syriusstar
Je profite de ce merveilleux moyen de communication pour laisser voir à mes ami(e)s, mes quelques scribouillages et griffouillages.. Entrée libre… et si vous vous faites plaisir a me lire ou regarder mes peinturlures… vous me faites plaisir par la même occasion.

05-02-2007

Aux cabinets

Voici un petit poème qui aurait été trouvé dans une toilette publique.

Je trouve que pour écrire aussi joliment sur un tel sujet, il faut ètre un as de de la plume ou en connaitre long sur la "matière" (glup) et, en tout cas, avoir énormément d'humour !!

 

Malgré l'humour et la vertu
Il faut ici montrer son cul
Malgré la haine et la fierté
Il faut ici se défroquer
Malgré l'amour et la tendresse
Il faut ici montrer ses fesses.
 
Poussez ! poussez ! les constipés
Le temps ici n'est pas compté
Venez ! venez ! foules empressées
Soulager là votre diarrhée
Car en ces lieux souvent chéris
Même le papier y est fourni.
 
Soit qu'on y pète, soit qu'on y rote
Tout est permis au sein des chiottes
Mais ? graine de vérole ou de morpion
N'oubliez pas d'vous laver l'fion
De ces WC tant usités
Préservez donc l'intégrité.
 
Rendons gloire à nos vespasiennes
De faïence ou de porcelaine !
Que l'on soit riche ou bien fauché
Jamais de classe dans les WC
Pines de smicards ou de richards
Venez tous voir mon urinoir !
 
Qu'ils s'appellent chiottes, goguenots, waters
Tout l'monde y pose son derrière
On les dit turcs ou bien tinettes
Tout est une question de cuvette
Quand celles-ci se trouvent bouchées
Nous voilà tous bien emmerdés.
 
Entrez, entrez aux cabinets
Nous raconter vos p'tits secrets
Savoir péter c'est tout un art
Pour ne pas chier dans son falzar.
 
Si cet écrit vous semble idiot
Torchez-vous-en vite au plus tôt
Si au contraire il peut vous plaire
Affichez-le dans vos waters !!!
 
Auteur anonyme.

05-02-2007, 10:24:03 Patrick
littérature   poesie   poésie
z z

Commentaires

13-02-2007, 00:20:47

Rires ...


Eh ... oui fesses à l'air en chiant on est tous enfin égaux ... c'est bien de nous remettre ça en tête ... et comme j'ai l'esprit rigolard... que fait donc Paty aux chiottes ? ( la plus part des gens qu'elle dit .... mais non madame c'est vous , lui et moi qui faisont )
naturel non ?

*MeL*
http://blogdenuit.skynetblogs.be/

07-02-2007, 01:25:24

...


pas mal, pas mal...

Ce poème allie l'humour à la dérision, sur un rythme musical. Le sujet est original.

:D

tayiam

06-02-2007, 19:03:29


ce matin à la librairie, j'ai vu un livre "L'art de péter".
la prochaine fois je l'ouvre ..

so

06-02-2007, 17:30:37

C'est quand même


bien mieux que certains graffittis que l'on trouve derrière les portes des WC à certains endroits.

Muse
http://ellesamuse.over-blog.com

05-02-2007, 21:46:03

Bonsoir


Il a très bien réssumé ce que la plus part gens font au wc.
Je n'ai jamais vu ce texte dans les toillettes pudiques que je fréquente. On ne doit pas avoir la meme. Mdr
J'aime beaucoup cette humour.
Bonne semaine, gros bsous syrius.

Paty
http://leparadisdesanges.skynetblogs.be

05-02-2007, 15:11:36

Coucou


j'avais déjà eu l'ossasion de lire ce texte (ou un dérivé...) dans un tel endroit et moi j'aime bien cet humour même si je n'ai jamais pensé à écrire un tel truc !! :o) Bonne semaine à toi

L'elfe
http://elfedesbois.skynetblogs.be

05-02-2007, 12:15:06

Joli à l'auteur anonyme


Je lis ce poème avec beaucoup de tendresse et en plus, sous un air musical. Bravo à vous.

hiro
http://hirovlinche.skynetblogs.be

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A monsieur Van Gogh
Toi qui pleurais des larmes de couleur, Dont les mains étaient des œuvres Dont les doigts se prolongeaient en pinceaux Et dont la couche était une toile Toi qui ne faisais qu’un avec ton rêve, Dont la vie n’était que passion Dont les yeux ne voyaient pas mais admiraient Et pour qui vivre était créer. Tu ne connaissais pas la misère Car tu te peignais tout ce dont tu as avais besoin Tu ne connaissais pas la folie C’est simplement ton monde qui tournait plus vite. Mais tu connaissais la beauté C’est même toi qui l’as inventé Tu connaissais l’amour Car quand tu aimais, tu t’offrais. Vincent, si de la haut, dans ce paradis de couleurs Tu jettes un regard amusé sur notre monde Et ses collectionneurs qui s’arrachent tes œuvres A grands coups de milliards de dollars Si ton regard se pose sur moi En train de gribouiller quelque toile. Fait tomber quelques poussières de ton talent Et rend moi heureux en me l’insufflant.
COMPLAINTE DE VINCENT
A Arles où roule le Rhône Dans l'atroce lumière de midi Un homme de phosphore et de sang Pousse une obsédante plainte Comme une femme qui fait son enfant Et le linge devient rouge Et l'homme s'enfuit en hurlant Pourchassé par le soleil Un soleil d'un jaune strident Au bordel tout près du Rhône L'homme arrive comme un roi mage Avec son absurde présent Il a le regard bleu et doux Le vrai regard lucide et fou De ceux qui donnent tout à la vie De ceux qui ne sont pas jaloux Et montre à la pauvre enfant Son oreille couchée dans le linge Et elle pleure sans rien comprendre Songeant à de tristes présages L'affreux et tendre coquillage Où les plaintes de l'amour mort Et les voix inhumaines de l'art Se mêlent aux murmures de la mer Et vont mourir sur le carrelage Dans la chambre où l'édredon rouge D'un rouge soudain éclatant Mélange ce rouge si rouge Au sang bien plus rouge encore De Vincent à demi mort Et sage comme l'image même De la misère et de l'amour L'enfant nue toute seule sans âge Regarde le pauvre Vincent Foudroyé par son propre orage Qui s'écroule sur le carreau Couché dans son plus beau tableau Et l'orage s'en va calmé indifférent En roulant devant lui ses grands tonneaux de sang L'éblouissant orage du génie de Vincent Et Vincent reste là dormant rêvant râlant Et le soleil au-dessus du bordel Comme une orange folle dans un désert sans nom Le soleil sur Arles En hurlant tourne en rond. Paroles, 1946 Jacques PREVERT (1900-1977)