29.09.2006
Les Elfes Lumineuses et le Mage Noir (Part I)

Part 1
Mové jubilait, car il était enfin arrivé à ces fins. Détourner à son profit, le travail de centaines de mages, effectués à travers les siècles.
Mové était un mage lui aussi, mais un mage noir, qui avait mis sa science au service du mal et qui ne reculait devant aucun aveulissement.
Mensonge, fourberie, chantage et même le vol étaient pour lui des outils de travail. Même pire que cela, chaque méfait, chaque coup tordu était pour lui, source de plaisir et on ne le voyait rire qu’à ces moments là.
Ces yeux, légèrement bridés et d’un bleu presque blanc planté au milieu de globes jaunâtres et glauques semblaient alors lancer des éclairs.
Quand il avait réellement beaucoup de plaisir, son corps entier était secoué de petits soubresauts, qui faisaient chanceler son chapeau pointu sur sa tête à la chevelure abondante et d’un noir absolu, contrairement à tous les mages connus qui possédaient une longue chevelure d’un blanc immaculé.
Par contre, quand il était soucieux ou en quête d’un mauvais tour, il entourait des mèches de sa longue barbe autour de ses doigts et comme il était sans cesse à l’affût d’une méchanceté, sa barbe était superbement bouclée.
Cette fois, le denier mauvais tour de Mové lui procuraient tellement de plaisir que ses soubresauts lui firent choir le chapeau de la tête.
Tonneau accouru en claudiquant, ramassa le chapeau et après l’avoir dépoussiéré avec sa manche, lui remit, de guingois sur la tête.
Tonneau était l’homme, ou plutot le gnome à tout faire du Mage Noir, à vraiment tout faire. Plus bête que méchant, Tonneau s’acquittait, avec beaucoup de zèle de toutes les basses besognes que son maître lui ordonnait.
Tonneau était d’une laideur repoussante. Il avait un nez énorme couvert de pustules, des oreilles immenses toutes déchiquetées à cause des ronces au travers lesquelles il gambadait pour aller cueillir des fruits des bois et il devait son sobriquet à ses jambes excessivement arquées qui faisaient dire à tous ceux qui le croisaient qu’on avait du le mettre à sécher sur un tonneau.
A part lui, il y avait aussi dans l’entourage du mage, Remulda, une sorcière jadis redoutable mais qui dans une joute à coup de maléfice et sorts magiques contre les fées du bien, a été quelque peu secouée et a perdu la mémoire et par la même occasion son titre de sorcière.
Remulda, contrairement à Tonneau, était d’une beauté époustouflante mais au temps de sa gloire, elle se servait de ses charmes pour séduire des jeunes mages et tenter de leur soutirer leurs secrets.
En fait d’élixir, elle ne se souvenait maintenant plus que des recettes de la ratatouille aux carottes et de la poule au pot, ce qui faisait le bonheur de Mové car c’était ses menus favoris. De plus, son ballet, devenu fou lui aussi, ne cessait de balayer la masure du Mage, de la cave au grenier.
Mové était l’ennemi juré des Elfes Lumineuses ou encore nommées Elfes du Soir et dans le peuple des humains, elles étaient sottement appelées vers luisants ou lucioles.
Quelques unes ont été capturées par des humains et gardée en captivité, dans un bocal ou dans une petite cage finement grillagée et montrées comme des phénomènes bizarres. Les petites elfes captives mouraient très rapidement.
Pour éviter cela, les Elfes Lumineuses évitaient désormais précautionneusement les endroits qui pouvaient être fréquenté par les humains.. D’ailleurs, avez vous vous récemment une luciole luisant, vous ?
11:03 Écrit par Patrick dans conte pour enfants | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : litterature, fable, conte pour enfants, syrius
28.09.2006
Les Elfes Lumineuses et le Mage Noir (part II)

Part 2
Le mage noir aurait aimé asservir le peuple des Elfes lumineuses, en faire une troupe de petites ouvrières ou de petites domestique entièrement à son service et au temps où la sorcière Remulda était au sommet de sa gloire, elle coursait les Elfes en plein air à l’aide de son balai magique et était parvenue à en attraper quelque unes. Heureusement pour les Elfes et grâce à leurs ailes, elles parvenaient a s’échapper dés qu’on leur donnait un travail à faire hors de leur cage.
Depuis que la sorcière avait perdu la raison, il n’y avait eu plus une seule capture. Mové le mage avait bien tenté une fois monter le balai magique devenu fou et de le chevaucher pour tenter de le dompter mais mal lui en pris.
Le balai avait refusé de se laisser faire et tenté de se débarrasser de son cavalier par tous les moyens.
Le mage s’en sorti avec un chapeau complètement aplati contre le plafond de la masure, d’une série de bosses impressionnantes sur le crâne et d’une migraine qui dura trois jours. Depuis il n’avait plus tenté de détourner le balai fou de son nettoyage perpétuel.
Mové riait bien, à présent, de toutes ces mésaventures, car il avait trouvé le moyen de capturer toutes les Elfes en une seule fois et définitivement. Pour ce faire, il raconta aux elfes qu’il désirait faire la paix et qu’il les invitaient toutes à un banquet durant lequel il leur ferait part de son repentir et en guise de cadeau, il offrirait aux Elfes une éternelle pénombre.
En fait, Mové, grâce à des formules magiques retrouvées dans des grimoires qui dataient de temps immémoriaux était parvenu à détourner une des sept planètes sombres de notre système solaire et de la faire passer devant le soleil, provocant de cette manière une éclipse totale.
Les Elfes n’avaient aucune connaissance des sept planètes sombres et n’avaient donc aucune raisons de se méfier, ne connaissant, comme les humains que le système solaire dit « lumière » qui tournait parfaitement rond autour du soleil.
Ce soleil que craignaient les Elfes car la chaleur de celui-ci ferait se chiffonner leurs ailes si fines et si fragiles.
Peu avant l’heure de l’éclipse, Mové se présenta dans la clairière au milieu de laquelle se dressait le chêne millénaire qui était l’abri du peuple des Elfes Lumineuse. Il portait son vieux grimoire sous le bras, Tonneau tirait derrière lui un grand chaudron plein de ratatouille destinée au banquet et Remulda traînait, à grand peine, une grande carafe d’Hydromel.
Mové ignorait si les Elfes aimaient la ratatouille aux carottes mais de toute façon elles n’auraient sans doute pas le temps d’y goûter. Après les avoir un peu enivrées avec l’hydromel, elles auraient la surprise de leur vie.
09:28 Écrit par Patrick dans conte pour enfants | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : litterature, conte pour enfants, syrius, fable
27.09.2006
Les Elfes Lumineuses et le Mage Noir (part III)

Part III
A l’heure que l’éclipse devait commencer selon les calculs du mage, il sorti son grimoire aux feuilles jaunies et craquelées et commença a réciter de fausses formules, tentant de faire croire qu’il ferait tomber la nuit définitivement. A peine eut il terminé ses fausses incantations que la planète sombre déviée de sa route, commençait a grignoter le soleil.
Les Elfes lumineuses qui doutaient autant de l’honnêteté du Mage Noir qu’elles ne craignaient le soleil, étaient restées à l’abri dans les anfractuosités de leur chêne, mais la pénombre envahissant la clairière, les plus hardies commençaient à s’aventurer à l’extérieur suivies bientôt des plus craintives, alors que le silence s’abattait sur la clairière.
Les animaux diurnes avaient regagnés leur tanière, leur nid ou leur couche tandis que les diurnes jugeaient ne pas avoir suffisamment dormi et ne sortaient pas des leurs.
Bientôt, le disque de la planète sombre recouvrait totalement le soleil et la pénombre fut totale.
Les elfes commencèrent à tournoyer à l’aide de leurs petites ailes translucides et leurs cris de joie déchirèrent le silence impressionnant qui avait régné durant quelques minutes sur cette portion de forêt.
C’était un réel enchantement de voir tournoyer ces centaines d’elfes qui laissaient de longs traits lumineux derrière elles, elles riaient et chantaient comme de petites folles, ravies qu’elles étaient de désormais ne plus devoir craindre le soleil et de pouvoir sortir quand bon leur semblerait. Parfois, deux d’entres elles se percutaient en vol, provoquant une gerbe d’étincelles en même temps qu’un fou rire.
Tonneau, en gros bêta qu’il était, applaudissait ce spectacle des deux mains en riant bêtement, sous l’œil désapprobateur du Mage, tandis que Remulda, insensible à ce qu’il se passait autour d’elle réfléchissait au repas du lendemain.
Elle optât, une fois de plus pour de la poule au pot, quand Mové lui signifiât, d’un grand coup de coude dans les côtes, qu’il était temps de déboucher la carafe d’hydromel, qu’elle servit généreusement dans de grands gobelets fait avec les cupules des glands de chêne.
La fête battait son plein quand le disque de la planète sombre commençait a glisser de l’autre côté du soleil et que la clarté renaissait. Le peuple des Elfes commençait a pousser des petits cris d’étonnement et de frayeur mais le Mage les calma temporairement en leur expliquant qu’il ne s’agissait qu’une petite erreur de calcul et replongeat le nez dans son grimoire faisant mine de chercher la solution.
Tout cela pour gagner quelques précieuse minutes.
Quand les elfes se rendirent compte de la supercherie, la panique et les effets de l’hydromel leur firent perdre tous leur moyens. Elles voletèrent dans tous les sens, certaines se télescopaient en plein vol et peu purent retrouver leur abri.
Quant aux autres, le soleil, reconquérant son bien, vint leur caresser les ailes de ces rayons vifs et chauds.
Ces petites ailes si fines et si fragiles qui ne tardèrent pas à sécher et se recroqueviller comme de vieilles feuilles tombées d’un arbre en automne.
Les unes après les autres les petites Elfes perdirent de l’altitude et churent sur le sol recouvert de feuilles.
Il ne restait plus, à Mové le Mage et son vilain homme à tout faire, d’attraper les pauvres Demoiselles du Soir avec de grands filets à papillons et de les entasser, pêle-mêle, dans de crasseux sacs de jute.
Remulda, la sorcière qui avait une araignée dans le plafond, courrait aussi dans tous les sens, mais elle tentait d’attraper de vrais papillons. Ce qui lui attira des mots peu gentils de la part du Mage qui, étant habitué à se faire servir, était tout rouge et en sueur à force de courir après les Elfes.
Enfin, toutes ces pauvres Elfes finirent dans un des sacs et furent transportés dans la masure du Mage où elles furent renversées, sans ménagement, sur le sol.
..... à suivre....
09:29 Écrit par Patrick dans conte pour enfants | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : litterature, conte pour enfants, syrius, fable
25.09.2006
Les Elfes Lunineuses et le Mage Noir.(part V)

Part 5
Aussitôt il leur fit sortir des étagères, des grimoires plus vieux et plus poussiéreux les uns que les autres.
Elles devaient parfois se mettre à trente ou quarante pour les porter tellement certains étaient lourds.
Patiemment il les feuilleta, page par page, à la recherche d’évènements qui évoquaient de gros rassemblement de corneilles.
Et tout à coup, son visage s’illumina en tapotant une page d’un doigt prolongé d’un ongle crasseux.
La page relatait l’histoire d’un misérable sorcier qui était parvenu à capturer quelques dizaines d’Elfes Lumineuses à l’aide d’un filet géant qu’il fit tomber depuis un arbre.
Il avait ensuit réduit les Elfes en esclavage après les avoir exposés au soleil pour leur brûler les ailes.
Quelques jours plus tard, des centaines de corneilles s’étaient rassemblées près de la maisonnette du sorcier et était parvenu à libérer les malheureuses. Il n’était pas indiqué comment les corneilles avaient procédé mais bien pourquoi. Les Elfes Lumineuses sont tout simplement les alliées des corneilles depuis la nuit des temps, mais aussi leur guérisseuses.
Elles possèdent elles aussi des dons de magie, mais contrairement au Mage Noir et à la sorcière Remulda, les Elfes employaient leurs dons pour faire le bien autour d’elles.
De plus, en période de disette, grâce à leur petite lumière et en se postant à plusieurs la nuit au bord d’un lac, elles attiraient sur la rive quelques poissons trop curieux.
Ce qui, à une année perdue dans les recoins du calendrier magique, avait sauvé le peuple des corneilles de la famine. C’est à cette époque que le Maître des corneilles promît protection éternelle aux Elfes Lumineuses.
Le Mage Mové partit dans un grand fou rire mauvais. Il se dit que ce sorcier dans le grimoire ne devait pas être bien futé pour s’être laissé déposséder de ses esclaves aussi aisément et qu’à lui, le grand Mage Noir qui avait asservis le peuple entier des Elfes, il faudrait bien plus que quelques emplumés pour le vaincre.
Et comme pour renforcer ses paroles, il sortit dans la clairière, s’arma d’une poignée de cailloux qu’il s’empressa de jeter vers les corneilles.
Plitch !!!
Pour toute réponse, il lui arriva une fiente au beau milieu du front.
Le Mage Noir, vexé, se mit en colère et jeta une rafale de cailloux en direction des corneilles.
Plitch, platch, plitch !!!
De nouvelles fientes lui percutèrent le crâne et lui coulèrent dans les yeux.
Ivre de colère, le Mage se mit à jurer, à invoquer les puissances des ténèbres et à maudire tout à ce dont il pensait, y compris les Elfes et ces corneilles stupides.
Ça en était trop pour les corneilles qui vinrent le bombarder de fiente et qui, dés qu’il fut enliser dans le caca, vinrent lui pincer le nez et les fesses de leurs bec puissants.
Tonneau et Remulda, qui avait encore en mains ces éternelles carottes, accoururent, attiré par les cris du Mage et les croassements des corneilles. En moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire, ils subirent le même sort que leur patron.
Les trois compères s’enfuirent en glissant et dérapant sur la fiente et nul ne les revit dans la contrée.
Quant aux Elfes, les corneilles eurent vite fait de casser une vitre pour entrer dans la masure et, dés le soir venu elles furent évacuées une à une sur le dos de leurs amies volantes et conduites à leur chêne millénaire où elles purent se soigner et attendre que leurs ailes délicates repoussent.
Dernièrement, le bruit courut qu’à des lieues et des lieues de la clairière des Elfes, on avait aperçu un homme portant un chapeau pointu, qui agitait les bras sous une cape noire en poussant des croassements. Certains allèrent même jusqu’à prétendre qu’il s’agissait de Mové, le Mage noir.
Personnellement, je crois plutôt qu’il s’agit d’une fable…
13:44 Écrit par Patrick dans conte pour enfants | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : litterature, conte pour enfants, syrius, fable





