07.10.2006

Le désamour.

Toi qui m’as abandonné au lieu de me regarder grandir

Je te désaime.

Toi qui m’enfermais pour sortir au lieu de me raconter des histoires

Je te désaime.

Toi qui me laissais traîner les rues au lieu de m’apprendre la vie

Je te désaime.

Toi qui m’as interdit la porte de ton école à cause de mes frusques

Je te désaime.

Toi qui m’as refusé ce boulot à cause de la longueur de mes cheveux

Je te désaime.

Toi qui as décidé seule ce qui est mieux pour tous les deux,

Je te désaime.

Toi qui estimais qu’elle seule est capable d’élever mes enfants

Je te désaime.

Toi qui à refusé de me louer cet appart à cause de ma sale gueule

Je te désaime.

Vous tous, qui jugez sans tenter de comprendre

Je vous désaime

 

Toi qui m’as pris ma voiture, mon toit, mon moi car j’étais fauché

Je te désaime.

Toi qui, au sortir d’un restaurant chic, as refusé une piécette

Je te désaime.

Toi qui attires l’attention de tes amis et me désignes du menton, en riant

Je te désaime.

Toi dont le regard m'éclabousse de mépris

Je te désaime

Toi qui as refusé de me soigner car, à tes yeux, j’étais une ruine   

Je te désaime.

Toi qui refuses de mettre ma pauvre dépouille dans une boite correcte

Je te désaime.

Toi qui décides que je n’ai même pas droit à une tombe pour moi seul

Je te désaime.

Toi qui, en me recouvrant de terre juges que je ne vaux pas ta sueur

Je te désaime

Toi, la vie qui ne m’a jamais épargné

Je ne te désaime pas… je ne t’ai jamais aimée

12:00 Écrit par Patrick dans poésie | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : litterature poesie, syrius