoir
Il faudra donc bien qu’à l’idée je me fasse
Qu’un jour, de mon corps, la vie elle chasse
09:39 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature
22.02.2007
Le silence
Comment c'est quand ça s'arrête
Quand il n'y a plus de peut-être
Quand nous sommes déjà demain
Et que devant il n'y a plus rien
Que l'aube ressemble au crépuscule
À l’espace sans étoiles, sans lunes
A un grand pas dans l’infini
Où l’on se sent petit, si petit
Comment c’est après marche ou crève
Qu’il n’y a plus rien après la grève
De l’eau sans vagues a perte de vue
Agrippant désespérément une plage nue
Quand les plaines sont sans horizon
Que le soleil brille moins qu’un néon
Et que les bruits de pas autant résonnent
Qu’un condamné demande qu’on le pardonne
Comment c’est quand les fleurs sont en deuil
Quand les arbres ne portent plus de feuilles
Quand le vent s’épuise en gémissements
Que la terre s‘égare en tourments
Quand l’éternité arrive en est à sa fin
Et que l’infini va se rompre les reins
C’est comme une neige qui n’est plus blanche
Comme la fin, un néant, un silence
08:05 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature
05.02.2007
Aux cabinets
Voici un petit poème qui aurait été trouvé dans une toilette publique.
Je trouve que pour écrire aussi joliment sur un tel sujet, il faut ètre un as de de la plume ou en connaitre long sur la "matière" (glup) et, en tout cas, avoir énormément d'humour !!
10:24 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature
07.12.2006
Ment songe
Quelle douceur que le mensonge
Qu’elle bonté que j'en songe
Quand dans sa chaleur je m'engonce
S’inventer tout simplement une vie
Faite toute en duperies
Et faire de sa vie une flânerie
Avoir son propre monde
Être seul maître à la ronde
Vivre dans une rotonde
Avoir vécu toutes les aventures
Ou dans la démesure
Sans craindre aucune usure
Croire mon propre regard
Croire, c’est tout avoir
En jouir sans égard
Faire fi de la réprobation
Nier à l’unisson
Être complètement bidon
Et puis pour finir
Le jour de mourir
Ce sera… pour de rire
12:18 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : litterature, poesie
10.11.2006
Macadam
Ruban de granuleux et sombre macadam
Trace la colline, sans esprit et sans âme
Sur les cœurs se dévide et se déroule
Étend ses tentacules pour happer la foule
Il transforme en glauque poussière
La campagne luxuriante de naguère
Et le bel habit de brume alchimique
A laissé la place aux nuages toxiques
La voûte céleste autrefois illuminée
Et de millions d’étoiles parsemée
Etait bien longtemps avant ce désastre
Décorées par de magnifiques astres
Une nuit d’été, étendu dans l’herbe fraîche
Après une journée chaude et sèche
Il ne pleuvait que des étoiles filantes
Accompagnées de comètes flamboyantes
Champs fleuris et prés verts
Ne sont à présent plus que chimère
Tous ces regards lancés vers l’espoir
S’égarent dans le marasme et le brouillard
Tous les chimistes fantasques
N’ont plus qu’à tomber les masques
Et dans ce bas monde moribond
Se dépêtrer dans leur foutue pollution
13:59 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius
15.10.2006
Tourmentes
Les tourments du vent du nord
Envole l’esprit, encore et encore
Les vagues arrivée à leur crépuscule
Noyant la plage d’une péninsule
Et aveuglent de ces embruns
Le regard égaré des inopportuns
Des uns, émergés du brouillard
Jetant des coups d’œils éparts
Ne peuvent vivre que de leurs rêves
Car jamais n’atteindront la grève
Et las, seront emportés par le vent
Jusqu’à la toute limite des temps
Qu’importe que soit emportée la pensée
Que de rayons lunaires elle soit dardée
Que la tourmente l’emmène ou la noie
L’envoie par le fond ou sur la route de la soie
Qu’elle soit éreintée par les pluies diluviennes
Rien ne l’empêchera de rester sienne
12:21 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius
10.10.2006
Chouette site.
Un site qui conduit aux rêves et à l'enchantement
A consommer sans modération.
10:01 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : site web, poesie, litterature
07.10.2006
Le désamour.
Toi qui m’as abandonné au lieu de me regarder grandir
Je te désaime.
Toi qui m’enfermais pour sortir au lieu de me raconter des histoires
Je te désaime.
Toi qui me laissais traîner les rues au lieu de m’apprendre la vie
Je te désaime.
Toi qui m’as interdit la porte de ton école à cause de mes frusques
Je te désaime.
Toi qui m’as refusé ce boulot à cause de la longueur de mes cheveux
Je te désaime.
Toi qui as décidé seule ce qui est mieux pour tous les deux,
Je te désaime.
Toi qui estimais qu’elle seule est capable d’élever mes enfants
Je te désaime.
Toi qui à refusé de me louer cet appart à cause de ma sale gueule
Je te désaime.
Vous tous, qui jugez sans tenter de comprendre
Je vous désaime
Toi qui m’as pris ma voiture, mon toit, mon moi car j’étais fauché
Je te désaime.
Je te désaime.
Toi qui attires l’attention de tes amis et me désignes du menton, en riant
Je te désaime.
Toi dont le regard m'éclabousse de mépris
Je te désaime
Toi qui as refusé de me soigner car, à tes yeux, j’étais une ruine
Je te désaime.
Toi qui refuses de mettre ma pauvre dépouille dans une boite correcte
Je te désaime.
Toi qui décides que je n’ai même pas droit à une tombe pour moi seul
Je te désaime.
Toi qui, en me recouvrant de terre juges que je ne vaux pas ta sueur
Je te désaime
Toi, la vie qui ne m’a jamais épargné
Je ne te désaime pas… je ne t’ai jamais aimée
12:00 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : litterature poesie, syrius
04.10.2006
Papillon.

Source de l'image : hypo.ge-dip.etat-ge.ch/.../
Papillon
Las de se traîner le nez dans la poussière
De se tordre le cou pour voir le ciel à l’envers
Que l’horizon soit le bout de ses antennes
Il décida que cette vie n’était pas la sienne
Ce petit insecte de jour ou noctambule
Vola à un colibri deux jolies petites plumes
Malicieux, il se les colla sur le dos
Et vers le ciel s’envola sans ajouter un mot
Ignorant qu’il est plus léger que l’air
Il traversa les cieux à la vitesse de l’éclair
Le papillon savourant pleinement son bonheur
A tous fit mirer ses chatoyantes couleurs
Il se mit aussitôt à arpenter les campagnes
En quête d’une appétissante compagne
En rêvant de nombreuses familles
Avec dame papillon il fit des vertes chenilles
En plus d’être au four et au moulin
Il brûlait de fort belle façon son destin
Et reparti aussitôt de par le monde
Car partout il fallait qu’il vagabonde
Mais voulant être ici et ailleurs à la fois
Il se rendit compte, avec émoi
Que par la vitesse, ses frêles ailes brûlèrent
Et depuis… les papillons sont éphémères
07:16 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : litterature, poesie, conte pour enfants, syrius
30.09.2006
Le pélerin.
Si tu passais par ma belle contrée
Aidé d’un bâton au lieu d‘une l’épée
Je t'attendrais au bord du chemin
Avec un broc d'eau et un morceau de pain
Je te saluerais, toi pèlerin
Espérant pouvoir t'embrasser les mains
Voir le reflet de ton regard
M’y plonger comme dans un miroir
Y puiser de l'espérance
Y trouver la persévérance
Espérer voir déteindre ton talent
Et colorer les mots de mon tourment.
Puis te voir reprendre ta route
En sachant, sans avoir aucun doute
Qu’un jour, ayant fait le tour du monde
Et comme notre chère terre est bien ronde
Par un beau matin,
Tu resurgiras au bout de man jardin.
15:52 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : litterature, poesie, syrius
15.09.2006
Le roman.
La vie est un livre dont on tourne les pages
A chacune nous découvrons un nouvel âge
Doucement nous voguons entre les lignes
En tentant tout au long de rester digne
Vivons au son du crissement de la plume
Qui rappelle celui des pneus sur le bitume
En partant de grand matin depuis le prologue
Tentons d’atteindre sans encombre l’épilogue
Ce livre, peut être une douce romance
Qui nous fait vivre dans un monde intense
Un univers sans interdits et sans barrières
Car il reflétera notre monde imaginaire
Il pourra être un roman d’amour
Avec des mots rouges comme toujours
Peut être un roman d’horreur et d’épouvante
Ou encore d’un style bonbon à la menthe
Le lisant, certains prendront de l’avance
Et n’y verrons qu’un signe de la chance
D’autres, au caractère plus amer
Ne jetterons pas un regard en arrière
Sur celui qui prendra du retard
En le traitant mentalement d’ignare
Et se disant sans trop y croire
Qu’il s’est juste trompé d’histoire
Certains seront à la traîne
Trouverons que leur vie est vaine
Ne verrons devant eu que les dos
De ceux se nourrissent d’autres mots
Et pour les rattraper sauterons un chapitre
Mais se rendront compte à juste titre
Que dans ce livre à vivre à perdre haleine
Chaque mot, chaque lettre vaut la peine
Parfois dans un accès de rage
Il arrive que l’on arrache des pages
Coupant ainsi tous les ponts
Avec ces autres que l’on ne juge pas bon
Mettant un terme à une histoire
Effaçant les acteurs de sa mémoire
Oubliant que de cette façon nuisible
Le fil de l’histoire en devient illisible
Tout ce blabla simplement pour dire
Que ce roman, avant de terminer de le lire
N’oublions rien du vécu de ce livre
Pensons à ceux qui nous ont aidé à vivre
Retournons nous vers ceux qui peinent à avancer
Ne perdons pas de vue ceux qui les étapes ont brûlés
Et vivons pleinement cette douce harmonie
Dont on soupire communément, quelle vie.
14:34 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : litterature, poesie, syrius
28.08.2006
Maudite vieillesse.
Pourquoi mon esprit,
N’a-t-il pas vieilli
Pourquoi n’a-t-il pas les maux
Que rencontre ma peau
Pourquoi lorsque que je parle une langue
Les mots les plus simples me manquent
Et que lorsque je réfléchis
Mes mots s’enfuient, les maudits.
Pourquoi mes jambes, pourtant pas de bois
Peinent elles tant à porter mon poids
Et que mon dos ne cesse de craquer
Lorsque je tente de le décourber
Pourquoi mes doigts recroquevillés
Laisse tous les objets s’échapper
Et que mon ouie tant de fois ravie
Ne perçoit plus que des bizarreries
Pourquoi est ce que mes yeux
Ne se sentent jamais mieux
Que quand ils s’égarent
Au bout du quai d’une gare
Pourquoi est ce que mes mains
S’agitent dans l’air, en vain
Cherchant loin dans l’espace
Des choses qui n’y ont pas leur place
Que mes pieds leur chemin ne retrouve plus
Dans cette immense salle des pas perdus
Et que je ressens dans mes viscères
Que je ne le retrouverais plus guère.
Pourquoi mon esprit, lui
N’a-t-il pas vieilli
Et qu’en conservant toute sa finesse
Il m’éclabousse de ma vieillesse.
09:56 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : poesie, syrius, litterature
16.08.2006
Les quatre saisons : l'automne.

Illustration : "Convergence" de Jackson Pollock
Les quatre saisons, l'automne, saison fantastique, saison métallique.
Saison fantastique, tu es une année à toi seule. En septembre tu nous gratifies de jours d’été plus chaud qu’en juillet et août. Tu nous fais espérer que l’été ne cessera plus malgré que ton soleil se retranche de plus en plus tôt derrière le soir. Et pour mieux nous leurrer, tu fais fleurir quelques petites fleurs, tardives mais non moins jolies que celles du printemps.
Puis un matin d’octobre, tu nous surprends par la première gelée et tu nous fait soupirer car malgré ta beauté et tes températures clémentes jusqu’à ce jour, tu nous a gentiment pris par la main pour nous guider lentement vers le froid.
Comme pour te faire pardonner, tu sors alors de ta manche, les plus jolies couleurs qu’il soit, saison métallique, tu peins la nature de couleur cuivre, or, bronze, rouille que tu agrémentes de bruns, de jaunes et d’oranges ou en laissant perdurer des verts foncés pendant quelques jours voir quelques semaines avant de les transformer en rouge presque vif.
C’est alors une explosion de couleurs faisant ressembler la nature à une toile de Jackson Pollok, dans laquelle chaque buisson, chaque arbre, chaque feuille devient une œuvre d’art. Cela découpé sur un ciel rouge embrasé par le soleil couchant, faisant dire aux enfants que c’est Saint Nicolas qui allume ses fours pour cuir les spéculoos.
Parfois, devant la mauvaise humeur des passants qui ne remarquent pas ta beauté, tu te rebiffes en déversant quantité d’eau faisant briller les imperméables et les parapluies sous la lumière blafarde des réverbères, mais les amoureux préfèrent voir la nature mourante recouverte d’un fin suaire de brume. Mourante ? Non pas, simplement assoupie, ankylosée dans l’humidité et le froid mais en attente d’une autre saison.
Et puis, décembre étant la depuis quelques semaines, l’automne choisi de nous quitter, à pas feutrés, sur quelques flocons de neige, afin que l’hiver glisse mieux à sa place.
PS pour les visiteurs hors Belgique, Saint Nicolas dont il est question dans ce texte est un saint qui est fêté en Belgique et je crois aussi en Alsace, le 6 décembre.
A cette occasion les enfants reçoivent des jouets et des friandises, comme pour le Père Noël partout ailleurs... sauf que chez nous, les enfants reçoivent des cadeaux aussi par le Père Noël... aie le portefeuille..
PS bis : mon ami Michel me fait remarquer que la Lorraine connait aussi St Nicolas
et que c'est même le Saint Patron de la Lorraine...
J'aurais du y penser, vu que la Lorraine est la région la plus proche de la Belgique; par contre, j'ignorais que Saint Nicolas ést le patron de la Lorraine.
Merci Michel , amitiés,
10:21 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius
11.08.2006
le passage
Le passage,
Passage pas sage
Pas sage comme une image
Bien qu’il y a des images pas sages
Mais pour la révolte, il n’y a pas d’âge.
Même si pour ce faire, il y a saccage
Même si pour gagner, des âmes se ravage
Voulez vous que je m’explique d’avantage
Qu’à la face je vous crache ma rage
Que je crève mon ciel bouché de nuages
Que je fasse exploser ma colère en orage
Tant pis si dans mes mots il y a dérapage.
Car cela ne se fera pas sans dommages
Après vous avoir transmis mon message
Je tenterais de regagner un rivage
J’accosterais dans un marécage
Ou peut être seras ce une jolie plage
Et y créerais un joli village
Qui sera mon dernier lieu d’ancrage
J’y abolirais tout esclavage
Interdirait les piratages
Autoriserais tous les mariages
Applaudirais les métissages.
Ferais fondre l'acier des cages
Et lèverais tous les barrages
Quand je pourrais enfin tourner la page
Que l’avenir se montrera sans grimage
Que l’espoir montrera son vrai visage
Que dirons la vérité tous les adages
Qu’aux humains je pourrais rendre hommage
Et que le maître mot sera partage
Je me retirerais comme un vieux mage
Dans ma cabane faites de branchages
Au milieu de mes délicieux verts bocages
Je pourrais enfin poser mes bagages
Devenir enfin sage comme une image
Et perpetuer mon passage
07:43 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : poesie, literature
31.07.2006
La couleur des mots
Telles des gouttes de parfums pulvérisées par la plume
Les rimes sont absorbées par le papier qui les hume
Les mots coulent et découlent, étrangement chamarrés
Comme écrits aux pointes d’une armée de pinceaux colorés
Malgré la teinte de l’encre infiniment épaisse et noire
Le texte se prolonge paisiblement en couleurs de l’espoir
Et certaines paroles vives jetées toute en éloquence
Ont pris la couleur discrète de leur transparence
De par l’éventail des mots, habilement choisis
Le conteur fait deviner les teintes de son récit
Couchées sur papier avec une fausse nonchalance
Les paroles révèlent leur douce fragrance
Et promènent le lecteur aux yeux heureux
Sur les berges des rêveries aux tons camaïeux
Puis le prenant par la main il l’emmène vers un sommeil
Ou les mots ressembleront aux couleurs d’un arc en ciel
14:36 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : syrius, poesie, litterature
16.07.2006
Lever de soleil en Ardennes.

Un soleil rouge se lève paresseusement.
Perçant lentement la brume douce qui lui dessine une longue crinière blanche
Son court combat contre l’obscurité éclabousse le paysage de rouge sang
Le bleu nuit du ciel se métamorphose, lentement, en grenat, pourpres, mauve, vermillon. Les nuages hésitent sur la teinte qu’ils doivent adopter et se décident de se draper de rouge cramoisi.
J’assiste à la venue au monde d’un jour nouveau, à la renaissance de couleurs qui existent depuis que le monde est monde mais qui semblent encore plus douces et merveilleuse ce matin.
Les chênes qui bordent la route, les fermes et leurs granges qui, il y encore quelques minutes étaient gris sur fond sombre semblent revivre en se colorant de rose pâle pour les fermes avec leur toits dont les ardoises encore humides de la nuit reflètent des milliers d’éclats de soleil.
Quant aux chênes, le feuillage vert ne tarde pas à prendre le pas sur le rouge qui le colorait il y a quelques instants.
Ensuite, plus loin, au delà des champs, en bordure du chemin de terre, ce sont les sapins qui ce cisèlent une place sur le fond sombre de la foret. Le plus beau, le plus grand, le plus vieux, un mélèze, celui qui est planté à côté de la chapelle de la Dame au Bois, là au croisement du chemin du Mont d’Or et du chemin du Gibet, semble veiller sur la vallée, se penchant d’un air bienveillant, au grés du vent.
Enfin, tandis que des milliers d’oiseaux se réveillent et saluent le jour nouveau en piaillant et chantant sur tous les tons, la forêt tout au fond, semble émerger de la torpeur. Se découpent en premier les bouleaux avec leurs troncs blancs qui se laissent volontiers teinter d’un orange doux, ensuite apparaissent les charmes, les chênes massif et forts et les hêtres majestueux que semblent vouloir aller chatouiller le ventre des nuages. Enfin, apparaissent au pied de ces géants, quelques noisetiers et merisiers.
Le soleil est déjà plus haut dans le ciel et le rouge vire lentement en orange, puis bientôt en jaune vif et lumineux et ses rayons encore doux à cette heure matinale sont caresses sur la peau, tout comme le vrombissement des insectes est caresse pour les oreilles.
Le jour est là il est temps de prendre la route, les foins n’attendent pas.
09:17 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : litterature, poesie, syrius
01.07.2006
Sables mouvants.
Poème inspiré par un fait divers qui s’est déroulé aux Etats Unis.
Un pont était coupé à la circulation, produisant un énorme embouteillage, car une personne menaçait de suicider en se jetant de ce pont. Comme la situation traînait, les badauds ont commencé à encourager la personne à sauter dans le vide, tout simplement pour qu’ils puissent continuer leur chemin tranquillement.
Une vie ne vaut même plus quelque minutes qui seraient gaspillées a regarder la télé en bouffant des chips « light » vautré dans un fauteuil.
Mes semelles collent à la boue
Mon estomac, d’effroi, se noue
Dans la vase je me débats, je m’enlise.
Je n’en puis plus de me battre, je m’épuise
Des passants passent
Que rien ne tracasse
Des passants s’arrêtent
Que ma détresse délecte
Certains regardent autour d’eux
Observent mon sort peu envieux
Cherchent un moyen de m’aider
Cherchent un moyen de me sauver
Puis secouent la tête tristement
Puis s’en vont en soupirant
D’autres détournent les yeux vers l’ailleurs
Vers un monde au loin, peut être meilleur
Si on regarde là où le malheur n’est pas
Parviendra t on croire à qu’il n’existe pas.
Je m’enfonce dans les sables mouvants
J’économise le moindre mouvement
Les badauds s’amassent devant le spectacle
Dont, bien malgré moi, je suis le pinacle
De la foule monte lentement une rumeur
Certains me lancent un regard désapprobateur
Si je suis dans cette situation peu enviable
C’est que je le mérite lance une mégère peu affable
Toutes ses vociférations forment un tintamarre
Il ne manquerait plus que l’apparition d’une fanfare
Je suis à présent embourbé jusqu’au cœur
Le froid, l’humidité m’engonce dans une torpeur
La foule, de plus en plus nombreuse s’impatiente
Mon agonie est sans doute un peu trop lente
Mais quand la boue pénètre ma bouche
Faut il croire qu’aucune souffrance ne les touche
Plus un de ces péquenot n’a envie de partir
Tant mon épreuve les fait bien rire
Et enfin mon ultime gargouillement
Les fait grogner de contentement
Quand je disparus dans un affreux bruit de succions.
De le la foule réjouie j’eu droit à une ovation
Puis tous retournèrent d’un pas pesant
A leurs malheurs qu’ils avaient oublié un instant
A quelque chose malheur est bon dit la maxime
Quelqu’un se demande ce qu’en pense la victime ?
18:19 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : litterature, poesie, syrius
24.06.2006
la fee rouge

La frêle silhouette à la chevelure rouge
L’ombre hirsute qui halète dans le mystère
Qui uniquement dans la brume bouge
Dans le marécage de ses rêves se perd
Créature égarée dans son émotionnel
Petit animal tapit dans ses pensées
Tenaillée par ses pulsions rebelles
Par la beauté de son esprit révélée
L’apparition cristalline à la peau blafarde
Qui attend de la vie qu’elle se réveille
Déambule le long de ses jours, hagarde
En ignorant que quelque part existe son pareil
Ce peut il que vienne un jour en ces marais perdus Extraire du fond de cette eau nauséeuse, de la fange
Un esprit franc que ne rebute ce travail ardu
Et qui à cette créature offrira sa revanche
Un prince de cœur s’égara en cette contrée damnée
Il se crut maudit et à tout jamais dans cet enfer perdu
Alors que jusqu’aux genoux dans la boue emprisonné
L’être étrange déchira le brouillard et le secouru
Le prince épuisé par son combat n’en crut pas ses yeux
Venait d’apparaître et le sauver celle qu’il avait toujours rêvé
Ce marais avait il l’étrange pouvoir d’exaucer son vœu ?
Et le faire secourir par l’être que toute sa vie il a cherché
Amour et tendresse par leur fusion en énergie convertie
De la fange, lentement, fit émerger la créature sublimée
Et depuis planent sur les marais et la forêt, en synergie
Le prince de cœur et la belle reine rouge des fées
16:02 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : litterature, poesie, syrius
21.06.2006
La joute.

Qui de la plume ou de la rose
Gagnera cette joute de prose
Quel messager des quatre vents
En bravant tous les temps
Viendra pour protéger
Les doux mots de son bouclier
Quel chevalier de table ovale
Ou peut être est elle bancale
Viendra, à cette fleur divine
Oter les odieuses épines
Qui comme d’un coup de lance
Percera la peau pour sa défense
Mais ne serait il pas cruel
Qu’au doigt se pique une belle
Et que soit écrit un poème sanglant
Transmit par les couloirs du temps
La plume proposera t elle une trêve
Le rose couchera t elle sur papier son rêve
Sera-ce un conte aux êtres mirifique
Parlera t elle d’un monde féerique
De mondes qui ne connaissent que la paix
Où les hommes et les choses s’aiment pour de vrai
Qu’importe, si les mots prennent leur envolée
Si notre belle par ses écrits est charmée
16:27 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : litterature, poesie, syrius
17.06.2006
Tranche de pain.
Tranche de vie
Tranche de pain
Pour que les yeux rient
Et repousser le chagrin
Te déposer, ma mie
Quelques miettes dans la main
Faim d’aventure
Et de la vie dévorer
En toute désinvolture
De part en part l’arpenter
Du temps ignorer l’usure
Et les années aimer grignoter
Toutes les montagnes gravir
Mirer le monde de tout la haut
La caresse des parfums sentir
L’odeur douce du pain chaud
Les yeux de couleur se remplir
Des merveilles de ce monde si beau
De la vie il faut se repaître
Des aventures entreprises
Par les livres on peut renaître
Sur le bonheur faire mainmise
Les vérités tenter de connaître
Et surmonter toutes les crises.
En ayant la tête garnie de rêves
Comment ne pas faire croyance au futur
Avec sa conscience faire une trêve
Jouir des bons moments à son allure
Des gros plaisirs ou des joies brèves
Comme d’une tartine à la confiture
17:49 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : syrius, litterature, poesie
07.06.2006
Le regard et le rêve.
Un rêve aimant transporté par un regard
Élégamment enveloppé par une brume bleue
Dans un écrin finement tendu de ciel plombé
Un regard déposé là non pas par hasard
Emporté de la contrée des milles lieues
Sur un tapis volant tissé de sourires émerveillés
Entreprenant ce périple vers ce doux lieu choisis
Par ce pèlerinage vers l’esprit, ravis mais épuisé
D’échapper à cette noyade de sens il n’y eu aucun désir
Car revigorer par l’aménité de ses yeux couleur cassis
Le rêve n’eut aucune peine a dans les brumes s’élever
Pour planer dans les limbes à la recherche de leur avenir
Une rêve enfantin, une pensée pâquerette
Prenait un coup de vent chaud, un alizé
Le transformant malicieusement en calèche poétique
Pour vers cette oeillade plaisante et guillerette
Glisser silencieusement comme sur du papier glacé.
Même si cela est de façon bien peu académique
Mais seul compte finalement cette douce rencontre
Ce mariage de deux sens en attente d’êtres bien
Entre un regard canaille et un rêve utopique
Au milieu de la foule ils ne voient aucun autre
Que eux, gravissant les bonheur faits de petits riens
18:01 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : litterature, poesie, syrius
01.06.2006
Le marin fatigué.
Tanguant sous la fatigue
Usé comme ce rafiot qui trop navigue
Le visage craquelé par tous les vents
A scruter les horizons à tous les temps
Les yeux par les cieux délavés
Les cieux par les yeux balayés
Tanné de par les mers chasser le soleil
Pour le voir effriter mille et une merveilles
Essoufflé de gonfler les voiles
Epuisé de recompter les étoiles
Livide de s’être rongé les sangs
De coûte que coûte sortir du rang
Las d’entendre les articulations craquer
Tels de vieux mats par la tempête torturés.
Délicieuse tentation de lâcher le gouvernail
Ne plus tenir ce maudit cap, vaille qui vaille
Avoir dérivé par milles pôles
Laissé moisir son esprit dans des geôles
Être maudit mille fois par l’équateur
Réduits en poussière à l’âcre odeur
Après être happé par l’horizon
Laisser la barre à l’abandon
Sur quelle plage dorée échouer
Sur quels récifs les reins se briser
Chasser la pensée des beautés caressées du regard
Les paradis terrestres rencontrés par hasard
Ne plus voguer que sur la mer des rêves
Et si la vie veut bien conclure une trêve
Laisser reposer ses vieilles mains rêches
Enfin mettre son voilier en cale sèche
Pour la dernière fois, jeter l’ancre
Et achever sa vie rongée par le chancre
11:50 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syriu
19.05.2006
La vengeance

Bon... V'la falloir que je mette encore les pendules à l'heure...
Ce que j'écrits ne me concerne pas directement... C'est de l'imaginaire comme ce qu'écrivent la majorités de écriveurs :o)
Comme celui qui a écrits "Mars Attak " n'a pas été désintégré par un rayon laser, celui qui a écrit "Allien " n'a pas été bouffé par des bestioles pondues dans son estomac et celui qui a écrits "les feux de l'amour" n'a pas couché" avec Brenda, Jana, Jason, Carlton, Sue Ellen (ou c'est Dallas ça ??) et Rantanplan le labrador de John et il n'est pas le papa de Kevin, Barbara, Brenda (mais non, c'est une autre) Al et je ne sais qui d'autre... et moi, je n'ai personne de qui j'aimerais me venger de cette manière... Alors s'il vous plait, cessez de croire toute sorte de choses, je ne connais pas la personne dont il est question dans ce poème, ni dans les autres d’ailleurs, c'est de l'I-MA-GI-NAI-RE.
Merci,
Enfin tu as mal, enfin tu souffres.
Enfin tu as trouvé quelqu’un qui t’inflige tous les maux que tu as infligé à tellement
Quelqu’un qui n’a ni pitié, ni patience, ni compassion, ni d’empathie, qui prend, qui ne donne pas.
Quelqu’un qui te griffe le cœur, qui le réduit en charpie, en bouillie, quelqu’un qui raille ton amour
Telle une hyène qui hume l’air après l’odeur de la charogne, j’attendais, le museau au vent, de sentir l’odeur de ton désarrois, l’odeur de la peur de te retrouver sans lui.
J’étanche ma soif de vengeance aux larmes qui prennent leur source dans tes yeux au regard faussement innocent, mais maintenant si hagards, si vides.
Comme un chien qui a enterré son os en attendant qu’il soit faisandé je peux maintenant enfin me nourrir de ces sanglots qui secouent ton corps frèle, je me délecte de ta peine.
Ton égarement trace mon chemin, ta dérive me montre comme est beau le fleuve de la vie
Tu dégoulines de détresse et je m’en enduit les tripes
La souffrance qui te ronge fait fourmiller mes entrailles de plaisir
Tes pleurs me lavent les yeux, tes cris sont une mélodie.
Ta déchéance me rend vie et plus tu t’éteints et plus mes jours sont lumineux.
Et quand ton cœur sera sec de trop pleurer, je le réduirais en poussière à coups de pilon
J’intrduirais ta poussière de cœur dans un sablier que je retournerait inlassablement pour me montrer comme il est bon, le temps passé sans toi…
Ne dit-on pas que la vengeance est amère ?? La mienne a le goût si doux du miel.
10:12 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius
15.05.2006
Le désespoir du soleil.
Le soleil, au désespoir, pleurait des larmes de plomb.
Tentant de ranimer des terres vierges, des déserts moribonds
Il espérait sauver cette planète en guenille et à la peau fripée
Zébrée à grands coups d’épée de vent et semblant pétrifiée
Tentation désespérée de l’extirper du marasme de poussière
Regrettant amèrement sa désinvolture et son laxisme d’hier
Cette terre qui s’est laissé acheter, abuser, traiter telle une pute
Par d’aveugles spéculateurs, pour l’argent toujours en rut
Sans s’apercevoir qu’était entamé le compte à rebours
Que le néant veillait que soit atteint le point de non retour
Comment allait échapper maintenant au haro, ce dieu Râ
Accusé injustement d’avoir incinéré tout ce bas fatras
Ces pâles requins qui anéantirent ce bouclier protecteur
Etendent à présent un brouillard, de doute et de terreur
Accusé par cette gente d’être la cause de tous leurs malheurs
Le soleil cessa lentement les caresses de sa douce chaleur
Plongeant cette planète égarée pour quelques millénaires
Dans le froid, la pénombre, il entama une ère glaciaire
Il avait renoncé à combattre l’ingratitude, de guère lasse
Le soleil au désespoir pleurait des larmes de glace.
10:45 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius
04.05.2006
Le plus joli mot...

Nom de l'auteur de cette oeuvre illisible, vous pouvez en admirer d'autres sur : http://etlebut.openface.ca/~durocher/art/232/2001.html
Un petit mot, tout simple, de deux syllabes
Moins, ce ne serait vraiment pas convenable
De la part de deux charmantes petites personnes
Ce mot simple et magique à mes oreilles résonne.
Plus beau qu’une véritable mini symphonie
Qui d’entendre autre chose m’ôte l’envie
Parfois, ce mot, d’une lettre ils amputent
Parler, à cet âge, n’est ce pas une dure lutte
Deux êtres qui sont toujours tellement pressés
Alors qu’à les attendre, tant de temps est passé
Pour eux, je dois parfois me déchirer le cœur
En punition, gronderie ou leur faire peur.
Tout cela en leur tenant, très fort, la main
Les guider dans la vie sur le bon chemin
Les voir, la larme à l’œil, prendre leur envol
Être sur que leur vie ne souffrira d’aucun bémol
Pour enfin pouvoir m’éclipser à tous petits pas
Sachant qu’il me diront toujours le mot magique ….. papa….
14:31 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius
24.04.2006
Ma tombe

De quoi sera fait ma tombe, trou dans le ventre de la mère, la terre
Aboutissement froid, sombre et humide ou porte ouverte sur un nouvel univers
Cercueil sobre en sapin clair, recouvert de moult pelletées de terre fraîche
Et pardessus, une pierre froide, lisse, épaisse et lourde, si lourde
Comme si quelqu’un craignait de me voir ressurgir de parmi les morts
Et de le taquiner en le tirant pas les pieds ou le torturer durant son sommeil
Ces vaniteux qui imaginent qu’ils auront encore de l’importance à mes yeux vides
Comme si je ne mérite pas de me reposer, enfin…
Sans doute aurais-je une jolie épitaphe gravée dans la pierre
Quelques jolies fleurs, dommage qu’elles doivent mourir à cause de moi, après moi
Et puis, et puis…
Me voilà dans mon joli cimetière entouré d’un haut mur de pierres grises et humides
Un mur ! Je ricane, celui qui est là ne s’enfuira pas, celui qui n’y est pas n’y viendra pas.
Une grille en fer forgé, rouillée et qui grince a en éclater les dents
Et quand vient la nuit, la lune rousse étale les ombres des tombes outrageusement tapageuses de quelques bourgeois ventripotent se rendant compte tardivement que leur vie était si pingre en bonté et tentant de se racheter.
Des vierges en pleurs ou en prière, des crucifix démesurés, des anges aux ailes déployées et parfois brisées.
Tentatives insensées, désespérées et, j’espère vaines, de s’acheter un bout de paradis.
Dans la brume, les feux follets joueront à cache-cache, allant de tombe en tombe tels des âmes perdues et effrayant les adolescents qui tenteraient de démontrer leur courage en allant déambuler nuitamment dans le cimetière.
Et puis, et puis…
Les années passeront mais quelle importance peut bien avoir une année en cet endroit.
Les visites, pour autant qu’il y en ai eu, s’espaceront puis cesseront
Seuls quelques badauds tenteront de déchiffrer l’épitaphe rongée par le temps
La pierre tombale, recouverte de mousses se dissimulera dans les hautes herbes que plus personne ne vient arracher, depuis si longtemps et puis, une année, lors d’un hiver vigoureux, il gèlera à pierre fendre et ma pierre se fendra..
La neige fondue puis la pluie s’infiltrera jusqu’à mon misérable cercueil dont elle achèvera de faire pourrir le bois et enfin, après tant de décennies, peut être un siècle, un rayon de soleil viendra caresser mon crâne abandonné de ses cheveux.
Me voilà libre à nouveau… enfin libre… mais libre d’aller où.. je ne fais plus partie de ce monde… et puis je suis bien là… dans ma tombe.
12:55 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius
22.04.2006
Ca, jamais !!

Image prélevée sur http://www.prevention.ch/haltealaviolence.htm
A Dou...
Une pluie acide tombait sur sa vie amère, se mélangeant aux larmes qui mouillaient son visage.
Son moral plus bas que terre la faisait souffrir presque autant que les plaies dans sa chair.
Ses lunettes noires détonnaient sous son ciel ravagé et sombre et cachaient à peine les yeux tuméfiés.
Pas plus que ces manches longues ne parvenaient à dissimuler les meurtrissures sur ces bras
Un être vil et abject qui prétend être un homme soufflait ces nuages noirs et épais.
Un animal a figure humaine voulait la mater, la posséder, la tenir en cage, la garder en sa rage.
Cet espèce d’insecte rampant jubilait de la voir vivre ou survivre la peur au ventre
Gonflant comme une baudruche quant il se vantait de la briser comme une brindille
Et se dégonflant derechef comme un poltron dés qu’il rencontrait quelqu’un de plus fort.
Tu pensais être si important, si puissant de posséder cette petite femme dans le creux de ta main.
Sale type transparent et insipide qui bandait quand elle criait pitié sous tes coups
Toi qui n’es que l’hombre d’un humain, un semblant d’homme, je te hais, je te vomis.
Tu es de la race qui rend malade, qui rend malheureux, qui rend fou, qui rend mort
Tu ne mérites pas qu’on coupe un sapin pour faire les planches de ton cercueil
Tu ne mérites pas la terre qui recouvrira ta misérable dépouille et que tu souilleras du jus de ton cadavre.
C’est toi la vermine et c’est moi qui a honte. Honte qu’on te nomme un homme comme moi
Honte de dire que je vis sur le même monde que toi, que je respire le même oxygène
Pensais tu donc que cette femme, si fragile, que tu es sensé protéger courberait l’échine toute sa vie
Croyais tu donc qu’elle te laisserait assouvir ta bassesse sur ses petits, sur le sang de son sang,
la chair de sa chair, le fruit de son amour qui a mûri dans son ventre, grandi dans son cœur
De sa frêle stature elle s’est dressée devant toi, t’a tenu tête, a encaissé tes coups à leur place
Sans plus aucune crainte, sans plus aucune plainte elle t’a repoussé dans ton trou comme un rat que tu es
Et là tu as vu ce qu’est la détermination, l’abnégation, ce que veut dire le mot courage.
Là tu as compris que tu as perdu, que tu perdras toujours, que tu n’auras jamais droit à l’amour
A l’amour d’une femme, de ta femme et de celui plus cher que tout, à l’amour de tes enfants.
10:45 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litteraute, syrius
20.04.2006
Le départ de l'orientale.

J’aimerais te faire croire que ça ne me fait ni chaud ni froid
Je voudrais te crier de t’en aller si cela te rend heureuse
Que je ne penserais plus à toi, même à mes heures creuses
Que je m’en fiche, vas donc ailleurs si tu as mieux à y faire
Avec d’autres gens en d’autres lieux s’ils parviennent a te plaire
Et puis tant pis, pour toi je ne perdrais pas d’avantage de temps
Tu veux nous lâcher, nous oublier et bien va t’en, salut et bon vent
Mais j’ai peine a croire que cela semble venir du cœur
Cela sonnera faux, pour mentir, je suis loin d’être le meilleur
Et j’ai bien trop de peine pour ne pas laisser paraître ma tristesse
Je te quémande alors et même, je mendie, une simple promesse
Si au hasard d’une nuit, tu vois briller une jolie étoile
Tu te souviendras de celle que tu as oublié sur la toile
Alors tu viendras en cachette, souffler sur notre moral maigrelet
Quelques écrits chaud, doux et mystérieux dont tu as le secret
Si un jour tu te sens seul ou juste la juste la tête à l'envers
Ou si par malheur tu devais faire la traversée d’un désert
Et que qu’aucun oasis ne soit en vue, ni réel, ni en mirage
Ou si un jour tu te sens flouée, abusée ou mise en cage
Pense alors à ces amis que tu as non pas abandonnés mais quittés
Pour aller courir les mondes et les mers chercher d’autres vérités
Tous se tourneront vers toi le cœur et les bras grands ouverts
Pour t’accueillir, mystérieuse orientale dont le retour on espère.
09:11 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius






