31.03.2009

Lettre à Vincent

... et une petite lettre à Vincent, écrite par moi même...

 

Toi qui pleurais des larmes de couleur,

Dont les mains étaient des œuvres

Dont les doigts se prolongeaient en pinceaux

Et dont la couche était une toile

 

Toi qui ne faisais qu’un avec ton rêve,

Dont la vie n’était que passion

Dont les yeux ne voyaient pas mais admiraient

Et pour qui vivre était créer.

 

Tu ne connaissais pas la misère

Car tu te peignais tout ce dont tu as avais besoin

Tu ne connaissais pas la folie

C’est simplement ton monde qui tournait plus vite.

 

Mais tu connaissais la beauté

C’est même toi qui l’as inventé

Tu connaissais l’amour

Car quand tu aimais, tu t’offrais.

 

Vincent, si de la haut, dans ce paradis de couleurs

Tu jettes un regard amusé sur notre monde

Et ses collectionneurs qui s’arrachent tes œuvres

A grands coups de milliards de dollars

 

Si ton regard se pose sur moi

En train de gribouiller quelque toile.

Fais tomber quelques poussières de ton talent                           

Et rend moi heureux en me l’insufflant.

 

30.03.2009

Complainte de Vincent

Un joli texte écrit en hommage à Vincent Van Gogh par Jacques Prévert.

A Arles où roule le Rhône
Dans l'atroce lumière de midi
Un homme de phosphore et de sang
Pousse une obsédante plainte
Comme une femme qui fait son enfant
Et le linge devient rouge
Et l'homme s'enfuit en hurlant
Pourchassé par le soleil
Un soleil d'un jaune strident
Au bordel tout près du Rhône
L'homme arrive comme un roi mage
Avec son absurde présent
Il a le regard bleu et doux
Le vrai regard lucide et fou
De ceux qui donnent tout à la vie
De ceux qui ne sont pas jaloux
Et montre à la pauvre enfant
Son oreille couchée dans le linge
Et elle pleure sans rien comprendre
Songeant à de tristes présages
L'affreux et tendre coquillage
Où les plaintes de l'amour mort
Et les voix inhumaines de l'art
Se mêlent aux murmures de la mer
Et vont mourir sur le carrelage
Dans la chambre où l'édredon rouge
D'un rouge soudain éclatant
Mélange ce rouge si rouge
Au sang bien plus rouge encore
De Vincent à demi mort
Et sage comme l'image même
De la misère et de l'amour
L'enfant nue toute seule sans âge
Regarde le pauvre Vincent
Foudroyé par son propre orage
Qui s'écroule sur le carreau
Couché dans son plus beau tableau
Et l'orage s'en va calmé indifférent
En roulant devant lui ses grands tonneaux de sang L'éblouissant orage du génie de Vincent
Et Vincent reste là dormant rêvant râlant
Et le soleil au-dessus du bordel
Comme une orange folle dans un désert sans nom
Le soleil sur Arles
En hurlant tourne en rond.
Paroles, 1946 Jacques PREVERT (1900-1977)

 

07:45 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : poesie, peinture, vincent, van gogh

05.04.2007

Mon dernier soupir

J’ai capturé mon dernier soupir

Pour l’empêcher de s’évanouir

S’en aller pour tout les temps

Dans le nulle part, le néant

L’empêcher de rejoindre la lumière

Celle qu conduit aux temps futur et naguère

Jamais il ne rejoindra l’éternité

D’où il me fera des pieds de nez

Ou de la haut me faire des francs sourires

En regardant ma carcasse en terre pourrir

 

Il est enfermé dans le grand tiroir

Celui de la commode dans le couloir

Il peut autant qu’il le veut, taper du pied

Pleurer, maugréer, me maudire ou pester

Le tiroir est cadenassé, fermé, cloué

Jamais il ne pourra s’en échapper

Rien que d’y penser me fait frémir

De joie, de bonheur et de plaisir

Car mon dernier soupir escamoté

Comment la mort viendra t elle me chercher ?

 

Est ce que dans sa fourberie

Madame la mort, cette chipie

Un autre bon moyen trouvera

Pour me faire passer de vie à trépas

Je ne peux enfermer tous mes soupirs

Bien que cela est mon plus cher désir

Ils sont bien trop petits mes tiroirs

Les attraper tous est sans espoir

Il faudra donc bien qu’à l’idée je me fasse

Qu’un jour, de mon corps, la vie elle chasse

09:39 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature

22.02.2007

Le silence

 

 

Comment c'est quand ça s'arrête

Quand il n'y a plus de peut-être

Quand nous sommes déjà demain

Et que devant il n'y a plus rien

Que l'aube ressemble au crépuscule

À l’espace sans étoiles, sans lunes 

A un grand pas dans l’infini

Où l’on se sent petit, si petit

 

Comment c’est après marche ou crève

Qu’il n’y a plus rien après la grève

De l’eau sans vagues a perte de vue        

Agrippant désespérément une plage nue

Quand les plaines sont sans horizon

Que le soleil brille moins qu’un néon

Et que les bruits de pas autant résonnent

Qu’un condamné demande qu’on le pardonne

 

Comment c’est quand les fleurs sont en deuil

Quand les arbres ne portent plus de feuilles

Quand le vent s’épuise en gémissements

Que la terre s‘égare en tourments

Quand l’éternité arrive en est à sa fin     

Et que l’infini va se rompre les reins

C’est comme une neige qui n’est plus blanche

Comme la fin, un néant, un silence

08:05 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature

05.02.2007

Aux cabinets

Voici un petit poème qui aurait été trouvé dans une toilette publique.

Je trouve que pour écrire aussi joliment sur un tel sujet, il faut ètre un as de de la plume ou en connaitre long sur la "matière" (glup) et, en tout cas, avoir énormément d'humour !!

 

Malgré l'humour et la vertu
Il faut ici montrer son cul
Malgré la haine et la fierté
Il faut ici se défroquer
Malgré l'amour et la tendresse
Il faut ici montrer ses fesses.
 
Poussez ! poussez ! les constipés
Le temps ici n'est pas compté
Venez ! venez ! foules empressées
Soulager là votre diarrhée
Car en ces lieux souvent chéris
Même le papier y est fourni.
 
Soit qu'on y pète, soit qu'on y rote
Tout est permis au sein des chiottes
Mais ? graine de vérole ou de morpion
N'oubliez pas d'vous laver l'fion
De ces WC tant usités
Préservez donc l'intégrité.
 
Rendons gloire à nos vespasiennes
De faïence ou de porcelaine !
Que l'on soit riche ou bien fauché
Jamais de classe dans les WC
Pines de smicards ou de richards
Venez tous voir mon urinoir !
 
Qu'ils s'appellent chiottes, goguenots, waters
Tout l'monde y pose son derrière
On les dit turcs ou bien tinettes
Tout est une question de cuvette
Quand celles-ci se trouvent bouchées
Nous voilà tous bien emmerdés.
 
Entrez, entrez aux cabinets
Nous raconter vos p'tits secrets
Savoir péter c'est tout un art
Pour ne pas chier dans son falzar.
 
Si cet écrit vous semble idiot
Torchez-vous-en vite au plus tôt
Si au contraire il peut vous plaire
Affichez-le dans vos waters !!!
 
Auteur anonyme.

10:24 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature

07.12.2006

Ment songe

 

 

Quelle douceur que le mensonge

Qu’elle bonté que j'en songe

Quand dans sa chaleur je m'engonce

 

S’inventer tout simplement une vie

Faite toute en duperies

Et faire de sa vie une flânerie

 

Avoir son propre monde      

Être seul maître à la ronde 

Vivre dans une rotonde

 

Avoir vécu toutes les aventures

Ou dans la démesure  

Sans craindre aucune usure

 

Croire mon propre regard

Croire, c’est tout avoir               

En jouir sans égard

 

Faire fi de la réprobation

Nier à l’unisson

Être complètement bidon    

 

Et puis pour finir     

Le jour de mourir      

Ce sera… pour de rire

 

12:18 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : litterature, poesie

10.11.2006

Macadam

 

Ruban de granuleux et sombre macadam

Trace la colline, sans esprit et sans âme       

Sur les cœurs se dévide et se déroule            

Étend ses tentacules pour happer la foule    

Il transforme en glauque poussière

La campagne luxuriante de naguère

Et le bel habit de brume alchimique

A laissé la place aux nuages toxiques

       

La voûte céleste autrefois illuminée

Et de millions d’étoiles parsemée

Etait bien longtemps avant ce désastre

Décorées par de magnifiques astres

Une nuit d’été, étendu dans l’herbe fraîche

Après une journée chaude et sèche       

Il ne pleuvait que des étoiles filantes

Accompagnées de comètes flamboyantes

 

Champs fleuris et prés verts

Ne sont à présent plus que chimère

Tous ces regards lancés vers l’espoir

S’égarent dans le marasme et le brouillard

Tous les chimistes fantasques

N’ont plus qu’à tomber les masques

Et dans ce bas monde moribond

Se dépêtrer dans leur foutue pollution

 

13:59 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius

15.10.2006

Tourmentes

Les tourments du vent du nord

Envole l’esprit, encore et encore

Les vagues arrivée à leur crépuscule

Noyant la plage d’une péninsule

Et aveuglent de ces embruns

Le regard égaré des inopportuns

 

Des uns, émergés du brouillard

Jetant des coups d’œils éparts        

Ne peuvent vivre que de leurs rêves

Car jamais n’atteindront la grève

Et las, seront emportés par le vent

Jusqu’à la toute limite des temps

 

Qu’importe que soit emportée la pensée

Que de rayons lunaires elle soit dardée    

Que la tourmente  l’emmène ou la noie

L’envoie par le fond ou sur la route de la soie

Qu’elle soit éreintée par les pluies diluviennes

Rien ne l’empêchera de rester sienne

 

 

 

12:21 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius

10.10.2006

Chouette site.

Un site qui conduit aux rêves et à l'enchantement

 

http://www.antre-lyre.com

 

A consommer sans modération.

 

 

aaaaaaaaaaaaaaaaa

 

10:01 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : site web, poesie, litterature

07.10.2006

Le désamour.

Toi qui m’as abandonné au lieu de me regarder grandir

Je te désaime.

Toi qui m’enfermais pour sortir au lieu de me raconter des histoires

Je te désaime.

Toi qui me laissais traîner les rues au lieu de m’apprendre la vie

Je te désaime.

Toi qui m’as interdit la porte de ton école à cause de mes frusques

Je te désaime.

Toi qui m’as refusé ce boulot à cause de la longueur de mes cheveux

Je te désaime.

Toi qui as décidé seule ce qui est mieux pour tous les deux,

Je te désaime.

Toi qui estimais qu’elle seule est capable d’élever mes enfants

Je te désaime.

Toi qui à refusé de me louer cet appart à cause de ma sale gueule

Je te désaime.

Vous tous, qui jugez sans tenter de comprendre

Je vous désaime

 

Toi qui m’as pris ma voiture, mon toit, mon moi car j’étais fauché

Je te désaime.

Toi qui, au sortir d’un restaurant chic, as refusé une piécette

Je te désaime.

Toi qui attires l’attention de tes amis et me désignes du menton, en riant

Je te désaime.

Toi dont le regard m'éclabousse de mépris

Je te désaime

Toi qui as refusé de me soigner car, à tes yeux, j’étais une ruine   

Je te désaime.

Toi qui refuses de mettre ma pauvre dépouille dans une boite correcte

Je te désaime.

Toi qui décides que je n’ai même pas droit à une tombe pour moi seul

Je te désaime.

Toi qui, en me recouvrant de terre juges que je ne vaux pas ta sueur

Je te désaime

Toi, la vie qui ne m’a jamais épargné

Je ne te désaime pas… je ne t’ai jamais aimée

12:00 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : litterature poesie, syrius

04.10.2006

Papillon.

papillon

Source de l'image : hypo.ge-dip.etat-ge.ch/.../html/Archives.htm....

 

 

Papillon

 

Las de se traîner le nez dans la poussière

De se tordre le cou pour voir le ciel à l’envers

Que l’horizon soit le bout de ses antennes

Il décida que cette vie n’était pas la sienne

Ce petit insecte de jour ou noctambule

Vola à un colibri deux jolies petites plumes

Malicieux, il se les colla sur le dos   

Et vers le ciel s’envola sans ajouter un mot

Ignorant qu’il est plus léger que l’air

Il traversa les cieux à la vitesse de l’éclair  

Le papillon savourant pleinement son bonheur

A tous fit mirer ses chatoyantes couleurs

Il se mit aussitôt à arpenter les campagnes

En quête d’une appétissante compagne

En rêvant de nombreuses familles   

Avec dame papillon il fit des vertes chenilles

En plus d’être au four et au moulin 

Il brûlait de fort belle façon son destin

Et reparti aussitôt de par le monde  

Car partout il fallait qu’il vagabonde

Mais voulant être ici et ailleurs à la fois

Il se rendit compte, avec émoi

Que par la vitesse, ses frêles ailes brûlèrent

Et depuis… les papillons sont éphémères

 

 

30.09.2006

Le pélerin.

Si tu passais par ma belle contrée

Aidé d’un bâton au lieu d‘une l’épée

Je t'attendrais au bord du chemin

Avec un broc d'eau et un morceau de pain

Je te saluerais, toi pèlerin

 Espérant pouvoir t'embrasser les mains

Voir le reflet de ton regard

M’y plonger comme dans un miroir

Y puiser de l'espérance

Y trouver la persévérance

Espérer voir déteindre ton talent

Et colorer les mots de mon tourment.

Puis te voir reprendre ta route

En sachant, sans avoir aucun doute

Qu’un jour, ayant fait le tour du monde

Et comme notre chère terre est bien ronde

Par un beau matin,

Tu resurgiras au bout de man jardin.

15:52 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : litterature, poesie, syrius

15.09.2006

Le roman.

La vie est un livre dont on tourne les pages

A chacune nous découvrons un nouvel âge

Doucement nous voguons entre les lignes

En tentant tout au long de rester digne            

Vivons au son du crissement de la plume

Qui rappelle celui des pneus sur le bitume

En partant de grand matin depuis le prologue

Tentons d’atteindre sans encombre l’épilogue 

 

Ce livre, peut être une douce romance       

Qui nous fait vivre dans un monde intense

Un univers sans interdits et sans barrières      

Car il reflétera notre monde imaginaire

Il pourra être un roman d’amour       

Avec des mots rouges comme toujours

Peut être un roman d’horreur et d’épouvante

Ou encore d’un style bonbon à la menthe

 

Le lisant, certains prendront de l’avance 

Et n’y verrons qu’un signe de la chance

D’autres, au caractère plus amer      

Ne jetterons pas un regard en arrière

Sur celui qui prendra du retard

En le traitant mentalement d’ignare

Et se disant sans trop y croire    

Qu’il s’est juste trompé d’histoire

 

Certains seront à la traîne  

Trouverons que leur vie est vaine

Ne verrons devant eu que les dos

De ceux se nourrissent d’autres mots

Et pour les rattraper sauterons un chapitre    

Mais se rendront compte à juste titre

Que dans ce livre à vivre à perdre haleine

Chaque mot, chaque lettre vaut la peine

 

Parfois dans un accès de rage    

Il arrive que l’on arrache des pages

Coupant  ainsi tous les ponts      

Avec ces autres que l’on ne juge pas bon

Mettant un terme à une histoire 

Effaçant les acteurs de sa mémoire   

Oubliant que de cette façon nuisible  

Le fil de l’histoire en devient illisible

 

Tout ce blabla simplement pour dire 

Que ce roman, avant de terminer de le lire

N’oublions rien du vécu de ce livre

Pensons à ceux qui nous ont aidé à vivre

Retournons nous vers ceux qui peinent à avancer

Ne perdons pas de vue ceux qui les étapes ont brûlés

Et vivons pleinement cette douce harmonie      

Dont on soupire communément, quelle vie.

14:34 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : litterature, poesie, syrius

28.08.2006

Maudite vieillesse.

Pourquoi mon esprit,

N’a-t-il pas vieilli

Pourquoi n’a-t-il pas les maux

Que rencontre ma peau

Pourquoi lorsque que je parle une langue

Les mots les plus simples me manquent

Et que lorsque je réfléchis        

Mes mots s’enfuient, les maudits.

Pourquoi mes jambes, pourtant pas de bois

Peinent elles tant à porter mon poids

  Et que mon dos ne cesse de craquer    

     Lorsque je tente de le décourber          

Pourquoi mes doigts recroquevillés

Laisse tous les objets s’échapper

Et que mon ouie tant de fois ravie

Ne perçoit plus que des bizarreries

Pourquoi est ce que mes yeux  

Ne se sentent jamais mieux

Que quand ils s’égarent

Au bout du quai d’une gare

Pourquoi est ce que mes mains 

S’agitent dans l’air, en vain

Cherchant loin dans l’espace

Des choses qui n’y ont pas leur place

Que mes pieds leur chemin ne retrouve plus

Dans cette immense salle des pas perdus

Et que je ressens dans mes viscères

Que je ne le retrouverais plus guère.

Pourquoi mon esprit, lui

N’a-t-il pas vieilli

Et qu’en conservant toute sa finesse

Il m’éclabousse de ma vieillesse.

 

09:56 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : poesie, syrius, litterature

16.08.2006

Les quatre saisons : l'automne.

Illustration : "Convergence" de Jackson Pollock

Les quatre saisons, l'automne, saison fantastique, saison métallique.

 

Saison fantastique, tu es une année à toi seule. En septembre tu nous gratifies de jours d’été plus chaud qu’en juillet et août. Tu nous fais espérer que l’été ne cessera plus malgré que ton soleil se retranche de plus en plus tôt derrière le soir. Et pour mieux nous leurrer, tu fais  fleurir quelques petites fleurs, tardives mais non moins jolies que celles du printemps.

Puis un matin d’octobre, tu nous surprends par la première gelée et tu nous fait soupirer car malgré ta beauté et tes températures clémentes jusqu’à ce jour,  tu nous a gentiment pris par la main pour nous guider lentement vers le froid.

Comme pour te faire pardonner, tu sors alors de ta manche, les plus jolies couleurs qu’il soit, saison métallique,  tu peins la nature de couleur cuivre, or, bronze, rouille que tu agrémentes de bruns, de jaunes et d’oranges ou en laissant perdurer des verts foncés pendant quelques jours voir quelques semaines avant de les transformer en rouge presque vif.

C’est alors une explosion de couleurs faisant ressembler la nature à une toile de Jackson Pollok, dans laquelle chaque buisson, chaque arbre, chaque feuille devient une œuvre d’art. Cela découpé sur un ciel rouge embrasé par le soleil couchant, faisant dire aux enfants que c’est Saint Nicolas qui allume ses fours pour cuir les spéculoos.

Parfois, devant la mauvaise humeur des passants qui ne remarquent pas ta beauté, tu te rebiffes en déversant quantité d’eau faisant briller les imperméables et les parapluies sous la lumière blafarde des réverbères, mais les amoureux préfèrent voir la nature mourante recouverte d’un fin suaire de brume. Mourante ? Non pas, simplement assoupie, ankylosée dans l’humidité et le froid mais en attente d’une autre saison.

Et puis, décembre étant la depuis quelques semaines, l’automne choisi de nous quitter, à pas feutrés, sur quelques flocons de neige, afin que l’hiver glisse mieux à sa place.

PS pour les visiteurs hors Belgique, Saint Nicolas dont il est question dans ce texte est un saint qui est fêté en Belgique et je crois aussi en Alsace, le 6 décembre.

A cette occasion les enfants reçoivent des jouets et des friandises, comme pour le Père Noël partout ailleurs... sauf que chez nous, les enfants reçoivent des cadeaux aussi par le Père Noël... aie le portefeuille.. 

 

PS bis : mon ami Michel me fait remarquer que la Lorraine connait aussi St Nicolas et que c'est même le Saint Patron de la Lorraine... 

 

J'aurais du y penser, vu que la Lorraine est la région la plus proche de la Belgique; par contre,  j'ignorais que Saint Nicolas ést le patron de la Lorraine.

Merci Michel , amitiés,

10:21 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius

11.08.2006

le passage

Le passage,

Passage pas sage

Pas sage comme une image

Bien qu’il y a des images pas sages

Mais pour la révolte, il n’y a pas d’âge.

Même si pour ce faire, il y a saccage

Même si pour gagner, des âmes se ravage

 

Voulez vous que je m’explique d’avantage 

Qu’à la face je vous crache ma rage     

Que je crève mon ciel bouché de nuages

Que je fasse exploser ma colère en orage

Tant pis si dans mes mots il y a dérapage.

Car cela  ne se fera pas sans dommages

 

Après vous avoir transmis mon message

Je tenterais de regagner un rivage

J’accosterais dans un marécage

Ou peut être seras ce une jolie plage

Et y créerais un joli village

Qui sera mon dernier lieu d’ancrage

 

J’y abolirais tout esclavage

Interdirait les piratages

Autoriserais tous les mariages

Applaudirais les métissages.

Ferais fondre l'acier des cages

Et lèverais tous les barrages

 

 

Quand je pourrais enfin tourner la page

Que l’avenir se montrera sans grimage

Que l’espoir montrera son vrai visage

Que dirons la vérité tous les adages

Qu’aux humains je pourrais rendre hommage

Et que le maître mot sera partage

 

 

Je me retirerais comme un vieux mage

Dans ma cabane faites de branchages

Au milieu de mes délicieux verts bocages

Je pourrais enfin poser mes bagages

Devenir enfin sage comme une image     

Et perpetuer mon passage

 

 

07:43 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : poesie, literature

31.07.2006

La couleur des mots

Telles des gouttes de parfums pulvérisées par la plume

Les rimes sont absorbées par le papier qui les hume

Les mots coulent et découlent, étrangement chamarrés

Comme écrits aux pointes d’une armée de pinceaux colorés

Malgré la teinte de l’encre infiniment épaisse et noire

Le texte se prolonge paisiblement en couleurs de l’espoir

Et certaines paroles vives jetées toute en éloquence

Ont pris la couleur discrète de leur transparence

De par l’éventail des mots, habilement choisis

Le conteur fait deviner les teintes de son récit

Couchées sur papier  avec une fausse nonchalance

Les paroles révèlent leur douce fragrance

Et promènent le lecteur aux yeux heureux

Sur les berges des rêveries aux tons camaïeux

Puis le prenant par la main il l’emmène vers un sommeil

Ou les mots ressembleront aux couleurs d’un arc en ciel

 

14:36 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : syrius, poesie, litterature

16.07.2006

 Lever de soleil en Ardennes.

 

Un soleil rouge se lève paresseusement.

Perçant lentement la brume douce qui lui dessine une longue crinière blanche

Son court combat contre l’obscurité éclabousse le paysage de rouge sang

Le bleu nuit du ciel se métamorphose, lentement, en grenat, pourpres, mauve, vermillon. Les nuages hésitent sur la teinte qu’ils doivent adopter et se décident de se draper de rouge cramoisi.

J’assiste à la venue au monde d’un jour nouveau, à la renaissance de couleurs qui existent depuis que le monde est monde mais qui semblent encore plus douces et merveilleuse ce matin.

Les chênes qui bordent la route, les fermes et leurs granges qui, il y encore quelques minutes étaient gris sur fond sombre semblent revivre en se colorant de rose pâle pour les fermes avec leur toits dont les ardoises encore humides de la nuit reflètent des milliers d’éclats de soleil.

Quant aux chênes, le feuillage vert ne tarde pas à prendre le pas sur le rouge qui le colorait il y a quelques instants.

Ensuite, plus loin, au delà des champs, en bordure du chemin de terre, ce sont les sapins qui ce cisèlent une place sur le fond sombre de la foret. Le plus beau, le plus grand, le plus vieux, un mélèze, celui qui est planté à côté de la chapelle de la  Dame au Bois, là au croisement du chemin du Mont d’Or et du chemin du Gibet, semble veiller sur la vallée, se penchant d’un air bienveillant, au grés du vent.

Enfin, tandis que des milliers d’oiseaux se réveillent et saluent le jour nouveau en piaillant et chantant sur tous les tons, la forêt tout au fond, semble émerger de la torpeur. Se découpent en premier les bouleaux avec leurs troncs blancs qui se laissent volontiers teinter d’un orange doux, ensuite apparaissent les charmes, les chênes massif et forts et les hêtres majestueux que semblent vouloir aller chatouiller le ventre des nuages. Enfin, apparaissent au pied de ces géants, quelques noisetiers et merisiers.

Le soleil est déjà plus haut dans le ciel et le rouge vire lentement en orange, puis bientôt en jaune vif  et lumineux et ses rayons encore doux à cette heure matinale sont caresses sur la peau, tout comme le vrombissement des insectes est caresse pour les oreilles.

Le jour est là il est temps de prendre la route, les foins n’attendent pas.

 

 

09:17 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : litterature, poesie, syrius

01.07.2006

Sables mouvants.

 

Poème inspiré par un fait divers qui s’est déroulé aux Etats Unis.

Un pont était coupé à la circulation, produisant un énorme embouteillage, car une personne menaçait de suicider en se jetant de ce pont. Comme la situation traînait, les badauds ont commencé à encourager la personne à sauter dans le vide, tout simplement pour qu’ils puissent continuer leur chemin tranquillement.

Une vie ne vaut même plus quelque minutes qui seraient gaspillées a regarder la télé en bouffant des chips « light » vautré dans un fauteuil.

 

 

 

 

Mes semelles collent à la boue

Mon estomac, d’effroi, se noue

Dans la vase je me débats, je m’enlise.

Je n’en puis plus de me battre, je m’épuise

Des passants passent

Que rien ne tracasse

Des passants s’arrêtent

Que ma détresse délecte

Certains regardent autour d’eux

Observent mon sort peu envieux

Cherchent un moyen de m’aider

Cherchent un moyen de me sauver

Puis secouent la tête tristement

Puis s’en vont en soupirant

D’autres détournent les yeux vers l’ailleurs

Vers un monde au loin, peut être meilleur

Si on regarde là où le malheur n’est pas

Parviendra t on croire à qu’il n’existe pas.

Je m’enfonce dans les sables mouvants

J’économise le moindre mouvement

Les badauds s’amassent devant le spectacle

Dont, bien malgré moi, je suis le pinacle

De la foule monte lentement une rumeur

Certains me lancent un regard désapprobateur

Si je suis dans cette situation peu enviable

C’est que je le mérite lance une mégère peu affable

Toutes ses vociférations forment un tintamarre

Il ne manquerait plus que l’apparition d’une fanfare

Je suis à présent embourbé jusqu’au cœur

Le froid,  l’humidité m’engonce dans une torpeur

La foule, de plus en plus nombreuse s’impatiente

Mon agonie est sans doute un peu trop lente

Mais quand la boue pénètre ma bouche

Faut il croire qu’aucune souffrance ne les touche

Plus un de ces péquenot n’a envie de partir

Tant mon épreuve les fait bien rire 

Et enfin mon ultime gargouillement

Les fait grogner de contentement

Quand je disparus dans un affreux bruit de succions.

De le la foule réjouie j’eu droit à une ovation

Puis tous retournèrent d’un pas pesant

A leurs malheurs qu’ils avaient oublié un instant

A quelque chose malheur est bon dit la maxime

Quelqu’un se demande ce qu’en pense la victime ?

 

18:19 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : litterature, poesie, syrius

24.06.2006

la fee rouge

La frêle silhouette à la chevelure rouge

L’ombre hirsute qui halète dans le mystère

Qui uniquement dans la brume bouge     

Dans le marécage de ses rêves se perd

 

Créature égarée dans son émotionnel

Petit animal tapit dans ses pensées

Tenaillée par ses pulsions rebelles

Par la beauté de son esprit révélée

 

L’apparition cristalline à la peau blafarde

Qui attend de la vie qu’elle se réveille

Déambule le long de ses jours, hagarde

En ignorant que quelque part existe son pareil

 

Ce peut il que vienne un jour en ces marais perdus Extraire du fond de cette eau nauséeuse, de la fange

Un esprit franc que ne rebute ce travail ardu

Et qui à cette créature offrira sa revanche

 

Un prince de cœur s’égara en cette contrée damnée

Il se crut maudit et à tout jamais dans cet enfer perdu

Alors que jusqu’aux genoux dans la boue emprisonné

L’être étrange déchira le brouillard et le secouru

 

Le prince épuisé par son combat n’en crut pas ses yeux

Venait d’apparaître et le sauver celle qu’il avait toujours rêvé

Ce marais avait il l’étrange pouvoir d’exaucer son vœu ?

Et le faire secourir par l’être que toute sa vie il a cherché

 

Amour et tendresse par leur fusion en énergie convertie

De la fange, lentement, fit émerger la créature sublimée

Et depuis planent sur les marais et la forêt, en synergie

Le prince de cœur et la belle reine rouge des fées

 

16:02 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : litterature, poesie, syrius

21.06.2006

 La joute.

 

Qui de la plume ou de la rose

Gagnera cette joute de prose

Quel messager des quatre vents

En bravant tous les temps

Viendra pour protéger

Les doux mots de son bouclier

 

Quel chevalier de table ovale

Ou peut être est elle bancale

Viendra, à cette fleur divine

Oter les odieuses épines

Qui comme d’un coup de lance

Percera la peau pour sa défense

 

Mais ne serait il pas cruel

Qu’au doigt se pique une belle

Et que soit écrit un poème sanglant

Transmit par les couloirs du temps

La plume proposera t elle une trêve

Le rose couchera t elle sur papier son rêve

 

Sera-ce un conte aux êtres mirifique

Parlera t elle d’un monde féerique

De mondes qui ne connaissent que la paix

Où les hommes et les choses s’aiment pour de vrai

Qu’importe, si les mots prennent leur envolée

Si notre belle par ses écrits est charmée

16:27 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : litterature, poesie, syrius

17.06.2006

Tranche de pain.

Tranche de vie

Tranche de pain

Pour que les yeux rient

Et repousser le chagrin

Te déposer, ma mie

Quelques miettes dans la main

 

Faim d’aventure

Et de la vie dévorer

En toute désinvolture

De part en part l’arpenter

Du temps ignorer l’usure

Et les années aimer grignoter

 

Toutes les montagnes gravir

Mirer le monde de tout la haut

La caresse des parfums sentir

L’odeur douce du pain chaud

Les yeux de couleur se remplir

Des merveilles de ce monde si beau

 

De la vie il faut se repaître

Des aventures entreprises

Par les livres on peut renaître

Sur le bonheur faire mainmise

Les vérités tenter de connaître

Et surmonter toutes les crises.

 

En ayant la tête garnie de rêves

Comment ne pas faire croyance au futur

Avec sa conscience faire une trêve

Jouir des bons moments à son allure

Des gros plaisirs ou des joies brèves

Comme d’une tartine à la confiture

 

17:49 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : syrius, litterature, poesie

07.06.2006

Le regard et le rêve.

Un rêve aimant transporté par un regard

Élégamment enveloppé par une brume bleue

Dans un écrin finement tendu de ciel plombé

Un regard déposé là non pas par hasard

Emporté de la contrée des milles lieues

Sur un tapis volant tissé de sourires émerveillés

 

Entreprenant ce périple vers ce doux lieu choisis

Par ce pèlerinage vers l’esprit, ravis mais épuisé

D’échapper à cette noyade de sens il n’y eu aucun désir

Car revigorer par l’aménité de ses yeux couleur cassis

Le rêve n’eut aucune peine a dans les brumes s’élever

Pour planer dans les limbes à la recherche de leur avenir

 

Une rêve enfantin, une pensée pâquerette

Prenait un coup de vent chaud, un alizé

Le transformant malicieusement en calèche poétique

Pour vers cette oeillade plaisante et guillerette

Glisser silencieusement comme sur du papier glacé.

Même si cela est de façon bien peu académique

 

Mais seul compte finalement cette douce rencontre

Ce mariage de deux sens en attente d’êtres bien

Entre un regard canaille et un rêve utopique

Au milieu de la foule ils ne voient aucun autre

Que eux, gravissant les bonheur faits de petits riens

Eclairés par la lueur émanant de leur union féerique

18:01 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : litterature, poesie, syrius

01.06.2006

Le marin fatigué.

 

 

Tanguant sous la fatigue

Usé comme ce rafiot qui trop navigue

Le visage craquelé par tous les vents           

A scruter les horizons à tous les temps

Les yeux par les cieux délavés

Les cieux par les yeux balayés

Tanné de par les mers chasser le soleil

Pour le voir effriter mille et une merveilles

 

Essoufflé de gonfler les voiles    

Epuisé de recompter les étoiles

Livide de s’être rongé les sangs

De coûte que coûte sortir du rang 

Las d’entendre les articulations craquer

Tels de vieux mats par la tempête torturés.

Délicieuse tentation de lâcher le gouvernail

Ne plus tenir ce maudit cap, vaille qui vaille

 

Avoir dérivé par milles pôles

Laissé moisir son esprit dans des geôles

Être maudit mille fois par l’équateur        

Réduits en poussière à l’âcre odeur

Après être happé par l’horizon               

Laisser la barre à l’abandon

Sur quelle plage dorée échouer    

Sur quels récifs les reins se briser 

 

Chasser la pensée des beautés caressées du regard

Les paradis terrestres rencontrés par hasard

Ne plus voguer que sur la mer des rêves

Et si la vie veut bien conclure une trêve     

Laisser reposer ses vieilles mains rêches

Enfin mettre son voilier en cale sèche

Pour la dernière fois, jeter l’ancre

Et achever sa vie rongée par le chancre

11:50 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syriu

19.05.2006

La vengeance

 
Illustration : Chagrin de Julien Barnabé.
 

Bon...  V'la falloir que je mette encore les pendules à l'heure...

Ce que j'écrits ne me concerne pas directement... C'est de l'imaginaire comme ce qu'écrivent la majorités de écriveurs :o)

Comme celui qui a écrits "Mars Attak " n'a pas été désintégré par un rayon laser, celui qui a écrit "Allien " n'a pas été bouffé par des bestioles pondues dans son estomac et celui qui a écrits "les feux de l'amour" n'a pas couché" avec Brenda, Jana, Jason, Carlton, Sue Ellen (ou c'est Dallas ça ??) et Rantanplan le labrador de John et il n'est pas le papa de Kevin, Barbara, Brenda (mais non, c'est une autre) Al et je ne sais qui d'autre...  et moi, je n'ai personne de qui j'aimerais me venger de cette manière...  Alors s'il vous plait, cessez de croire toute sorte de choses, je ne connais pas la personne dont il est question dans ce poème, ni dans les autres d’ailleurs, c'est de l'I-MA-GI-NAI-RE.

Merci,

 

 

Enfin tu as mal, enfin tu souffres.

Enfin tu as trouvé quelqu’un qui t’inflige tous les maux que tu as infligé à tellement

Quelqu’un qui n’a ni pitié, ni patience, ni compassion, ni d’empathie, qui prend, qui ne donne pas.

Quelqu’un qui te griffe le cœur, qui le réduit en charpie, en bouillie, quelqu’un qui raille ton amour

Telle une hyène qui hume l’air après l’odeur de la charogne, j’attendais, le museau au vent, de sentir l’odeur de ton désarrois, l’odeur de la peur de te retrouver sans lui.

J’étanche ma soif de vengeance aux larmes qui prennent leur source dans tes yeux au regard faussement innocent, mais maintenant si hagards, si vides.

Comme un chien qui a enterré son os en attendant qu’il soit faisandé je peux maintenant enfin me nourrir de ces sanglots qui secouent ton corps frèle, je me délecte de ta peine.

Ton égarement trace mon chemin, ta dérive me montre comme est beau le fleuve de la vie

Tu dégoulines de détresse et je m’en enduit les tripes

La souffrance qui te ronge fait fourmiller mes entrailles de plaisir

Tes pleurs me lavent les yeux, tes cris sont une mélodie.

Ta déchéance me rend vie et plus tu t’éteints et plus mes jours sont lumineux.

Et quand ton cœur sera sec de trop pleurer, je le réduirais en poussière à coups de pilon

J’intrduirais ta poussière de cœur dans un sablier que je retournerait inlassablement pour me montrer comme il est bon, le temps passé sans toi…

Ne dit-on pas que la vengeance est amère ?? La mienne a le goût si doux du miel.

  

10:12 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius

15.05.2006

Le désespoir du soleil.

Le soleil, au désespoir,  pleurait des larmes de plomb.

Tentant de ranimer des terres vierges, des déserts moribonds 

Il espérait sauver cette planète en guenille et à la peau fripée   

Zébrée à grands coups d’épée de vent et semblant pétrifiée

Tentation désespérée de l’extirper du marasme de poussière

Regrettant amèrement sa désinvolture et son laxisme d’hier  

Cette terre qui s’est laissé acheter, abuser, traiter telle une pute

Par d’aveugles spéculateurs, pour l’argent toujours en rut

Sans s’apercevoir qu’était entamé le compte à rebours

Que le néant veillait que soit atteint le point de non retour

Comment allait échapper maintenant au haro, ce dieu Râ  

Accusé injustement d’avoir incinéré tout ce bas fatras

Ces pâles requins qui anéantirent ce bouclier protecteur

Etendent à présent un brouillard, de doute et de terreur

Accusé par cette gente d’être la cause de tous leurs malheurs

Le soleil cessa lentement les caresses de sa douce chaleur

Plongeant cette planète égarée pour quelques millénaires

Dans le froid, la pénombre, il entama une ère glaciaire

Il avait renoncé à combattre l’ingratitude, de guère lasse

Le soleil au désespoir pleurait des larmes de glace.

 

10:45 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius

04.05.2006

Le plus joli mot...

Nom de l'auteur de cette oeuvre illisible, vous pouvez en admirer d'autres sur : http://etlebut.openface.ca/~durocher/art/232/2001.html

Un petit mot, tout simple, de deux syllabes

Moins, ce ne serait vraiment pas convenable

De la part de deux charmantes petites personnes

Ce mot simple et magique à mes oreilles résonne.

Plus beau qu’une véritable mini symphonie

Qui d’entendre autre chose m’ôte l’envie

Parfois, ce mot, d’une lettre ils amputent

Parler, à cet âge, n’est ce pas une dure lutte

Deux êtres qui sont toujours tellement pressés

Alors qu’à les attendre, tant de temps est passé

Pour eux, je dois parfois me déchirer le cœur

En punition, gronderie ou leur faire peur.

Tout cela en leur tenant, très fort, la main

Les guider dans la vie sur le bon chemin

Les voir, la larme à l’œil, prendre leur envol

Être sur que leur vie ne souffrira d’aucun bémol

Pour enfin pouvoir m’éclipser à tous petits pas

Sachant qu’il me diront toujours le mot magique ….. papa….

14:31 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius

24.04.2006

Ma tombe

 

 
Illustration chipée sur : http://patrice.panaget.club.fr

 

De quoi sera fait ma tombe, trou dans le ventre de la mère, la terre

Aboutissement froid, sombre et humide ou porte ouverte sur un nouvel univers

Cercueil sobre en sapin clair, recouvert de moult pelletées de terre fraîche

Et pardessus, une pierre froide, lisse, épaisse et lourde, si lourde

Comme si quelqu’un craignait de me voir ressurgir de parmi les morts

Et de le taquiner en le tirant pas les pieds ou le torturer durant son sommeil

Ces vaniteux qui imaginent qu’ils auront encore de l’importance à mes yeux vides

Comme si je ne mérite pas de me reposer, enfin…

Sans doute aurais-je une jolie épitaphe gravée dans la pierre

Quelques jolies fleurs, dommage qu’elles doivent mourir à cause de moi, après moi

Et puis, et puis…

Me voilà dans mon joli cimetière entouré d’un haut mur de pierres grises et humides

Un mur ! Je ricane, celui qui est là ne s’enfuira pas, celui qui n’y est pas n’y viendra pas.

Une grille en fer forgé, rouillée et qui grince a en éclater les dents

Et quand vient la nuit, la lune rousse étale les ombres des tombes outrageusement tapageuses de quelques bourgeois ventripotent se rendant compte tardivement  que leur vie était si pingre en bonté et tentant de se racheter.

Des vierges en pleurs ou en prière, des crucifix démesurés, des anges aux ailes déployées et parfois brisées.

Tentatives insensées, désespérées et, j’espère vaines, de s’acheter un bout de paradis.

Dans la brume, les feux follets joueront à cache-cache, allant de tombe en tombe tels des âmes perdues et effrayant les adolescents qui tenteraient de démontrer leur courage en allant déambuler nuitamment dans le cimetière.

Et puis, et puis…

Les années passeront mais quelle importance peut bien avoir une année en cet endroit.

Les visites, pour autant qu’il y en ai eu, s’espaceront puis cesseront

Seuls quelques badauds tenteront de déchiffrer l’épitaphe rongée par le temps

La pierre tombale, recouverte de mousses se dissimulera dans les hautes herbes que plus personne ne vient arracher, depuis si longtemps et puis, une année, lors d’un hiver vigoureux, il gèlera à pierre fendre et ma pierre se fendra..

La neige fondue puis la pluie s’infiltrera  jusqu’à mon misérable cercueil dont elle achèvera de faire pourrir le bois et enfin, après tant de décennies, peut être un siècle,  un rayon de soleil viendra caresser mon crâne abandonné de ses cheveux.

Me voilà libre à nouveau… enfin libre…  mais libre d’aller où.. je ne fais plus partie de ce monde… et puis je suis bien là… dans ma tombe.

12:55 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius

22.04.2006

Ca, jamais !!

 

Image prélevée sur http://www.prevention.ch/haltealaviolence.htm

 

A Dou...

 

Une pluie acide tombait sur sa vie amère, se mélangeant aux larmes qui mouillaient son visage.

Son moral plus bas que terre la faisait souffrir presque autant que les plaies dans sa chair.

Ses lunettes noires détonnaient sous son ciel ravagé et sombre et cachaient à peine les yeux tuméfiés.

Pas plus que ces manches longues ne parvenaient à dissimuler les meurtrissures sur ces bras

Un être vil et abject qui prétend être un homme soufflait ces nuages noirs et épais.

Un animal a figure humaine voulait la mater, la posséder, la tenir en cage, la garder en sa rage.

Cet espèce d’insecte rampant jubilait de la voir vivre ou survivre la peur au ventre

Gonflant comme une baudruche quant il se vantait de la briser comme une brindille

Et se dégonflant derechef comme un poltron dés qu’il rencontrait quelqu’un de plus fort.

Tu pensais être si important, si puissant de posséder cette petite femme dans le creux de ta main.

Sale type transparent et insipide qui bandait quand elle criait pitié sous tes coups

Toi qui n’es que l’hombre d’un humain, un semblant d’homme, je te hais, je te vomis.

Tu es de la race qui rend malade, qui rend malheureux, qui rend fou, qui rend mort

Tu ne mérites pas qu’on coupe un sapin pour faire les planches de ton cercueil

Tu ne mérites pas la terre qui recouvrira ta misérable dépouille et que tu souilleras du jus de ton cadavre.

C’est toi la vermine et c’est moi qui a honte. Honte qu’on te nomme un homme comme moi

Honte de dire que je vis sur le même monde que toi, que je respire le même oxygène

Pensais tu donc que cette femme, si fragile, que tu es sensé protéger courberait l’échine toute sa vie    

Croyais tu donc qu’elle te laisserait assouvir ta bassesse sur ses petits, sur le sang de son sang,

la chair de sa chair, le fruit de son amour qui a mûri dans son ventre, grandi dans son cœur

De sa frêle stature elle s’est dressée devant toi, t’a tenu tête, a encaissé tes coups à leur place

Sans plus aucune crainte, sans plus aucune plainte elle t’a repoussé dans ton trou comme un rat que tu es

Et là tu as vu ce qu’est la détermination, l’abnégation, ce que veut dire le mot courage.

Là tu as compris que tu as perdu, que tu perdras toujours, que tu n’auras jamais droit à l’amour

A l’amour d’une femme, de ta femme et de celui plus cher que tout, à l’amour de tes enfants.

10:45 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litteraute, syrius

20.04.2006

Le départ de l'orientale.

 
Peinture de Richard Gall. Autres oeuvres visibles sur :

 

J’aimerais te dire si c’est ton destin de partir,  va.

J’aimerais te faire croire que ça ne me fait ni chaud ni froid

Je voudrais te crier de t’en aller si cela te rend heureuse 

Que je ne penserais plus à toi, même à mes heures creuses

Que je m’en fiche, vas donc ailleurs si tu as mieux à y faire

Avec d’autres gens en d’autres lieux s’ils parviennent a te plaire

Et puis tant pis, pour toi je ne perdrais pas d’avantage de temps

Tu veux nous lâcher, nous oublier et bien va t’en, salut et bon vent

Mais j’ai peine a croire que cela semble venir du cœur

Cela sonnera faux, pour mentir, je suis loin d’être le meilleur

Et j’ai bien trop de peine pour ne pas laisser paraître ma tristesse

Je te quémande alors et  même, je mendie, une simple  promesse

Si au hasard d’une nuit, tu vois briller une jolie étoile      

Tu te souviendras de celle que tu as oublié sur la toile                 

Alors tu viendras en cachette, souffler sur notre moral maigrelet

Quelques écrits chaud, doux et mystérieux dont tu as le secret

Si un jour tu te sens seul ou juste la juste la tête à l'envers

Ou si par malheur tu devais faire la traversée d’un désert

Et que qu’aucun oasis ne soit en vue, ni réel, ni en mirage

Ou si un jour tu te sens flouée, abusée ou mise en cage

Pense alors à ces amis que tu as non pas abandonnés mais quittés          

Pour aller courir les mondes et les mers chercher d’autres vérités

Tous se tourneront vers toi le cœur et les bras grands ouverts     

Pour t’accueillir, mystérieuse orientale dont le retour on espère. 

09:11 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, syrius