04.07.2006
Le saule qui pleurait.

Dans un grand jardin joliment arboré
Entendait-on, de loin, se lamenter
Un majestueux saule pleureur
Qui se plaignait de ses malheurs
C’est moi qui fais tout dans ce jardin
Pendant que se cachent les plus malins
Vociférait notre arbre avec rage
Autour de lui, aux verts bocages
Tous se cachent des rayons du soleil
De mes branches se font une ombrelle
Et c’est moi qui prends toute la chaleur
Tandis que vous passez vos journées sans heurts
L’arbre dans sa grande amertume
En vint à faire un vœux hors coutume
En espérant que cela vous ennuie
Je vous souhaite quarante jours de pluie
Et notre saule se prenant pour un sorcier
Entonna un chant, aux nuages adressé
Le résultat ne se fit pas long à venir
Le mauvais temps vint tout pourrir.
Le saule ne cessa pas pour autant de pleurer
Car plus un seul arbuste ne vint le visiter
Certes il ne faisait plus fonction de parasol
Mais avec personne il n’échangeait une parole
De plus le temps d’avantage se dégradat
Et ces tristes pensées, amèrement il regrettat
Au dessus du pleurnicheur s’accumulèrent les nuages
Qui ne tardèrent pas à virer au violent orage
Notre beau saule qui ne cessait de braire
Fut rapidement transpercé par un éclair
Cruellement il fut frappé par la foudre
Et son cœur de triste réduit en poudre
Ce qui subsistât de ses branches, de son bois
Fut découpé, fendu en bûches et mis en tas
Et notre arbre que du soleil refusait de protéger
En fut réduit, cet hiver, à la maisonnée réchauffer
Ce qui fit dire à toutes les plantations en place
Ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu’on te fasse.
Et puis surtout si tu fais une méchanceté
Ne t’étonne pas que ça te retombe sur le nez.
17:21 Écrit par Patrick dans conte pour enfants | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : poeme pour enfant, litterature, syrius





