04.07.2006

 Le saule qui pleurait.

 
Peinture de Jocelyne Jacques.
Autres oeuvres à voir sur  http://www.accie.com/joque/htm/le_ciel.htm

 

Dans un grand jardin joliment arboré

Entendait-on, de loin, se lamenter

Un majestueux saule pleureur       

Qui se plaignait de ses malheurs

C’est moi qui fais tout dans ce jardin

Pendant que se cachent les plus malins

Vociférait notre arbre avec rage

Autour de lui, aux verts bocages

Tous se cachent des rayons du soleil

De mes branches se font une ombrelle

Et c’est moi qui prends toute la chaleur

Tandis que vous passez vos journées sans heurts

L’arbre dans sa grande amertume

En vint à faire un vœux hors coutume

En espérant que cela vous ennuie

Je vous souhaite quarante jours de pluie

Et notre saule se prenant pour un sorcier                

Entonna un chant, aux nuages adressé

Le résultat ne se fit pas long à venir

Le mauvais temps vint tout pourrir.

Le saule ne cessa pas pour autant de pleurer  

Car plus un seul arbuste ne vint le visiter

Certes il  ne faisait plus fonction de parasol

Mais avec personne il n’échangeait une parole

De plus le temps d’avantage se dégradat

Et ces tristes pensées, amèrement il regrettat

Au dessus du pleurnicheur s’accumulèrent les nuages

Qui ne tardèrent pas à virer au violent orage

Notre beau saule qui ne cessait de braire

Fut rapidement transpercé par un éclair

Cruellement il fut frappé par la foudre  

Et son cœur de triste réduit en poudre

Ce qui subsistât de ses branches, de son bois  

Fut découpé, fendu en bûches et mis en tas

Et notre arbre que du soleil refusait de protéger

En fut réduit, cet hiver, à la maisonnée réchauffer

Ce qui fit dire à toutes les plantations en place

Ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu’on te fasse.

Et puis surtout si tu fais une méchanceté

Ne t’étonne pas que ça te retombe sur le nez.