12.02.2007

Le bûcheron amateur - Part III

 

Troisième partie.



Henri déposa le bout de bois avant qu’il ne se casse, il pourrait encore en avoir besoin.

Ses yeux tombèrent sur sa tronçonneuse.

« Mais quel imbécile » se dit-il. Je vais prendre la tronçonneuse et couper l’arbre un peu plus haut !!

Il enfila le bout de son pied dans la poignée de sa machine et tira un coup sec sur le cordon, le moteur bien entretenu prit au premier coup. Du bout du pied il enfonça la gâchette de sécurité et actionna la manette des gaz avant de soulever la machine.

La tronçonneuse semblait peser cent kilos au bout de ce bras gauche qu’il utilisait peu.

Par deux fois il tenta de d’attaquer le bois mais ne pouvant y mettre suffisamment de force, la chêne acérée glissait sur le bois.

A la troisième tentative, il ne peut retenir l’engin qui longea le bras droit dont la main était coincée et entama légèrement la chair, déchiquetant les vêtements et la peau au passage.

Henri laissa échapper la tronçonneuse de sa main en poussant un hurlement. Le sang coulait le long de son avant bras jusqu’au coude et gouttait, à petite gouttes au pied du bouleau.

Il lâcha un de ces jurons préférés, dans lequel il mélange la religion avec des dames de petites vertus ainsi que leur lieu de travail.

Henri examina sa blessure et en vint rapidement à la conclusion que la blessure, bien que douloureuse, n’était pas mortelle, du moins il ne pensait pas que des artères vitales aient été sectionnées.

Cette fois, il décida que la plaisanterie, qui avait failli lui coûter la vie, avait suffisamment duré.  Le ridicule ne tue pas, se dit il, la tronçonneuse oui !  Tant pis s’il devenait la risée du village, cette fois il appellerait de l’aide. N’importe qui, la police, les gardes forestiers ou même l’armée s’il le fallait, il en avait assez bavé.

Il tâta ses poches de la main gauche à la recherche de son téléphone portable mais ne le trouva pas. Il senti un frisson lui courir le long de sa colonne tandis qu’un début de panique fit accélérer son pouls.

-Allons, Henri, se dit il à voix basse. Reste calme et essaye de réfléchir un peu. Ton portable ne peut être loin, regarde autour de toi. Au même moment, celui ci se mit à sonner… dans son sac qui était posé près de son tas de bois et de ses outils.

-Imbécile s’insultât il à voix haute car il l’avait déposé dans son sac car il le gênait pour travailler et en plus, comme c’était le nouveau Samsung T26, il craignait de l’abîmer.

Henri écoutât sonner son portable puis arrêter, sans doute le répondeur avait il pris le relais. Puis quelques instants plus tard, il se remit à sonner. Henri regardait son sac fixement, comme s’il s’attendait à en voir surgir son correspondant, qui lui viendrait en aide. Mais, malgré que son portable se remettre à sonner plusieurs fois de suite, personne n’en sortit comme un génie qui sortirait d’une lampe magique pour venir réaliser ses voeux. Il connaissait son vœux le plus cher du moment : réduire ce maudit bouleau en cure-dents et le délivrer par la même occasion.

Il s’interrogea quelques minutes sur qui pouvait être ce correspondant, bien qu’il s’en doutait un peu. Ça ne pouvait être que sa petite amie qui  lui demandait confirmation pour le dîner de ce soir.

Henri fut presque content de s’être blessé avec la tronçonneuse, car il avait là la preuve irréfutable que son retard n’était pas du à une étourderie, comme ça lui arrivait bien souvent. C’est qu’elle est très pointilleuse sur la ponctualité, sa demoiselle Isabelle.

Encore faut il,  pour se justifier, qu’il parvienne à ce sortir de ce mauvais pas.

A la pensée de ne pouvoir sortir à temps de ce bois, ou de ne pas pouvoir sortir du tout il fut pris d’une crise de panique, une réelle cette fois. Il se mit à tirer sur son bras de toutes ses forces afin de dégager sa main mais une douleur fulgurante le fit arrêter.  En plus de s’être d’avantage abîmé la main, il s’était démit l’épaule et ne savait pas lequel des deux lui faisait le plus mal.

23.01.2007

Madame Angèle Part II

2eme partie...

 

 

Elle avançait tellement lentement qu’un chat égaré, noir aux moustaches longues et blanches, peut être alléché par l’odeur de la dame, sortit d’une porte cochère avec l’intention d’aller se frotter à ses jambes mais dés qu’il fut à la portée d’Angèle, celle ci lui décocha un coup de pied au cul qui l’envoyât valdinguer bien loin.

- Tiens, se dit elle, je me demande si ce gardien de but chauve, dont on parle beaucoup à la télé en ce moment, serait capable d’en faire autant.

Madame Angèle réajustât sa jupe. Son regard pétillant et d’un bleu délavé regarda, amusé, le pauvre chat qui pestait et soufflait tant qu’il pouvait puis elle jeta un coup d’œil autour d’elle de manière à s’assurer que personne n’avait remarqué le geste trop alerte pour son âge. Elle effaça le sourire satisfait de ses lèvres et continua tranquillement sa route.

De l’autre côté de l’allée, assis sur un banc du petit square, le vieux Charles lisait son journal.

Il était assis au beau milieu d’un rayon de soleil, c’est pourquoi il avait baissé sa casquette a pompon, dont le pompon avait disparu depuis longtemps d’ailleurs, sur ses yeux.

Pendant des années, ces copains ce sont moqués de lui au sujet de ce pompon, ils le touchaient sans cesse, prétextant que, comme celui d’un marin, il portait bonheur.

Et puis, un jour que Charles avait bu un peu trop de ballons de rouge et qu’il s’était endormi sur la table du troquet, un de ces copains de beuveries avait trouvé très drôle de le couper. Le lendemain, quand Charles c’était rendu compte de la mystérieuse disparition, il estima que sa casquette était plus belle sans le pompon et depuis ne sortait plus sans son couvre-chef préféré.

Comme d’habitude, il commençait sa lecture par la rubrique nécrologique, ensuite les faits divers qu’il préférait appeler « la rubrique des chiens écrasés » et ensuite la page des sports, dans laquelle il y avait justement un article sur le gardien de but chauve, cher à Angèle, le fameux Fabien Barthes.

Angèle connaissait Charles depuis que sa mère le poussait dans un landau et qu’elle le conduisait chez une gardienne avant d’aller travailler à la filature.

Comment se nommait elle encore cette gardienne ?? Jeanne ou Jeannine, quelque chose comme ça. En tout cas, ce dont Angèle se souvenait, c’est du jour qu’elle du s’occuper de la gardienne, suite à une mauvais chute dans l’escalier en pierre qui conduisait à la cave.

A cette époque déjà les trente-cinq heures étaient d’application, mais c’était les trente-cinq heures de repos par semaine, le reste du temps on travaillait.

 

à suivre...

31.03.2006

La vie de Jess Hus

 
Jess remontait, en sautillant,  le sentier qui conduisait au lac,comme chaque matin.

Arrivé au sommet, il buta sur une pierre, la même pierre qu’il avait buté la veille et le jour avant et encore le jour avant et tous les autres jours depuis des mois, mais au lieu de ronchonner et de regarder autour de lui s’il n’avait pas été vu par un moqueur, comme l’eut fait n’importe qui, cela le fit rire à gros éclats qui lui secouèrent les épaules.

Arrivé en haut du sentier il bifurqua sur sa gauche, sur la grand route qui conduisait au village. Cette route qui était appelée fièrement grand’route était en fait une petite route de campagne toute simple sur laquelle deux véhicules avaient bien des difficultés à se croiser, événement qui arrivait bien rarement, tellement le village était peu visité.

Jess croisa Emile, le cantonnier qui était en train de racler le fossé sur le bord de la route.

-  Tiens, voilà Jess Hus, le simplet, s’écria ce dernier.

Jess ne fit pas attention à la remarque de cantonnier, il lui fit son plus beau sourire et continua son chemin.

- Alors Simplet ?  cria encore le cantonnier en remarquant que les pantalons de Jess était trempés jusqu’aux genoux.

- Tu as encore essayé de marcher sur l’eau ?? et il parti d’un gros rire tonitruant.

Jess lui fit encore son beau grand sourire mais ne cessa pas d’avancer vers le village. Il était peut être l’idiot du village mais pas suffisamment pour ne pas savoir que quand Emile le cantonnier riait de cette façon, ses chicots noirs et gâté envoyait une odeur pestilentiel qui frisait l’insupportable. Plus d’une fois Jess avait senti son dîner lui remonter suite à une conversation un peu trop rapprochée avec le cantonnier.

-  Simplet, simplet toi-même  maugréat Jess,  tu rigoleras moins quand je réussirais a marcher sur l’eau, comme l’autre, là.

« L’autre » était ce monsieur qu’il l’avait vu sur un tableau, un jour que Monsieur le curé l’avait fait entrer à l’église pour lui faire faire  un petit boulot tout simple, comme il le faisait de temps en temps.

 En d’autres temps, il n’osait aller à l’église, car les gens « bien pensants » et « charitables », c’était des mots qui faisaient rire Jess, mais il ne savait pas pourquoi, ces gens le chassaient de l’église, disant que ce n’était pas un endroit pour un gros bêta..

Pourtant il s’y sentait bien, dans cette église et chaque fois qu’il y allait, Jess tombait en admiration devant le « monsieur » qui marche sur l’eau.

Monsieur le curé avait bien tenté, un jour, de lui expliquer l’histoire de ce « monsieur » qui marche sur l’eau, mais il était peu sur que Jess en ai compris un traite mot.

- Je me demande bien pourquoi je perds mon temps a t’expliquer tout ça, lui dit Monsieur le curé dans un soupir.

– C’est peut être parce que tu lui ressemble un peu, tes long cheveux, ta barbe, ton grand sourire jamais effacé de ton visage et tes grands yeux pleins d’amour.

Ce jour là, Jess avait regardé le curé d’une façon bizarre. Il ressemblait donc au Monsieur qui marche sur l’eau ? Pourquoi ne parviendrait il pas a le faire aussi, alors ? Et depuis lors, chaque jour, Jess allait au lac et tentait de marcher sur l’eau et chaque jour il revenait avec les pantalons trempés jusqu’aux genoux, sous les railleries de toute personne qu’il avait la malchance de croiser

.

Jess rentrât chez lui et mit une bûche dans la cheminée afin de sécher ses pantalons mais ne patienta pas jusqu’à ce qu’ils furent tout à fait secs. Il prit son panier en osier, y jeta quelques pots d’escaveche fait maison et parti les vendre.

Jess était peut être un simplet mais en préparation de poisson il s’y connaissait et les villageois en étaient friands.

Simplement certains s’interrogeaient sur la provenance de ses poissons car bien qu’il alla chaque jour au lac, il était bien rare de le voir rentrer avec une prise, mais bon, après tout, chacun ses problèmes et à part les mauvaises langues du villages, la provenance des poissons de Jess n’intéressait pas grand monde.

Après avoir vendu tous ses petits pots de poisson, Jess allât échanger ses quelques pièces contre une bouteille de vin à la petite épicerie du village.

Ils étaient gentils les épiciers, la dame était aussi corsetière et le monsieur était coiffeur et bien que Jess ne fut pas un gros client et qu’il ne se faisait jamais couper les cheveux, ils étaient toujours gentil avec lui et ne se moquaient jamais.

Et puis, la dame lui donnait ses emplettes même quand il lui manquait quelque sous et lui achetait tout son poisson quand il en avait de trop.

Par contre il ne comprenant pas ce que ça voulait dire quand l’épicier grondait sa femme en lui disant de ne pas se laisse attendrir pas ses beau grands yeux doux !!

Dans ses cas là, il disait « Bah » à haute voix en haussant les épaules et s’en allait sans se dépareiller de son grand sourire.

Jess rentrât chez lui et mit la bouteille dans un seau qu’il descendit au fond du puit pour le lendemain.

C’était un dimanche et Jess retournerait au lac à l’heure de la messe, de cette façon, il n’y aurait personne pour se moquer de lui s’il raterait une nouvelle fois…  mais il ne ratera pas, il en était sur et il avait acheté la bouteille pour fêter ça, et puis ça lui donnait une raison de plus de réussir.

Ce dimanche matin, Jess fut levé de bonne heure et attendait impatiemment que les cloches se mettent à sonner l’heure de la messe.

Dés le premier coup, il sorti de chez lui et couru jusqu’au lac. Le temps était clair et calme, seul une petite brise faisait quelques vaguelettes. Le soleil d’automne était levé et brillait mais ne chauffait pas beaucoup

Jess se sentait toujours heureux quand il était au bord de ce lac, tranquille ou plutôt, le mot apaisé était plus approprié.

Il ôta ses sandales de cuir au bord de l’eau, joignit les pieds sur les galets froids, ferma les yeux, inspira bien à fond et fit un grand pas en avant.

Il senti la fraîcheur de l’eau sous la plante de son pied mais ne senti aucune humidité. Il retira son pied et se plia afin de passer la main sous la plante. C’était frais mais sec. Il ouvrit un œil mais ne vit dans l’eau que quelques cercles qui s’en allaient mourir au loin et sur la berge. Il referma l’œil et recommença sa manœuvre, laissa son pied  quelques secondes sur l’eau puis tenta de l’enfoncer d’avantage. Ça lui fit le même effet que quand il sautait sur son lit. Le pied s’enfonçait quelques instant puis fut repousser vers le haut.

Sauter sur son  lit… Jess le faisait depuis qu’il était tout petit. Ces deux grands frères lui avaient montré comment faire et tous trois avaient passés des heures à le faire, jusqu’à ce que le sommier soit complètement défoncé.

C’était avant que ses parents ne partent pour la ville en l’oubliant chez la bonne du curé, pas madame Rita, celle de maintenant, que tout le monde appelait « la Rita » et sur le passage de laquelle tout le monde chuchote et ricane en faisant aller leur cul d’avant en arrière. Non, non, c’était madame Rachel, une belle grande dame avec de longs cheveux argentés qu’elle ramenait en chignon et des yeux bleus doux, si doux..

Jess lui demandait chaque jour quand ses parents allaient se rendre compte qu’ils l’avaient oublié et venir le rechercher.

M’dame Rachel lui répondait invariablement, un jour mon pauvre gamin, bientôt..

Jess se demandait pourquoi elle l’appelait « pauvre gamin » si ses parents allaient venir bientôt, il n’était pas pauvre du tout !

Et puis, le jour se ses quatorze a           ns, il compris que ses parents ne viendraient jamais le chercher.. il était simplet mais pas complètement idiot !

Quelques jours plus tard, m’dame Rachel mourut dans son sommeil, Jess la découvrit au petit matin dans son lit. Elle était très belle malgré sa pâleur et elle souriait. C’est pourquoi Jess n’avait prévenu personne, il pensait qu’elle faisait un beau rêve et qu’elle n’avait pas envie d’y mettre fin en se réveillant. Ce n’est que dans la soirée que le curé s’inquiéta de ne pas la voir, en fait, il s’inquiétait plus de son dîner qui n’était pas prêt.

Les gens du village logèrent Jess dans une vieille maison, à l’orée du village. Elle était délabrée mais chacun apportât quelques planches ou quelques vieux meubles.

La bicoque fut rafistolée en deux jours et chacun jugea que Jess avait l’âge de se débrouiller seul et puis ne l’avaient-ils pas logés et meublé ?  Et les villageois reprirent leur petite vie, la conscience tranquille.

Jess était toujours heureux, sauf quand il pensait à cette époque, à ses frères et m’dame Rachel et des grosses larmes roulaient sur ses joues quand il sortit de ses rêveries et se remémora pourquoi il était venu au lac.

Il essuya ses larmes des deux poings, comme un enfant et réalisa qu’il était sur l’eau, non pas dans l’eau mais sur l’eau à trois ou quatre mètres de la berge.

Notre simplet fut pris de panique et restât là, tétanisé… puis décida de retourner vers la rive, il fit un pas en arrière, certain qu’il allait couler à pic dés qu’il bougerait. Mais il préférait encore ça que d’être aperçu planté là, sur le lac, par l’un ou l’autre passant et que ça fasse le tour du village. Il ne vint pas à l’esprit de Jess que si quelqu’un le voyait là, posé sur l’eau, il ne se moquerait certainement pas et irait encore moins le raconter de crainte de passer pour le deuxième idiot du village.

Jess posa donc le pied derrière lui, son pied toucha l’eau mais ne s’enfonça pas. Il fit tout au plus quelques vaguelettes, le second pied vient rejoindre le premier sans d’avantage de réaction et Jess regagna le rivage sans dommage. Il repartit aussitôt sur le lac et cette fois s’aventura bien plus loin et finalement traversa le lac du nord au sud.

 

La journée était bien entamée et la messe terminée depuis longtemps quand Jess décida de rentrer chez lui. La météo s’était dégradée aussi et c’est sous une grosse averse que remontait le sentier du lac. Il aborda la grand’route, non sans butter sur la grosse pierre et se mit a courir vers le village.

Au gré d’un virage il rencontrât le bedeau.

- Zizidor, zizdor l’appelât il. Je sais marcher sur l’eau, j’y suis arrivé, je sais marcher sur l’eau, comme le monsieur dans le cadre, à l’église.

- C’est ça, tu sais marcher sur l’eau, rétorqua celui-ci,en ricanant, c’est pour ça que tu es trempé comme une soupe !

Jess aimait bien Isidore d’habitude, il le faisait rire quand il sonnait les cloches à l’église, il remontait avec la corde et Jess se plaisait a croire qu’il savait voler. Et de plus, l’appeler Zizidor le faisait rire à gros hoquets mais aujourd’hui, Isidore l’énervait un peu.

Il se fichait qu’on le dise simplet mais il détestait qu’on le dise menteur, mais comme d’habitude, il baissât les yeux en souriant et regardât ses chaussures, ses chaussures sèches, archi sèches comme le bas de ses pantalons… il avait marché sur l’eau.

Jess souria, ses yeux n'en voulaient pas au bedeau et il s’en allât en chantonnant " les chaussettes de nanananana sont elles sèches, nana sèche ?? " en remplaçant tous les mots dont il ne se souvenait plus par des "nanananas."

Il rentrât chez lui et alla au puit remonter sa bouteille de vin qui était bien fraîche à présent puis allât à son armoire à provision, en sorti un très grand sac  en papier épais et il plongeât le bras pour y pécher un petit pain, mais sa main ne trouva rien. Il entra carrément la tête dans son sac pour se rendre compte qu’il ne restait plus qu’un seul petit pain tout au fond !

- Mince, s’exclama t il à haute voix, il va encore falloir que je les multiplies…

Cette dernière petite corvée faite, il prit sa bouteille de vin, son petit pain et le rompit…