syriusstar
Je profite de ce merveilleux moyen de communication pour laisser voir à mes ami(e)s, mes quelques scribouillages et griffouillages.. Entrée libre… et si vous vous faites plaisir a me lire ou regarder mes peinturlures… vous me faites plaisir par la même occasion.

07-01-2010

Expo des sapins tridimensionnels

et voici les trois dernières photos de cette expo en plein air.

Encore un grand merci à Francine http://bruxelles2003.skynetblogs.be/ qui a, entre autres, un magnifique blog sur la ville de Bruxelles.

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07-01-2010, 07:00:25 Patrick
art   brusart   exposition   peinture   sapins   sapins tridimensionnels   Expos evenements artistiques
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Commentaires

11-01-2010, 17:40:18

belle expo!


mais là c'est fini, ils n'y sont plus je pense? et le concours, il en est où? c'est quand les résultats qu'on mange du chocolat:)???? en tous cas je continue de voter tous les matins moi, tu me diras quand il faut s'arrêter.
coquelicots: je les adore, ils ont ce côté froissé-éphémère qui semble vrai!
bises ami Patrick, belle soirée!!!

mimi
http://etpuislavie.skynetblogs.be

08-01-2010, 06:43:20

Les sapins de Noël


Ceux-ci n'ont pas été mis en valeur.
Ils auraient pu égayer le marché de Noël de la Grand-Place sans cet alignement dans une seule rue.
Bravo aux artistes qui ont contribué à se faire connaître.

Swann

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Il y a des étoiles qui imitent le bruit des avions pour pouvoir se déplacer le plus discretement possible dans le ciel, la nuit... *****Vincent Collin **********
A monsieur Van Gogh
Toi qui pleurais des larmes de couleur, Dont les mains étaient des œuvres Dont les doigts se prolongeaient en pinceaux Et dont la couche était une toile Toi qui ne faisais qu’un avec ton rêve, Dont la vie n’était que passion Dont les yeux ne voyaient pas mais admiraient Et pour qui vivre était créer. Tu ne connaissais pas la misère Car tu te peignais tout ce dont tu as avais besoin Tu ne connaissais pas la folie C’est simplement ton monde qui tournait plus vite. Mais tu connaissais la beauté C’est même toi qui l’as inventé Tu connaissais l’amour Car quand tu aimais, tu t’offrais. Vincent, si de la haut, dans ce paradis de couleurs Tu jettes un regard amusé sur notre monde Et ses collectionneurs qui s’arrachent tes œuvres A grands coups de milliards de dollars Si ton regard se pose sur moi En train de gribouiller quelque toile. Fait tomber quelques poussières de ton talent Et rend moi heureux en me l’insufflant.
COMPLAINTE DE VINCENT
A Arles où roule le Rhône Dans l'atroce lumière de midi Un homme de phosphore et de sang Pousse une obsédante plainte Comme une femme qui fait son enfant Et le linge devient rouge Et l'homme s'enfuit en hurlant Pourchassé par le soleil Un soleil d'un jaune strident Au bordel tout près du Rhône L'homme arrive comme un roi mage Avec son absurde présent Il a le regard bleu et doux Le vrai regard lucide et fou De ceux qui donnent tout à la vie De ceux qui ne sont pas jaloux Et montre à la pauvre enfant Son oreille couchée dans le linge Et elle pleure sans rien comprendre Songeant à de tristes présages L'affreux et tendre coquillage Où les plaintes de l'amour mort Et les voix inhumaines de l'art Se mêlent aux murmures de la mer Et vont mourir sur le carrelage Dans la chambre où l'édredon rouge D'un rouge soudain éclatant Mélange ce rouge si rouge Au sang bien plus rouge encore De Vincent à demi mort Et sage comme l'image même De la misère et de l'amour L'enfant nue toute seule sans âge Regarde le pauvre Vincent Foudroyé par son propre orage Qui s'écroule sur le carreau Couché dans son plus beau tableau Et l'orage s'en va calmé indifférent En roulant devant lui ses grands tonneaux de sang L'éblouissant orage du génie de Vincent Et Vincent reste là dormant rêvant râlant Et le soleil au-dessus du bordel Comme une orange folle dans un désert sans nom Le soleil sur Arles En hurlant tourne en rond. Paroles, 1946 Jacques PREVERT (1900-1977)